Dimanche 14 janvier 2007
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L’âme des guerriers ou l’ethnologie de l’insignifiant :
l’âme des combatants, the soul of the combatants, de ziel van de strijders, die seele der soldaten,
el alma de los combatientes, a alma dos combatentes, l’anima dei combattenti
le cœur des guerriers,the heart of the warriors, das herz der
kriegerischen, de hart van oorlogs, el corazón del belicosos, o coração guerriers, il cuore dei
guerrieri.
L’esprit des guerriers et des combattants, the spirit of the warriors and the
combatants, der geist der kreigerischen und der soldaten, de geest van oorlogs en de soldaten, el espíritu de los belicosos y de los combatientes,
o espírito guerriers e os combatentes, lo spirito dei guerrieri e dei combattenti
Vendredi 13 janvier 2006
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Presse (extrait) article journal culturel Bordeaux: "Spirit"
journaliste : Gilles-Ch. Réthoré
« Dans la rue du Faubourg des Arts, Artoong Studio, l’atelier du peintre Lili-Oto, (…).En suspension dans le cube de l’atelier, des Cités arachnides flottantes, des bancs de structures en
hélicoïdes complexes, mi-biotechnologique mi-rêveries abstraites palpables, des composites d’une subaquatique. Ce sont tantôt les flux qui s’emparent des fibres et des ligaments, tantôt
l’inverse, dans cet univers qu’on sait nous habiter à 70%, corps et océans. Entre les tissages informels, les encres blanches furtives qui évoquent les dessins d’Hans Bellmer et l’œil d’Unica
Zurm. ça balance sans basculer ni bousculer. L’artiste a dans un coin accessible d’autres peintures et des glaises de visages-gargouilles éloquents »
Installations aux ossatures minimalistes oscillant et ondulant aux périphéries de leurs circonvolutions, Lili-Oto transpose du bout de ses doigts le vîme et le fil d’écosse aux règles
architecturales du trait puis les entrelace et les conjugue dans un mouvement d’une inflexion presque insolente. Il utilise cet univers graphique comme la matérialité d’une topologie vectorielle
évolutive, liant le geste à la forme; des volutes tissées de nœuds et de tensions. Ces structures aériennes au service des incertitudes du temps brouillent l’idée philosophique de l’être où
l’artiste utilise une dialectique s’articulant dans une dualité entre mémoire et oubli et/ou du possible et du probable.
Art et ethnologie ou quelles représentations pour les formes latentes qui habitent l'artiste. Sont-elles le révélateur de modèle,
codes, signes culturels assimilés? Sont-elles le capital et le potentiel d'un imaginaire logé dans l'inconscient ou le subconscient ? Une part interdite que les ethnologues ne peuvent prospecter
car ils n'ont pas la clé d’accès. Peut-elle composer la part maudite de l'artiste modelée par son parcours personnel. Peut-on échafauder une cartographie de cet ethnologie de l'insignifiant en
cherchant des dénominateurs communs, ses fils conducteurs? Est-il façonner comme une seconde mémoire interactive et conversationnelle chez l'artiste, une mémoire qui transgresse la notion de
temps, d'éducation, de culture, de savoir comme la forme d'une empreinte indélébile assimilable à des génomes de l'imaginaire portés de tout temps par le « spectre » de l’espèce humaine
? L'acte artistique et l'expérience esthétique qui puisent dans ce capital ne sont-ils pas la représentation d'une réfraction spectrale charpentée par l'ossature de l'histoire de notre espèce ?
Les questions que se posent l'artiste lili-oto par ce concept d'ethnologie de l'insignifiant dans une investigation artistique complétée par ces recherches sur la nouvelle relativité et dans ces
tablettes sur l'espace-source (art et sciences). Qu'est-ce qui habite l'artiste et qui n'habite pas l'autre ? Qu'est-ce que ce faisceau d'énergie si singulier ? La création artistique et
contemporaine ne souffre-t-elle pas d'un formatage culturel sur un modèle économique et certainement politique aujourd’hui qui asservi sa fonction originelle et éclipse cette énergie déterminante
que j'appelle ethnologie de l'insignifiant et qui forme ce couple art et existence ?
Sculpture, art végétal, osier + fil d'écosse, sculptures tête en terre, Bordeaux, installation artistique à l'espace d'art
contemporain Artoong studio, années 2004-2005
¤retour/home
Publié dans : Ethnologie de l'insignifiant
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