artiste contemporain


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lili-oto. Diaporama sur les cônes de lumière, réflexion sur l'espace-temps en art, mouvement artistique de la Nouvelle Relativité .


Poésie

Les deux petits fragments

Tantôt à venir, tantinet prochain
D'un jour tant attendu...

Un petit glaçon
S'est épris
D'un petit caillou...

Blé d'orge sur canapé de glace
Dièdre et Polyèdre prirent place.
Et
De ce jour tant attendu
Le petit caillou s'est épris du petit glaçon...

Conjugués, conjuguant
Mêlant aux pétales de ses cristallines
Le parfum de ses silices
Au grand désespoir des quatre saisons
Ils se sont enfuis
Quelque part...

Où d'étranges silences viennent s'échouer
Dans un jardin sacré humide et doux
Dont seules tes deux lèvres ont encore le secret... Lili-oto
 

blog artiste


Mardi 24 mars 2009 2 24 /03 /2009 13:35
Bonjour,

Quel moyen avons-nous pour faire face à cette crise culturelle dans cette grave crise économique. A mes yeux la création contemporaine se porte bien mais elle fait face à une grave crise culturelle française avec un ministère de la culture OUT de tout renouveau, avec une politique culturelle totalement ringarde bloquant toutes nouvelles formes d'émergences artistiques, favorisant les réseaux au détriment des artistes, renforçant une culture bling bling au détriment de la création, méprisant tout ce qui correspond pas à un art marchand international, une culture ultra libérale soutenue aussi bien par l'UMP que par l'opposition politique comme le Parti Socialiste comme dans les régions. Nous nous rendons compte que dans les conseils généraux dans les départements, les conseils régionaux dans nos régions mais aussi dans les grandes villes, une réelle incompétence des élus et de leurs conseillers artistiques toujours avec dix trains de retard sur l'actualité de la création contemporaine et qui favorisent l'exclusion des artistes qui ne sont pas dans leurs réseaux institutionnels. On peut aussi parler d'une véritable guerre contre certains artistes qui ne sont pas politiquement dans le droit chemin de ses deux grands partis politiques. Nous pouvons aussi dénoncer le voile journalistique sur l'information artistique dans la presse d'art spécialisée qui ménage les élus UMP et PS, les dirigeants institutionnels, une presse qui refuse de prendre le relai d'information d'une contestation de + en + grandissante depuis quelques années dans les milieux artistiques alternatifs, underground ou tout simplement d'artistes isolés comme dans les arts plastiques.

 Que faire? Avons-nous encore l'espoir d'un lendemain dans notre pays?
 
lili-oto
je mets ce sujet sur plusieurs forums dans les communautés que je gère. Amicalement




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Mardi 16 septembre 2008 2 16 /09 /2008 15:42

Parlons simplement aux artistes plasticiens dans tous les univers des arts plastiques sans exception et aux contribuables français.


 
- Alain Seban est Président du centre Beaubourg (polytechnique et ENA), homme d’appareil d’état
- Pierre Cornette de Saint Cyr est Président du Palais de Tokyo, ingénieur, études de droit et commissaire priseur

« La France se doit de soutenir ses artistes », communiqué de presse (et non un article) paru dans le journal le Monde du 29 août 2008.


Avec un sous titre : « Créer un second lieu d’exposition sous l’égide de Beaubourg contribuerait, enfin, au rayonnement international des créateurs »


Un nouveau lieu de haut niveau au cœur de Paris, sous le direction de Beaubourg, pour une facture annoncée de 40 millions d’euros, ouverture prévue en 2010. Un projet soi-disant juste.


Mais non, c’est un projet injustifié renforçant la mégalomanie institutionnelle et la main mise de l’état français sur la diffusion de l’art contemporain en France, une main mise décriée par les artistes dans une multitude de pétitions signées ces dernières années par des artistes dont certains sont de renommées internationales.

 
Alain Seban et Pierre Cornette de Saint Cyr prétendent parler dans l’intérêt des artistes et en leurs noms pour mieux s’y substituer.

 
Une provocation de plus en pleine crise mondiale monétaire et bancaire.

En pleine récession, les français vont payer pour l’incompétence de leurs banques qui ont préférés placer l’argent aux USA dans les subprimes pour soutenir l’emploi aux Etats Unis dans le bâtiment et l’immobilier. Au lieu de soutenir les emplois, la recherche scientifique et la création artistique en France, les banques ont perdu des milliards d’euros dans des investissements qui ont généré 43,15% de tous les emplois créer aux Etats Unis depuis 2001. Et pour les remercier de cette crise américaine, le gouvernement français nous offre en prime une exposition de l’artiste américain Jeff Koons au château de Versailles. Un artiste qui magnifie, célèbre, divinise et bénit l’économie uniquement spéculative du marché de l’art international.

 
Le Président du centre Beaubourg et le Président du Palais de Tokyo ne manquent pas de culot ! Politiquement fortement marqués à droite, marchant main dans la main, les deux hommes militent pour la globalisation ou mondialisation. Je cite « (…) nous sommes entrés, avec la mondialisation dans une civilisation de l’intelligence et de l’innovation dans laquelle le rayonnement des créateurs est le signe et l’un des ressorts du dynamisme d’une nation ». Un communiqué de presse à la limite de la propagande, mensonger, doctrinaire qui joue sur la confusion entre exposition internationale qui existait bien avant la mondialisation et entre le marché international, la globalisation dogmatique ultralibérale, le libre échange avec la notion de création contemporaine (intelligence et de l’innovation) qui n’est elle que le fruit de ses auteurs. Un communiqué rigide qui cache mal une conception autoritaire et carriériste de leurs sales méthodes de domination et leur mise sous tutelle et leur emprise sur la diffusion de l’art contemporain en France. Un communiqué certainement dopé par le mariage du couple Jack Lang et Nicolas Sarkozy et leur amour que portent ces deux vieux mariés démodés pour la monarchie élective. Les deux garçons d’honneur, Seban et Cornette de Saint Cyr, militent et nous confirment leur fort penchant pour cette monarchie institutionnelle dénoncée par beaucoup d’artistes en France, une multitude de pétitions d’artistes ont fleurit ces dernières années, des livres critiques, dénonçant le sectarisme, le non respect des pluralités artistiques ou des diversités esthétiques et culturelles, mais rien y fait. Les directions des institutions culturelles et artistiques françaises engluées dans leur conservatisme et leur incompétence dans leur approche à la création, miroir de cette 5eme république décadente, enfoncent le clou en militant pour cette globalisation ou pour cette mondialisation, une politique mondiale économique spéculative à la recherche de profits juteux et colossaux, délocalisant les emplois, antidémocratique, des supranationales se liguant entre elles pour dominer nos vies. Implicitement, ils se servent des artistes pour leurs propagandes, les associant à leur doctrine et leur objectif. Aujourd’hui, les artistes qui acceptent d’exposer dans ces institutions font une démarche politique. Ils portent par leurs expositions cette doctrine ultralibérale mondiale corrosive pour nos populations et nos civilisations. Pour exposer à Beaubourg ou au Palais de Tokyo, il faut être un artiste politisé à droite, en accord avec le dogme ultralibéral, accepter tel quel, le marché international comme finalité à sa création.

 
Nos institutions artistiques françaises sont donc dirigés par des ultralibéraux, sarkozistes qui veulent plus d’état dans la culture et renforcer une main mise totale sur la diffusion artistique. Un paradoxe pour une économie ultralibérale !

 
L’article a un sous intitulé qui en dit long sur ses les intentions de ces deux démagogues :
Créer un second lieu d’exposition sous l’égide de Beaubourg contribuerait, enfin, au rayonnement international des créateurs français.


La France se doit de soutenir ses artistes ! Oui, mais lesquels ? Les vôtres ! Ceux que vos propres institutions soutiennent ! Les artistes plasticiens élus de monsieur Pierre Cornette de Saint Cyr, de monsieur Alain Seban et copains et consorts, responsables d’institutions et galeristes amis !


Mais ce discours, nous le connaissons par cœur, revenons au début des années 80.

Dans un article intitulé : « Jack Lang culture et pouvoir » interview par Catherine Millet Artpress n°72 en 1983, sous le gouvernement de 81 de l’union de gauche, Parti Socialiste et Parti Communiste.

(Artpress) « Au tout est politique d’une époque révolue, on a donc substitué le « tout est culturel »
(Artpress) « (…) multiplication d’organisme, de réseaux culturels (…) »

Page 3, Artpress, n°72 en 1983

Questions et réponses d’Artpress qui explique en premier lieu la ligne du journal

Question : « A quoi devons-nous continuer de veiller ? »

(Artpress) « -à ne pas laisser l’état-(…) devenir le seul gestionnaire de la culture. »L’horizon d’un tel système est toujours une forme ou une autre de totalitarisme ; » « (…) il faut bien dire que nous avons souvent été plus choqué par le comportement des intellectuels et des artistes eux-mêmes que par celui des dirigeants politiques (…) Ces ralliements précipités, inconditionnels, cette perte soudaine de tout sens critique, cette course au place,ce désir d’état dans les têtes, cette volonté de devenir de purs et simples « assistés »…, voilà ce qui nous a paru bien troublant et troublant. Nous restons persuadés que l’état le plus intelligent, disons le moins « casseur » dans le domaine de la culture, sera celui qui sera préférer, aura le courage de préfère, le débat contradictoire, la controverse, même violente dans le fond, à la fréquentation et à la flagornerie de médiocres courtisans. »


(Artpress) « -à protester contre toute limitation à la circulation des hommes, des idées et des œuvres.


(Artpress) « - être attentif à l’égard des idéologies qui sous prétexte de « régionalisme » (…) se dévoieraient, vers une pensée de l’enracinement de la culture dans une terre »

Aujourd’hui l’enracinement après 20 ans est pour l’art contemporain, un enracinement institutionnel


(Artpress) « À ne pas mêler ce qui est « pédagogique », diffusion de la culture et ce qui est création. »
Echec, avec l’institution, nous vivons en plein dedans.
 
(Artpress) « Un Etat qui pratiquerait (par le jeu des subventions, des bourses, des achats) un nivellement de la production artistique s’exposerait à ravaler la France au dernier rang de la compétition internationale »
C’est loupé ! Echec total et Alain Seban et Pierre Cornette de Saint Cyr veulent nous remettre le couvert, merci ! On a été déjà largement servi ! (Compétition internationale ? drôle de conception de la diffusion artistique Chez Catherine Millet, ultralbérale avant l’heure)


(Artpress) « L’artiste est au service de personne. Ni de la cité, ni de l’état, ni d’un parti, ni d’une classe, ni du peuple, ni d’une communauté, ni d’une croyance, ni d’une religion, ni de l’homme (…). Il « crée contre tout cela. (...) La conception de la culture comme gratification, délassement, plaisir, nous paraît définitivement obscène. »
Les politiques des musées depuis de nombreuses années sont totalement axées sur le loisir culturel et son public, ce qui n’empêche pas Artpress d’être annonceur publicitaire de cette culture obscène


Page 5, Artpress, n°72 en 1983
Culture et pouvoir, avec Jack Lang, l’interview :

(J.Lang) « (…) manifesté nos préférences, pour des raisons politiques, en faveur de tel ou tel artiste, au détriment de tel ou tel autre. Je vous mets au défi de me citer un exemple. » Pendant ce temps là, des étudiants dans les écoles des Beaux Arts en France étaient renvoyés (ce fut mon cas !) soit parce qu’ils militaient à l’extrême gauche, soit qu’ils étaient artistiquement incorrects, soit qu’ils étaient doués et jalousés par certains de leurs profs ! Soit qu’ils avaient découvert de drôle d’utilisation de certaines subventions et qu’ils demandaient des explications. Donc, Mensonges et Propagande !


(J.Lang) « Quand dans un pays il existe un élan, les créateurs qui en sont les partisans, même s’ils ne s’enrôle pas derrière un drapeau, sont d’une certaine manière les édificateurs de cette nouvelle société ».

Selon cette thèse, les artistes de l’institution française ont donc porté en eux, le développement de cette société ultralibérale, la globalisation et la mondialisation, le renforcement d’une économie dans une recherche permanente de profits colossaux et juteux, cette politique qu’Alain Seban et Pierre Cornette de Saint Cyr protègent. Dans ce genre de discours, il n’y a eu aucune place pour une éventuelle résistance ou alternative, car l’artiste est édificateur de cette nouvelle société et surtout pas de place pour ceux qui revendiquent des « écarts ». C’est exactement ce qui s’est passé avec l’institution artistique française depuis les années 80 sous tous les gouvernements. Une politique défendu encore aujourd’hui par Christine Albanel, un mélange de nationalisme, d’ultralibéralisme avec certaines méthodes de gouvernance et un mélange de pensées issues du gaullisme et du stalinisme. La 5eme république et la France au lendemain de la dernière guerre mondiale et parfois sous le gouvernement fasciste de Pétain sous l’occupation.

 
(J.Lang) (…) Ce sont aussi, là de manière plus engagée, un certain nombre d’intellectuels qui, comme cela ne s’était jamais produit en France, appartiennent à des équipes qui sont à la tête de l’état. »

La situation désastreuse des artistes en France aujourd’hui est bien le fruit d’une pensée convergente d’intellectuels avec la tête de l’état. Il y a donc bien eu un appareil d’état qui a ruiné une création contemporaine qui ne correspondait pas aux canons décidés en haut lieu. Et Alain Seban et Pierre Cornette de Saint Cyr nous demandent de signer un nouveau bail pour un nouveau haut lieu de haut niveau pour quelques années, les yeux dans la colle et une confiance absolu en un état fort (ou un Sarkozy fort). Ben voyons !

 


(J.Lang) « (…) Le pouvoir c’est une administration qui au fil des siècles a réussi à acquérir une autonomie et parfois à imposer au pouvoir politique ses propres vues.»

Jack Lang défendait ce que nous reprochons à cette fameuse institution depuis 27 ans, c’est d’être seule à bord, sectaire, se servant des artistes pour sa propre promotion, le carriérisme de ses dirigeants au détriment de la création contemporaine et de leurs auteurs. Nous constatons pour les plus jeunes qui n’ont pas connu cette époque, que lorsque des intellectuels se mêlent au pouvoir, à sa direction jumelée d’une administration déliée et souveraine, il y a beaucoup de chance que ce mélange de genres nous offrent des institutions dominatrices, autoritaires, autocratiques, arbitraires, discrétionnaires, exclusives, hautaines, méprisantes, rigides et libérales voir ultralibérales. Les administrations sont soumises aux politiques culturelles qui ne se résument pas à + ou moins de saupoudrage, de + ou moins de subventions mais régies par des choix sur le fond, mais faudrait-il qu’il y ait des politiques culturelles innovantes et équitables pour les acteurs de la création contemporaine. Hormis ces politiques culturelles soumises aux fluctuation du marché de l’art et du loisir culturelle, c'est-à-dire uniquement commerciale et institutionnalisée, il n’y a rien, un vide sidérale où les administrations culturelles sont synonymes de danger pour ceux qui s’opposeraient à ses volontés, à son auto déterminisme, à ces décisions, ses propres desseins, à ses calculs et ses propres objectifs… Des institutions culturelles qui fonctionnent aujourd’hui comme des entreprises avec ses propres lois, loin de toute démocratie et avec seulement ses propres enjeux d’appareil. Une logique où les artistes résistants à ces impulsions autoritaires ne sont que des rivaux fautifs de troubles à l’ordre établi, artistes bientôt fichés sur les fichiers Christina ou Edvige, cette nouvelle police politique ou ce FBI à la française.

 
(J.Lang) « Au moins le pouvoir politique est-il soumis au contrôle de l’opinion publique, à une opposition, alors que dans le secret de certaines entreprises, des pouvoirs sont exercés sans que personne ne puisse rien faire contre.»

Ce qui est le cas aussi des institutions ou des administrations qui se considèrent comme des entreprises avec en prime de graves conflits d’intérêts car l’argent est public. C’est une privatisation de l’argent public par de petites minorités ou des clans qui servent les intérêts marchands d’entreprises privées tout en constituant des réseaux. L’argent public se mélange à l’argent privé, et l’on voit des individus qui font la navette entre privé et public, agent d’art siégeant dans les commissions d’achat, fonctionnaire demain commissaire d’exposition dans des expositions privées après-demain, des conflits d’intérêts permanents. N’oublions pas que ces dernières années, certains de ces décideurs de l’art contemporain salariés de certaines institutions culturelles ou artistiques dans l’art contemporain ont été rattrapés méchamment par la cours des comptes car ils avaient un train de vie digne de dirigeants de multinationales avec l’argent des subventions publiques.

 
(J.Lang) « Notre travail s’organise depuis des mois pour qu’il y ait cette renaissance d’un marché national et international au bénéfice, notamment, des artistes français »

cet interview date de 1983, nous sommes en 2008, 25 ans plus tard, nous en sommes toujours au même point. Quel échec ! En 25 ans ! Ce n’est plus pédaler dans la choucroute mais c’est s’enfoncer dans sa propre merde ! Pas de marché d’art en France ! Je cite le communiqué de presse dans le Monde d’Alain Seban et Pierre Cornette de Saint Cyr :

(Seban et Cornette) « les artistes français ont du mal à percer à l’étranger parce qu’ils ne sont pas suffisamment soutenus dans leur propre pays » « Or comment nos artistes peuvent-ils prétendre être montrés par les institutions étrangères s’ils ne le sont pas d’abord dans leurs pays ?»
25 ans de réflexions pour en arriver là ! Par ceux qui ont écartés ces mêmes artistes ! Pas un brin démago les deux compères ! Mais voilà la solution arrive :

(Seban et Cornette) « Nos artistes ont besoin, pour percer à l’étranger, de la reconnaissance que confère une exposition de haut niveau, organisée par une institution muséographique reconnue et bénéficiant si possible d’une aura internationale (…).»
C’est le Top ! En 25 ans, on en est toujours au même problème mais en plus avec des artistes dont les conditions de vie et des conditions de travail se sont gravement aggravées. Il y a des centres d’art, des musées d’art contemporain partout en France, amis il en faut encore plus ! Plus d’institutions mais de haut niveau ! Parce qu’avec le paquet d’institutions en art contemporain en France et le prix qu’elles coûtent aux contribuables, ce sont des scènes mineures, de bas niveau ? Tient, on apprend du coup qu’elles ne remplissent pas leurs fonctions et qu’elle ne rayonnent pas sur la scène internationale, un discours qui s’opposent donc à celui des Frac, centres et musées d’art contemporain dont les dirigeants vantent leur rayonnement sur la scène internationale en justifiant ainsi leurs propres présences à grands coups de frais à l’étranger, bien loin des artistes français et de la création contemporaine française.

 

 
Alors que veut ces deux prétendus notables de l’institution ?

   

La réponse est simple, une superstructure d’état dans laquelle ils pourraient jouer sur les mêmes échelles de valeur que le richissime Pinault avec sa fondation, ou Arnault avec ses projets sur Paris. Donner une voix et une place à ces hauts fonctionnaires ou assimilés pour occuper une première place face aux grandes collections privées ou musées privées à l’étranger. Jouir de « l’industrie » de l’art contemporain mais avec l’argent de nos contribuables au même titre que les industriels jouent les grands mécènes avec l’argent de leurs salariés. L’objectif est d’hyper centralisé la reconnaissance institutionnel en un point qui serait l’aboutissant des institutions nationales ou régionales secondaires, de la biennale d’art contemporain de Lyon diriger par Thierry Raspail. Créer de fait pour cette caste de dirigeants culturels de nouvelles ouvertures pour leurs carrières et leurs salaires. S’offrir une vie de fonctionnaire sans aucun risque financier avec les avantages de très hauts dirigeants de holding ou de multinationales. Parler bien pour faire bien, un peu de « com. » en anticipant sur un remaniement gouvernemental et sur le départ de Christine Albanel, peut-être celui d’Olivier Kaeppelin à la direction des arts plastiques. Parler pour parler, combler le vide institutionnel.


« Surcentralisons ! », après l’échec de la décentralisation, et la multiplication des pôles de décision si cher à Jack Lang ou Claude Mollard en 1983 !

  
(Cl.Mollard) « Cela crée de la fluidité, de l’émulation, de la concurrence, bref de la liberté »

disait ce dernier en 83 au sujet de la multiplication des institutions ou association d’intérêt public comme les Frac. Quel échec, ça a totalement sclérosé les espaces de diffusion et les achats des collections publiques qui se sont faits sur des critères totalement nivelés. Claude Mollard :

(Cl.Mollard) « Comme nous essayons de ne privilégier aucune tendance de manière à ne pas nous tromper, et à donner à chacun les moyens de s’exprimer, nous sommes conduit à un certain éclectisme qui déplait forcément à ceux qui ont des parti pris ».

Avec le temps, tout s’en va, même l’éclectisme et les parti pris, relire ce genre de réflexion aujourd’hui nous fait autant rire jaune que nos deux apôtres de l’art contemporain dans leur article du Monde :

(Seban et Cornette) « Mais la capacité du Centre (Beaubourg) à montrer les créateurs français ne peut prendre toute sa dimension et répondre à l’impatience des nombreux artistes qui peuvent légitimement prétendre bénéficier d’une exposition monographique qu’à a condition de disposer d’un second lieu d’exposition (…).»
Si tous les artistes qui peuvent prétendre à une exposition monographique dans ce pays sont concernés par cet espace, ça va être une véritable usine à gaz leur espace d’art contemporain de haut niveau ! Populisme et démagogie du même niveau que l’éclectisme que l’on reprochait au ministère de Jack Lang en 83, qui était (pas cité dans l’article d’Artpress) surtout le reproche d’un éclectisme de copinage ! le fait du prince comme le dit lui-même Jack Lang dans cet article.

   


Et surtout, pour vous dire qu’Alain Seban, Président de Beaubourg et Pierre Cornette de Saint Cyr, Président du Palais de Tokyo nous resservent de vieilles formules creuses indignes d’hommes qui se veulent prétendants à de si ambitieux projets !

 

Claude Mollard nous dit en 1983, mot pour mot ce que ces deux lascars de Beaubourg et du palais de Tokyo prétextent pour justifier leurs ambitions mégalomanes et leur arrogance déplacée.  Je cite Claude Mollard :

(Cl.Mollard) « Nous sommes allés à Venise et à Cassel (donc en 1983) où nous avons, comme vous, remarqué l’absence de considération pour le travail des artistes français »

Et histoire d’en rajouter une couche, car depuis 1983, les lieux et résidences d’art contemporain se sont multipliés, rien à changer aux dire donc d’Alain Seban, Président de Beaubourg et de Pierre Cornette de Saint Cyr, Président du Palais de Tokyo. Claude Mollard donne les bonnes solutions :

(Cl.Mollard) « L’une des manières de réagir est donc de mettre en œuvre un travail opiniâtre qui va encourager, peu à peu, le développement de l’activité artistique en France »

Ce sont les artistes dont beaucoup ont été méprisés de 1981 jusqu’à ce jour par toutes ces tutelles ministérielles, administratives ou institutionnelles qui ont développé l’activité artistique et la création contemporaine, souvent dans une économie de survie et ce seront uniquement eux, artistes, si on leurs offre des scènes conséquentes et indépendantes du pouvoir politique, des élus et des administrations ou institutions qui légueront à ce pays un retour de la création contemporaine française sur la scène internationale. Mais sans vous Messieurs, sans les Mollard, Jack Lang, Albanel, Seban ou Cornette, car depuis 1981, depuis 27 ans, vos carrières et la rigidité de votre connerie, on en a plein le cul ! Nous voulons l’argent public et privé nécessaire à la création de scènes indépendantes pour notre diffusion artistique, et d’ateliers indépendants pour notre création. Des budgets uniquement aux artistes et à la création et à des espaces de monstration libres et indépendants !


Cet article repose de véritables problèmes et questions de fond et non pas de fausse solution face à un marché de l’art qui n’est que spéculation. Nous parlent de l’art en terme réducteur,

Qu’est-ce que l’art ? Artiste sans art ? Malaise dans l’esthétique ? Au nom de l’art ? La haine de l’art ? Qu’est-ce qu’un chef-d’œuvre ? L’art à l’état gazeux ? Art et existence ? La dictature du profit ? La crise de la culture ? Misère de l’art ?

J’ai choisi volontairement de citer ces questions qui parlent du fond avec des livres et des auteurs que vous connaissez ; Thierry de Duve, Jean-Philippe Domecq, Joseph Beuys, Jacques Rancière, Hans Belting, Arthur Danto, Philippe Dagen, Hannah Arendt, Henri Maldiney, comme nous pourrions citer d’autres auteurs. 

 
« Il est vrai que la forme esthétique éloigne l’art de l’actualité de la lutte des classes – de l’actualité pure et simple. La forme esthétique constitue l’autonomie de l’art vis-à-vis du donné »
Herbert Marcuse, la dimension esthétique. Pour une critique de l’esthétique marxiste.

« Il est vrai que la forme esthétique éloigne l’art de l’actualité des intérêts du marché privé et des intérêts de l'état et de ses intitutions de l’actualité pure et simple. La forme esthétique constitue l’autonomie de l’art vis-à-vis du donné » Lili-oto, recherche aujourd'hui auteur, historien d'art, critique d'art, pour une esthétique contemporaine de la résistance…


Aujourd’hui être à Beaubourg ou au Palais de Tokyo est un acte politique. Les artistes plasticiens qui considèrent ces institutions comme un espace neutre politiquement vous mentent ou sont des idiots, ils participent à cette propagande et économie uniquement spéculative planétaire qui envoie des millions d’hommes et de femmes à la casse, à la famine, à la mort. Les dirigeants de ces institutions sont partie prenante dans ce marché de l’art international qui fait des courbettes aux dirigeants de ces énormes entreprises qui licencient en masse. Alain Seban et Pierre Cornette de Saint Cyr parlent de l’art en terme de compétitivité, de compétition afin de gommer toutes formes d’analyses (et auto critique). Ils propagent une idéologie dogmatique qui lamine et raye une palette de politiques culturelles appropriées à des dynamiques justes et adaptés à optimisée nos projets pour la survie de notre création contemporaine. Ils refusent tout simplement de s’inscrire dans la substance et l’essence même de l’art. La reconnaissance en art ce fait par tel ou tel groupe d’hommes et de femmes, dans leurs cas ce n’est pas la reconnaissance d’artistes français mais la reconnaissance institutionnelle française qui ne trouve pas sa représentation, sa place, sa légitimité sur la scène internationale, depuis les années 80 jusqu’à ce jour. Aujourd’hui être à Beaubourg ou au Palais de Tokyo est pour un artiste un acte politique, car ce pays est dirigé par une gouvernance d’extrême droite et une monarchie élective. Alors qu'être artiste aujourd'hui, c’est dire non à ce gouvernement d'extrême droite, demander la destitution du président de la République (il y a une pétition en ligne), dire non à Alain Seban Président de Beaubourg, dire non à de Pierre Cornette de Saint Cyr Président du Palais de Tokyo et refuser d'aduler et de courtiser la cour de sarkozy qui règne dans toutes ces institutions artistiques ou culturelles, le blason culturelle de ce gouvernement extrême droite.

Lili-oto

 

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Dimanche 31 août 2008 7 31 /08 /2008 16:55

Georg Baselitz retour vers le futur or Back to the future

 

Il semblerait que la revue artpress revienne doucement mais sûrement à la peinture, aux artistes contemporains peintres... Bonnes nouvelles!!!

 

L'article sur Georg Baselitz de Richard Leydier nous réjouit le cœur, comme celui de Jörg Immendorff par Thibaut de Ruyter.....

 

Mais voilà, référent oblige, on ne peut pas parler de peinture sans parler de Marcel Duchamp. Oh, on aime bien Duchamp mais lorsque l'article nous explique que Baselitz a passé son enfance et son adolescence en RDA (Allemagne de l'est) avant la mur du chute de Berlin, qu'en 1956 à l'école des Beaux Arts de Berlin, il fut renvoyé pour manque de « maturité sociopolitique » pour ne pas s'être soumis à une esthétique et à une idéologie, c'est-à-dire le réalisme socialiste. Lorsque comme chacun le sait Georg Baselitz peint fort souvent des personnages la tête en bas, on ne sait pas ce qui se passe dans la tête de monsieur Richard Leydier, mais il y a quand même un sacré sujet à exploiter sur 3 pages entre ce que fut le réalisme socialiste et cet artiste peintre de grand talent qui nous offre ces tableaux la tête à l'envers, diantre on pourrait même parler de dissidence politique et artistique.

 

L'article traite du retour de l'artiste sur certaines de ses oeuvres, l'acte de repeindre un tableau. Dans son explication Georg Baselitz explique que la réalisation de « la grande nuit dans le seau a nécessité deux mois de travail et son remix 2 heures...

 

Ce que n'explique pas ou ne précise pas monsieur Richard Leydier :

 

En 1963 a exposé pour la première fois ce tableau  à la galerie Werner à Berlin, bien que l'artiste était totalement inconnu, l'exposition fut fréquenté par un grand nombre de visiteurs attirés par des notices de presse parlant de « cochonneries peinturlurées », de « toiles obscènes » et de « pornographie ». L'exposition eue la visite d'un procureur général, le président de la police, le chef de la police criminelle pour inspecter ces tableaux scandaleux diffamés par le « Berliner Zeitung » « comme les plus dégoûtants parmi les plus dégoûtants ». Les tableaux de Baselitz furent réquisitionné par le procureur et restèrent neuf mois au tribunal de Berlin. Ensuite, il y eu un procès et la condamnation exigeait une amende et la destruction des tableaux. Les tableaux furent quand même restituer. Lors du procès le juge demanda à Georg Baselitz: « qu'est-ce que vous avez pensé en faisant ça? » et il eu comme toute réponse : « J'ai pensé, mais pas à ça ». En 1965, il publie un tract où il se présente comme un visionnaire sombre et torturé « (...) Les principes du tableau, la couleur, la construction, les formes, etc. sont sauvages et pures... Le tableau est dénué de tout doute.(...) » Plus tard Baselitz effectue une rupture. Il déchire les motifs de ses tableaux, déchiquette les figures, hommes, chiens, vaches et met en place de ce qui a été arraché des lambeaux de ciels bleus, de prés verts, ou bien il désaxe complètement des parties entières du tableau. Après ces tableaux fracturés le monde de Georg Baselitz se présente à l'envers. (...) Georg Baselitz explique « (...) La peinture ne sert pas à raconter des évènements, elle n'a pas de devoir anecdotiques » au sujet de cette inversion, il dit « « pour moi le problème était de ne pas créer de tableaux descriptifs. (...) L'inversion, le renversement de la figure me donne la liberté d'affronter réellement les problèmes picturaux ».Puis « Celui qui veut devenir peintre doit avoir une certaine agressivité à l'égard de la peinture. L'harmonie intérieure, que le seul talent peut établir, il faut la détruire ou du moins il faut s'en méfier. En tout cas le talent gène. On n'en a pas besoin. Ce qu'il faut c'est de la sensibilité » et pour bouquet final de cet article et à juste titre « Le plaisir de peindre - dit Georg Baselitz - on finit par vous l'enlever. »

Et comme il a raison (20/20) mais n'en déplaise à l'auteur de l'article, il n'y a pas de ruptures chez cet artiste peintre, en réalité chez Georg Baselitz, il y a une progression, il franchit des paliers, des caps, dont le seul objet est toujours la peinture face à ses problèmes picturaux comme ses remix... Il y a peut-être cette notion de « travail conséquent » « une évolution continue » concepts du peintre Kurt Schwitters. La notion de rupture en art est une notion puritaine de l'homme qui conçoit une séparation entre le corps et l'esprit, il n'y a pas de séparation, il n'y a pas de rupture, nous sommes un et indivisible. Les artistes ne sont pas des malades mentaux, ni des psychopathes, donc pas de rupture...

Propos copié dans le artpress n°42 novembre 1980, page 16, article traduit par Sabine Wolf extraits de Art das Kunstmagazin, Hamburg.

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Mais Georg Baselitz peint des ruptures. Ce qui n'est pas la même chose... Georg Baselitz : « un travail avec la discordance » « la méthode n'est pas pour moi une spéculation artistique » « quand la sculpture se fait, ça doit être comme pour la peinture, elle doit être une invention complète dans le sens de son indépendance vis-à-vis des formes naturelles. C'est juste un problème de forme. Il se trouve dans la sculpture, mais il n'y a rien à voir avec la nature » dans cette dernière citation, on retrouve encore des similitudes avec Kurt Schwitters.

Donald Kuspit « il faut bien voir que la figure de Baselits ne peut pas se suffire à elle-même et n'a pas d'existence propre. (...) « Chez Baselits, l'utilisation dérangeante de la peinture et le renversement des figures produisent un effet désesthétisant, désuniversalisant, et en général corrosif » petite note personnelle : c'est l'inverse du but ou de l'objectif du rôle de l'image de propagande du réalisme socialiste ou du fascisme. « (...)entretient un rapport limite avec la réalité, tout en étant lui-même suffisamment réel » « (...)ce double aspect ‘mort dans la vie' et de ‘vie après la mort'(...) » des similitudes avec l'artiste Erik Dietman vu par Roland Topor « il désinterprète pour créer » « ce qui fut une calamité pour les malheureux bâtisseurs de la tour de Babel devient pour lui une véritable bénédiction » « la netteté n'est pas sa tasse de thé, parce qu'il est vivant et qu'il n'y a que la mort qui ne soit pas floue ».

1 - Propos copié dans le artpress n°77 janvier 1984, page 6-7-8, extraits d'entretien avec Georg Baselitz réalisé par J.L Froment et J.M Poinsot (catalogue du CAPC, bordeaux) et l'article de Donald Kuspit, traduit par Fabienne Durand-Bogaert..

2 - Propos copié dans le artpress n°62 septembre 1982, page 24-25 : Erik Dietman, une 37 ème vue du mont Fuji par Roland Topor

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Revenons au Remix :

 Georg Baselitz dit qu'il a voulu l'accélérer... Accélérer une peinture ? Pourquoi ? Comment ? Dans quel ratio est le peintre face à sa toile ? Au motif ? Même si Richard Leydier nous parle de mémoire, évanescence de souvenir, moi je préfère l'idée ce petit § de Marc Augé sur ce qui pourrait être éventuellement l'acte d'un remix en peinture même si ce § n'est pas attribué à la peinture :

« (...) neuf comme une mémoire infidèle dans laquelle se seraient effondrés de multiples passés confondus, égarés de multiples envahisseurs ; toujours neuf, comme s'il était de son essence d'apparaître ruiné, éclatant de blancheur, toujours prêt à se laisser déchiffrer, interpréter, raconter ; toujours présent, toujours neuf, toujours au-delà ou en deçà du déchiffrement, des interprétations et des récits ; condamné à survivre aux projections qu'il suscite ; obsession intime (...). Ce § est dans son livre intitulé « le temps en ruines ». Le temps en ruines, c'est difficile de trouver mieux pour parler de l'acte de repeindre, du remix, de la réinterprétation : Georg Baselitz dit de plus (citer dans l'article) : « Je peins la nouvelle image (...) laquelle doit contenir (...) quelque chose(...) qui n'a été jamais été résolu (...) ». Richard Leydier nous explique que dans l'acte de remix relève des visées archéologiques (...) dévoile un passé antérieur, de « trouée de réserve » (ça c'est beau !) et surtout « ce qui apparaît le plus jubilatoire dans les remix, les « méthodes » de peinture (le relief, la fluidité, les points...) selon une inventivité qui ne semble souffrir aucune limite ». Enfin voilà, on n'est dans le sujet mais sur ces « méthodes » de peinture nous n‘en seront pas plus, c'est dommage... De cette alchimie entre la toile et le peintre, l'outil, la matière, la couleur, l'œil, le corps, le gestuel, le regard, la pensée, la lecture et l'interprétation qui nous éconduit à stratifier, sédimenter, cet espace « peinture » entre ce « nous » et ce « support ». Cette alchimie qui possède comme la musique ses notes, ses pauses, ses silences et ses absences, cette absence de temporalité en apesanteur. Le champ du regard qui se modifie, avec cette impression insolite, curieuse d'une « vision tangible » ou du « touché du regard ». Ce regard du peintre sur sa peinture est si singulière qu'elle n'appartient qu'à lui-même et donc le remix ou l'acte de repeindre une toile n'a pas le même sens à ses yeux d'artiste et d'auteur que celui du spectateur, du critique, de l'historien ou du journaliste. Il n'existe pas de relation de temps avec la peinture, de passé au sens d'un temps écoulé entre la première version et l'intention de peindre son remix. Ce qui est propre aux peintres, c'est cette capacité d'évacuer toutes charges extérieures au tableau, même avec les tableaux des anciens, nous nous propulsions directement dans la peinture ne séparant pas l'être de ses actes afin de saisir comment l'auteur a résolu les problèmes picturaux qu'il a rencontrés. Nous recherchons non pas à décomposer la toile, mais à décomposer l'acte de peindre la toile, à cette familiarité que l'on entretient avec le langage de la peinture. Nous nous confondons par la forme, la couleur, la touche, par l'intuition des émotions avec une idée d'un mouvement lent vectorisé par l'œuvre elle-même à la recherche de l'absolu, à la recherche d'un méridien originel, l'artiste peintre spectateur qui contemple l'œuvre se substitue à l'auteur de l'œuvre quelque soit l'époque et les conditions de sa fabrication. L'artiste peintre spectateur est à la recherche de l'invisible, d'un lien externe, d'une connexion, d'une transmission de cette énergie picturale. L'artiste peintre spectateur s'inscrit dans l'œuvre, il fait consciemment son remix, un remix virtuel, spatial et sensitif. Lorsque Georg Baselitz « remixe » une de ses œuvres, il est à la recherche de cet état de l'artiste peintre spectateur, il peut transgresser enfin ce qu'il ne peut pas faire normalement dans un musée, une exposition contemporaine avec une œuvre observée. Le remix chez l'artiste peintre est donc une œuvre à part entière, Georg Baselitz dit en parlant de ce remix : « j'ai voulu l'accélérer », c'est-à-dire qu'il a voulu dompter, asservir, apprivoiser, dominer ce processus virtuel et sensitif de « remix » de l'artiste peintre spectateur face à une œuvre dont il n'est pas l'auteur. Un artiste peintre est capable de s'approprier potentiellement et virtuellement des œuvres dont il n'est pas l'auteur au même titre qu'il a la capacité de se dissocier de l'œuvre dont il est auteur. Se dissocier en « remixant » une œuvre dont on est l'auteur en arrachant le cordon ombilicale qui nous lie au tableau. C'est un combat connu de tout ceux qui à un moment donné ont détruit leur production artistique, cet état de crise où nous voulons être déposséder, de l'insupportable, l'innommable, l'obsessionnel, de cette dépendance qui nous habite et rend parfois nos vies intolérables, infernales. Le remix relativise les explosions existentielles, cette pression, calme les impulsions et les tensions, ces moments de crise. Ce désir du remix s'articule dans un moment charnière de l'artiste où Georg Baselitz va passer à un cap supérieur, sa tranche d'âge (70 ans) en est certainement la principale raison, sa peinture va certainement se transformer dans un futur proche, plus sereine, plus "balthusienne" (note d'humour) ou plus tourmentée, plus "goyardesque" (peintures noires) ou tout simplement ce qu'il en fera passé ce cap. Lorsqu'un peintre « remixe », il n'ira pas chercher comme Richard Leydier cette idée de visées d'archéologie, ça c'est un historien ou un philosophe qui détecte ce genre de concept. L'artiste lui va se retrouver face à une autre mémoire, cette mémoire proche de la notion de l'espace-temps propre à la peinture, de cette alchimie sus décrite et c'est pour ça que Georg Baselitz parle de méthodes au pluriel. Le peintre se retrouve dans une unité de lieu qu'il connaît avec certaine mémoire de ses émotions conscientes ou inconscientes, la mémoire d'un vécu. Une mémoire factuelle qu'il n'a pas besoin d'interpréter, une approche différente d'un regard extérieur qui lui s'en tient à la première version de l'œuvre puis à son remix et donc à une nouvelle interprétation. L'œuvre véhicule pour l'artiste qui la réétudie cette mémoire d'un vécu habité à qui il va redonner une nouvelle forme, de nouvelle intention, un nouveau souffle, une nouvelle accélération, d'où cette idée juste de Richard Leydier d'une inventivité qui ne semble souffrir aucune limite. Lorsque des commissaires d'exposition, curateur et voir même des décideurs de l'art se prennent dans les expositions pour des artistes, ça fait rire (rires jaunes) tous les artistes, c'est ridicule car ils n'auront jamais ce rapport si singulier, étrange, indescriptible, qu'à l'artiste à sa créativité même pour les artistes conceptuels, minimalistes, formalistes. Ces rapports de l'artiste à l'œuvre dans sa fabrication, sa conception, son approche parfois qu'intuitive, inexprimable, incommunicable et même inénarrable pour l'artiste qui le vit est trop souvent absent des expositions de nos institutions, car vous nous montrez bien souvent un dit art qui n'en est pas et des dits artistes qui n'en sont pas. Ce sont les artistes eux-mêmes qui sont les mieux disposés à « flairer » d'autres artistes, et pas uniquement les peintres pour les peintres, ou les sculpteurs pour les sculpteurs, mais par exemple des poètes pour les peintres ou sculpteurs. Je ne sais plus si c'est Dagen qui dénonçait cette absence ces dernières décennies d'écrits d'artistes sur d'autres artistes qui ont le sait sont bien souvent les meilleurs écrits ou analyses que l'on trouve dans l'histoire de l'art sur la création Le retour d'artpress à plus de peinture dans leurs revues ne peut-être qu'un bien pour nous. Est-ce la concurrence des autres revues d'art, de pressentir que nous étions dans une nouvelle charnière de la création contemporaine, la lassitude de ses expositions dont l'objet se limite à de simple dispositif, la grogne montante des artistes plasticiens (peintres, sculpteurs, etc.) en France, le ras le bol d'exprimer l'art en une unité dollar ou euro, l'art comme symbole de l'ultralibéralisme et comme simple marché de cotation comme la bourse... Dans son éditorial, Richard Leydier en parle comme d'ailleurs d'autres éditoriaux dans d'autres revues d'art et dans la page de Judith benhamou-huet d'artpress intitulé les ventes, art market, elle en fait aussi état dans ce même numéro...

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Dans cette fin d'article sur Georg Baselitz, Richard Leydier parle du risque du peintre par ses remix de la part d'un artiste de 70 ans. De les remettre en jeu, de déranger ces chefs d'œuvre que la postérité fige et surtout au moment où les oeuvres de Baselitz des années 60 sont enfin acceptés. Richard Leydier ne cache pas son admiration pour ce peintre avec son refus d'une éternité vitrifiée par l'histoire de l'art, il dit d'ailleurs c'est beau ! Je pense que Baselitz s'en fout, il s'en tape comme de sa dernière chemise, de toute façon, si son œuvre est au « top », ses remix le seront aussi ! Laissons à l'artiste le dernier mot : "(...) mon vrai problème, c'est de corriger au petit matin la merde que j'ai peinte durant la nuit. Les choses sont ainsi..."

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Si les institutions culturelles et artistiques françaises pouvaient raisonner ainsi sur ces presque trois décennies passées et corriger le tire, ça permettrai que les erreurs, le mépris et les âneries se vitrifient dans cette contemporanéité malsaine en France avec en plus en prime ce « nain de jardin » chef de ce gouvernement d'extrême droite, drôle de package ! C'est gras et poissant à endurer quand on est artiste !

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Anticipation sur les années à venir...

Nous nous trouvons en France pour la création contemporaine dans les arts plastiques dans une situation critique et frontière. Les politiques culturelles et artistiques sont à bout de souffle, perdent totalement de leur crédibilité et elles sont dans l'impossibilité d'un quelconque rajeunissement. Aucune ouverture n'est possible, car les institutions culturelles et artistiques dans une logique imposée d'appareil sont paralysées par la situation politique du pays plongé dans une grave crise constitutionnelle, une fin de régime, une fin d'une certaine méthode de gouvernance de cette monarchie élective. Aucune ouverture n'est possible car les populations sur toute la planète commencent à s'organiser et à rejeter ce dogme de l'ultralibéralisme, cette économie spéculative à la recherche permanent de profits juteux, voir mafieux au détriment des civilisations. L'économie marchande de l'art, art ancien ou contemporain confondus, s'est toujours inscrite dans cette logique d'économie de spéculation bien avant la naissance de l'ultralibéralisme donnant de mauvais et médiocres spectacles de surenchères spectaculaires et médiatiques du n'importe quoi. Tom Wolfe par exemple en 1974 en parlait déjà dans son livre critique et plein d'humour « le Mot peint ». Nos armes en tant qu'artiste en plus de la qualité incontestable de nos créations sont de marquer notre singularité, notre spécificité, notre indépendance par ce que l'on appelle nos expériences intérieures. Je pense que ces prochaines années nous devons nous-mêmes mettre fin à toutes ces mascarades qui habitent les champs de l'art contemporain ou de la création contemporaine, institutions, foires, biennales, etc. Ces facultés et ces aptitudes vont certaines modifier le caractère et la nature des regards et de la compréhension de la scène artistique en chassant ces dogmatismes économiques qui se sont traduits par un crétinisme total habité de clowns et de singes dans ces grandes expositions ou ces grandes messes consuméristes sur les scènes dites nationales ou internationales. Je pense que l'art va retrouver des notions proches de ces expériences intérieures certainement sous d'autres formes sans en exclure les pratiques artistiques, la complexité de la mécanique de la création ou de la créativité en se cristallisant dans une contemporanéité plus proche de l'humain, de l'artiste. Un artiste qui ne sera plus une petite entreprise ou un ouvrier contingent au service de ce qui est étranger à sa création. Ce qui est annoncé n'est pas un retour en arrière mais une mise en lumière de l'autre face de l'œuvre quelqu'en soit sont support et son cadre, c'est-à-dire les liens indéfectibles, immuables, inaliénables et incessibles qui existent entre l'artiste et son œuvre, l'auteur et sa création, et, la progression inchoative de la nature du langage du créateur. C'est une nouvelle ère qui commence pour les critiques d'art, historiens d'art, journalistes d'art et revues d'art. Ce sont de nouveaux concepts d'exposition. C'est une nouvelle relation avec notre public qui exprime une attente et une écoute nouvelle auprès des artistes aujourd'hui. Un public qui refuse ces discours prédigérés, un public en recherche de solutions auprès de leurs artistes, les « siens » et non « les élus » dans une société gravement en crise. Un public qui cherche en ceux qui a leurs yeux sont habités par une sensibilité inattendue, distinctive, inaccoutumée et saisissante; le sensible (ou suprasensible pour faire plaisir à Joseph Beuys) pour trouver de nouvelles voies substantielles, la ou les clés des substances propres à de nouvelles destinées, propres à leur évolution, essentielles à de nouvelles vitalités, une sève indispensable à un renouveau.

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Lili-oto, artiste et fondateur du mouvement artistique de la Nouvelle relativité et de la « bitridimensionalité » en art (rapport 2,5).






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Vendredi 4 juillet 2008 5 04 /07 /2008 15:30
Photos sur diverses expositions avec des cônes des lumières et mes recherches sur les espaces plans source, sur le rapport 2,5 entre la bidimensionnalité et la tridimensionnalité,  la figure ou la position intermédiare entre la peinture et la sculpture et l'approche "conceptuelle" d'espace-temps dans l'art contemporain ou la création contemporaine avec le concept de temps surdéterminé, tout un travail sur ce que je qualifie de "formes potentielles". lili-oto






lili-oto, artiste plasticien, art contemporain. Réflexion sur l'espace-temps en art, mouvement artistique de la " Nouvelle Relativité ".
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biennale de Lyon 2009 ( art )

Vous pouvez vous rendre sur le site de la biennale d'art contemporain Out de Lyon 2009 contre le biennale officielle de Lyon 2009 et contre Thierry raspail. Vous trouverez un texte sur la véritable définition du sigle "art contemporain", un texte de Lili-oto de trente pages intitulé "art contemporain: concept "confus" ou non à la préfigutation culturelle du post-fascisme globaliste et mondialiste", un texte fondamental critique, politique et esthétique que vous ne trouverez dans aucune revue d'art ou dans aucun livre critique ou livre sur l'esthétique et la création contemporaine et sur l'art contemporain dans le monde. 

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Lien avec la Biennale de Lyon Out 2009, français et anglais

 

Lyon Biennial of Contemporary Art Out

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Art et sciences: Nouvelle Relativité mouvement artistique:

"l'audace est de tirer la langue à Einstein et ses théories sur la relativité"
 
Les scientifiques recherchent de nouveaux systèmes de représentation alors que nous artistes bien modestement recherchons uniquement de nouvelles figures de la représentation. J’ai fondé il y a trois ans un mouvement artistique « la Nouvelle relativité », cette étude en est le miroir.

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Art et sciences, l'espace source supplante l'espace-temps, physique


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Le mouvement artistique de la Nouvelle Relativité réfute le concept art contemporain qui n'est qu'un label mis en place par les galeristes américains pour des raisons marchandes et commerciales malgré la propagande française et ses mensonges à ce sujet car il est bien évident que l'utilisation de l'argent public à des fins commerciales est condamnable politiquement et culturellement et favorise les délits d'initiés, les conflits d'intérêts et la main mise de réseaux véreux, fermés et sectaires sur la création contemporaine. Comme le mouvement artistique Dada, la Nouvelle Relativité s’oppose à toute forme de contraintes politiques, idéologiques, sectaires, sur la création artistique. Et comme Dada, La Nouvelle Relativité défend la tradition libertaire dans la création artistique, c'est-à-dire une pratique artistique dans une liberté absolue. Comme son nom l'indique, ce mouvement artistique relativise les frictions conceptuelles dans l’art, conteste et balaye la notion de rupture artistique (notion totalement ridicule, sectaire et puritaine)...

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