Nos conditions de vie sociale d’artiste se sont dégradées au fil de ces trois dernières décennies. Le développement à
outrance des institutions d’art contemporain en France, leur hégémonie et leur monopole sur la diffusion publique de l’art contemporain ont mis en danger les artistes plasticiens, leur
indépendance et leurs productions artistiques. Nous ne trouvons plus d’atelier, de lieux pour exposer, vivant souvent dans la pauvreté alors que les institutions dépensent des dizaines de
millions d’euros par an… Lili-oto a toujours été un activiste électron libre, aux Beaux Arts (j’ai fais trois écoles) fin des années 70 début 80, puis artiste sur les pentes de la Croix Rousse,
fondateur dans les années 90 de la BAC OUT biennale dissidente d’art contemporain à Lyon, de l’artjacking en 1993, etc. J’ai préservé mon indépendance d’esprit et de ton ! J’ai toujours dérangé
les élus, décideurs culturels dans leur petit conformisme routinier considérant aujourd’hui l'artiste plasticien contemporain comme un simple entrepreneur (culture néolibérale) comme ils l'ont
été sous leur statut d’artisan au moyen âge dans les corporations de peintres et de sculpteurs sous le dogme religieux. Une régression scandaleuse en France de mépris et de haine pour les
artistes créateurs auteurs libres penseurs. Les artistes plasticiens subissent une politique culturelle discrétionnaire par les conservateurs de musées d’art contemporain, dans les Frac, le Cnap,
les Drac d’où est né en 2012 le Web Art Politic. Dirigeons nous-mêmes les institutions comme au théâtre, musique, danse...