lili-oto artiste plasticien et artiste contemporain - art contemporain
- Au sujet de l'article de Sud Ouest du 20 juin 2007 par Julien ROUSSET
sur mon expulsion:
je cite: " le plasticien connu pour ses mobiles en osier (...) faisait partie de la douzaine
d'artistes hébergés dans la rue du faubourg des arts (...) Ce n'est pas tout à fait
juste, il y avait deux artistes plasticiens, un petit théâtre et des dix artisans et les artisans ne sont pas des artistes. Les artisans vendent leur savoir faire et un artiste lui vous
apporte du sens , du sensible, des points de vue (comme un réalisateur de cinéma) etc...
"Domofrance reprochait pour sa part à l'artiste de ne pas faire le maximum pour fidéliser une clientèle". je suis désolé mais je ne tenais pas un commerce, ni boutique. Voilà le vrai problème de la sa d'HLM Domofrance c'est son point de vue sur
les artistes qui relève d'une inculture totale et parfois de l'absurde. Ce sont les galeristes d'art qui vendent l'art et qui font commerce, c'est leurs métiers et les deux
artistes plasticiens étaient artistes pas des galeristes! Mais je veux bien que les collectionneurs et les institutions fassent tous les jours la queue devant mon atelier, je leur
promets le café gratuit (par contre ils ne peuvent pas tourner avec le semi-remorque pour rentrer dans la rue)......
"(...) D'ouvrir ou fermer par exemple son échoppe à des horaires fluctuants". Déjà pour une rue déserte ça fait sourire mais les artistes plasticiens ne sont pas comme les salariés dirigeants de cette entreprise Domofrance, on
ne crée pas de 8h30 à 12h00 et de 13h30 à 18h00. La création artistique ça ne marche pas comme ça... Les écrivains ne vont pas au bureau le matin pour travailler à des heures fixes
et pour envoyer leur manuscrits en fin de mois à l'éditeur avant de prendre leurs RTT, c'est ridicule!!
JE REMERCIE JULIEN ROUSSET D'AVOIR SI BIEN REFLETER OU RAPPORTER LES PROPOS DU BAILLEUR SOCIAL LA sa D'HLM DOMOFRANCE
CAR IL EST CLAIR ET TOUT LE MONDE L'A BIEN COMPRIS QUE LA SA D'HLM DOMOFRANCE EST UN BATISSEUR MAIS CERTAINEMENT PAS UN AGENT CULTUREL.
- QUANT A MON EXPULSION?
LA
POPULATION BORDELAISE ATTEND D'UN BAILLEUR SOCIAL NON PAS DES EXPULSIONS OU UNE FORMIDABLE GREVE (mai 2006) DONT LE SEUL ENJEU ETAIT UNE LUTTE DE POUVOIR AU SEIN DE
SA DIRECTION OU AU SEIN DE SON CONSEIL D'ADMINISTRATION MAIS DES LOGEMENTS SOCIAUX AVEC UN REGARD SOCIAL!
Je rappelle qu'avant et pendant ce conflit les deux artistes de la rue ont toujours cherchés une solution amiable (seuls puis avec avocat) avec la sa
d'HLM Domofrance qui nous a toujours répondu à coup de procédures. Avant même que ce conflit soit sur la place publique et dans la presse nous avions demandé à quitter cette rue avec un
relogement, de quitter cette rue du faubourg des Arts car on ne pouvait plus payer des loyers trop chers pour des artistes à Bordeaux (notre dette était faible) et de quitter cette rue
qui ne répond à aucune réalité culturelle et surtout à une gestion culturelle catastrophique liée à l'attitude d'un bailleur
qui a labélisé cette rue (rue des Arts)
comme on labélise un centre commercial ou une zone industrielle. C'est la première fois de ma vie, ayant
habité à Lyon et à Paris qu'un bailleur vient (et ose) me cadrer mon activité artistique qu'aucune loi d'ailleurs lui autorise, parfois j'avais l'impression d'être de l'autre côté du mur
de Berlin dans le ex-bloc des pays de l'EST sous STALINE.
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Sauf qu'aujourd'hui avec toutes ces expulsions dans les grandes villes, si les gens sont isolés, ils crèvent dans la rue au lieu de crever dans des camps de travail.
(lili-oto n'est pas isolé)
Lili-oto
"La bataille qui oppose depuis deux ans le plasticien Lili-Oto à son bailleur, la société Domofrance, a connu hier matin son épilogue. L'artiste, se sachant guetté par l'expulsion, avait pris l'habitude de quitter chaque jour à l'aube son atelier des Chartrons, pour ne pas vivre cette procédure en direct. Hier, de retour à son local, en fin de matinée, il a constaté que les serrures avaient été changées, et que ses affiches avaient été retirées. Basta!
Le plasticien, connu pour ses mobiles en osier, faisait partie de la douzaine d'artistes hébergés dans les ateliers du Faubourg des
Arts, petite rue percée en 2002 dans le cadre de l'aménagement de la ZAC des Chartrons, le long du cours Balguerie-Stuttenberg. Le pilotage de la ZAC était assuré par Domofrance, qui
avait prévu, pour les artistes et les artisans, cet îlot d'ateliers aux loyers très modérés. Mais le fameux Faubourg-des-Arts est longtemps resté méconnu des Bordelais, et bien peu
fréquenté.
Confronté à de faibles recettes, Lili-Oto ne payait plus ses loyers depuis de nombreux mois : il devait près de 10 000 euros au bailleur. Domofrance reprochait pour sa part à l'artiste de
ne pas faire le maximum pour fidéliser une clientèle. D'ouvrir ou fermer, par exemple, son échoppe à des horaires fluctuants (1).
Bref, il y avait discorde. D'autant que Lili-Oto, ne vivant plus avec sa compagne dans un appartement voisin de son atelier, également loué par Domofrance, avait trouvé refuge, avec un
simple matelas, sur son lieu de travail. « Cet atelier du Faubourg des Arts, c'est un local professionnel, pas du tout aux normes pour une habitation à plein temps » indique-t-on à
Domofrance.
Il y a quelques mois, la justice donnait raison au bailleur et ordonnait l'expulsion, survenue donc hier. Lili-Oto, qui compte sur des amis pour l'héberger, est en colère : il prévoit de
se faire entendre dès ce soir lors la cérémonie d'inauguration, dans la cour de l'hôtel de ville, des sculptures de Bernar Venet, en présence de la ministre de la Culture, Christine
Albanel."
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