artiste contemporain


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lili-oto. Diaporama sur les cônes de lumière, réflexion sur l'espace-temps en art, mouvement artistique de la Nouvelle Relativité .


Poésie

Les deux petits fragments

Tantôt à venir, tantinet prochain
D'un jour tant attendu...

Un petit glaçon
S'est épris
D'un petit caillou...

Blé d'orge sur canapé de glace
Dièdre et Polyèdre prirent place.
Et
De ce jour tant attendu
Le petit caillou s'est épris du petit glaçon...

Conjugués, conjuguant
Mêlant aux pétales de ses cristallines
Le parfum de ses silices
Au grand désespoir des quatre saisons
Ils se sont enfuis
Quelque part...

Où d'étranges silences viennent s'échouer
Dans un jardin sacré humide et doux
Dont seules tes deux lèvres ont encore le secret... Lili-oto
 

ministère de la culture


Samedi 24 avril 2010 6 24 /04 /2010 14:27

Les réformes libérales de Frédéric Mitterrand au ministère de la culture, un slogan marketing qui sonne comme une coquille vide : "la culture pour chacun", et surtout à chacun sa misère !

 

frederic mitterrand 

 

Cette politique culturelle nous fait penser à cette Italie grotesque de Mussolini mais new age, avec sa nouvelle direction générale de la création artistique (DGCA) au ministère de la culture version 2010 qui englobe sous le même chapeau le spectacle vivant et les arts plastiques, un concept idiot pour une coquille vide! Un ministère de la culture composé de directions générales, une structure pyramidale calquée sur les holding qui trustent les tours de la Défense si chères au réseau d'influence et d'amitié de Sarkozy. Ils vont peut-être nous inventer après le concept crétin de commissaire d'exposition, celui de PDG à la "création active" ou de directeur général d'auteurs-créateurs. L'avantage avec Sarkozy, c'est que plus nous avançons dans le terme de son mandat présidentiel et plus nous nous rapprochons du degré zéro de la pensée et d'un ministère d'une culture, une culture qui prône non une excellence mais son excellence bling bling... Quand à Carla Bruni, elle aura fait si peu pour les artistes en France à part se pailleter dans la jet set que même la femme de Pompidou brille à côté d'elle et surtout face à l'inertie grotesque de Carla Bruni face aux graves problèmes que vivent dans ce pays les auteurs créateurs ! Preuve que la musique n'est pas une garantie contre la ringardise ! Enfin bien sûr nous n'avons pas les mêmes référents que Madame et non plus le même portefeuille ! Les artistes plongés dans la misère, elle s'en bat l'œuf !

 

Tout le monde a compris que cette nouvelle direction générale de la création artistique (DGCA) au ministère de la culture version 2010 n'est qu'une caricature administrative clownesque de cette maladie institutionnelle artistique française où ses dirigeants (conservateurs de musées d'art contemporain, directeurs de Frac...) se prennent pour des artistes mais des artistes avec une épaisse couche de graisse à la place des neurones qui enlise l'imaginaire et encourage l'inféodation, la complaisance et la suffisance.

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Mercredi 16 janvier 2008 3 16 /01 /2008 08:46

L'association des Apea Artistes Plasticiens Plasticiennes En Aquitaine soutient totalement et sans réserve Bartabas en espérant que Madame ou Monsieur le Président du Tribunal sera indulgent dans cette affaire... Il ne serait pas faux de dire que parmi nous artistes plasticiens il ne nous est pas arrivé au moins une fois la sérieuse envie de "péter un câble" et de piquer un coup de sang similaire à Bartabas en réponse au mépris que nous subissons depuis deux décennies par certains employés des DRAC en France ou des institutions culturelles, musées ou centres d'art contemporain. Face aux graves problèmes que nous subissons dans les arts plastiques : notre paupérisation croissante et honteuse dans un pays industriel et face au refus des fonctionnaires de l'état de prendre en compte la diversité artistique, les rapports entre les artistes et les représentants des administrations et institutions culturelles sont de plus en plus tendus. Nous comprenons parfaitement le coup de sang de Bartabas à la DRAC Ile-de-France sachant pertinemment qu'un coup de sang n'est pas la solution pour résoudre ces graves problèmes et nous espérons de tout coeur l'indulgence des juges... Lili-oto président des Apea Bordeaux.

Journal quotidien Libération Culture Bartabas emballé par V.N.
http://www.liberation.fr/culture/300002.FR.php 

Journal quotidien le Monde Le "coup de sang" de Bartabas lié à la délicate situation financière de son école par Emmanuel de Roux
http://www.lemonde.fr/web/article/0,1-0@2-3246,36-996590,0.html

Journal quotidien le Monde "Bartabas, cavalier et metteur en scène Je ne regrette rien" par Emmanuel de Roux
http://abonnes.lemonde.fr/web/article/0,1-0@2-3246,36-996591@51-996674,0.html

Journal quotidien Le Figaro : une erreur suscite la colère de Bartabas par Marie-Douce Albert
http://www.lefigaro.fr/culture/2007/12/26/03004-20071226ARTFIG00200-une-erreur-suscite-la-colere-de-bartabas.php

Journal quotidien Le Figaro : Albanel condamne Bartabas (Source : AFP)
http://www.lefigaro.fr/flash-actu/2007/12/24/01011-20071224FILWWW00342-albanel-condamne-bartabas.php

Nouvel OBS BARTABAS ECRIT A ALBANEL "Les raisons de la colère"
http://tempsreel.nouvelobs.com/actualites/opinions/20080102.OBS3036/les_raisons_de_la_colere.html

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Lundi 15 janvier 2007 1 15 /01 /2007 20:00

Attention aux manipulations de Madame Christine Albanel, Ministre de la Culture dans une interview "complicité" avec Françoise Monnin dans la revue Artension ! 

Avant même de décortiquer cette interview, première mise en garde :

- Madame la Ministre Christine Albanel nous dit :
« Il arrive que des artistes prennent des positions à certains moments électoraux, instrumentalisant ainsi leur art pour des raisons diverses, des plus idéalistes aux plus intéressées. Je ne crois pas que cela soit convaincant Un engagement personnel est une chose, une confusion de territoire entre art et politique en est une autre. L’art y est toujours perdant. »

Et lorsque Rémi Aron artiste plasticien et Président de l’association Maison des Artistes MDA (reçu à l’Elysée) appelle à voter Nicolas Sarkozy aux élections présidentielles en 2007, Madame Christine Albanel ne trouve rien à redire, dans ce cas la confusion ne la dérange pas et Madame Christine Albanel ne va certainement pas signer la pétition qui circule sur le net pour condamner Monsieur Rémi Aron alors dixit les dires de Madame la Ministre de la culture: « L’art y est toujours perdant ». Non, ne soyons pas sot ! Lorsque Madame Christine Albanel parle ainsi, dans la bouche d’une gaulliste, on connait la musique par cœur, c’est une véritable menace lancée aux artistes plasticiens qui à l’écouter ne devraient pas être des citoyens comme les autres. Les artistes ne peuvent pas comme tout citoyen ordinaire prendre des positions politiques non conformes au nouveau pouvoir mis en place par Messieurs Sarkozy et Fillon. Madame la Ministre de la Culture, Christine Albanel vient tout simplement définir les champs de compétences autorisées aux artistes plasticiens dans ce pays excluant donc le politique. Ce vieux discours nous le connaissons par cœur, mais il fut d’un autre temps, d’une autre époque, il sent la moisissure, un discours malséant d’un pouvoir gaulliste autoritaire face aux dites avant-gardes artistiques en France dans les années 50 à 70 et d’un point de vue plus général l’attitude gaulliste face aux jeunes et aux ouvriers en mai 68. Des propos que j’ai entendu dans la bouche de certains conseillers aux Arts Plastiques dans le gouvernement de gauche PS-PC après 1981.

Une ministre de la Culture n’a pas à tracer le territoire de l’art, Madame la Ministre de la Culture Christine Albanel dans cette interview a largement dépassé la ligne jaune.

Premièrement un ministre de la Culture n’est pas un ministre des Arts (peut-être un super flic de la culture comme disait Dubuffet !).

Deuxièmement, les pouvoirs totalitaires ont toujours usés de ces mêmes méthodes et nous ne sommes pas sous un tel régime politique. A leur arrivée au pouvoir, ils ont toujours en premier lieu défini le territoire de l’art, puis celui des artistes, puis celle des compétences des arts avant d’encarter ces derniers pour les mettre au pas au pli ou les emprisonner voir les exterminer ! La vieille garde gaulliste nous ressert au petit déjeuner ces mets préférés même si nous faisons la différence entre un régime totalitaire et autoritaire! Nous sommes dans une République à bout de souffle où ces acteurs principaux, les élus, peinent à cacher la misère de leurs propositions, l’absence de solutions politiques pour freiner la précarité, la baisse du pouvoir d’achat, les disparités grandissantes entre riches et pauvres, l’exclusion. Une société qui fabrique un grand désarroi dans notre jeunesse qui détient le record du nombre de suicides qui nous fait à tous, parents, extrêmement peur.

« L’art y est toujours perdant. »
Dans cette 5eme République la cristallisation du pouvoir centralisé et autoritaire conformément aux vieilles traditions gouvernementales de droite ou de gauche, ce n’est pas l’art qui est perdant malgré la propagande du ministère de la culture mais les artistes plasticiens qui le sont lorsqu’ils sont sanctionnés pour leurs attitudes politiquement dites incorrectes, incorrectes c’est tout simplement ne pas être d’accord avec les deux partis politiques majoritaires de droite et de gauche. Pas d’exposition dans les musées ou centres d’art Contemporain, pas d’achat ou d’exposition dans les Frac ( Fond régional d’art contemporain) ou au FNAC (fond national d’art contemporain) , toutes ces institutions plus au moins aux ordres d’un certain centralisme parisien dont les couloirs nous mènent tout droit dans les couloirs des pouvoirs en place, économiques et politiques. Les menaces de Madame Christine Albanel s’adressent aussi aux galeristes privés et aux associations subventionnées car en France la séparation entre le pouvoir public et le marché privé ou les associations subventionnées pour l’art contemporain n’existe pratiquement pas !

N’oublions pas que Madame Christine Albanel tenait la plume pour l’ex-président Jacques Chirac. Une plume affinée pour les allocutions politiques et les déclarations élyséennes avec en prime manipulations, propagande et mensonges, la panoplie complète «routine et coutume» du parfait politicien … Une plume que tout pouvoir politique de toute obédience politique confondue use sans compter lorsqu’ils sont au pouvoir et ce dans toute l’histoire politique de cette planète certainement de l’antiquité à aujourd’hui ! Donc la réelle question est pourquoi Nicolas Sarkozy a nommé cette plume pour tenir le ministère de la Culture en France, l’homme libéral de droite et avocat de métier doit avoir une certaine conception de ce genre de ministère et de l’utilité de la culture pour renforcer l’image de son action politique.

N’oublions pas que la Ministre de la Culture Madame Christine Albanel est une femme d’appareil conjuguant l’appareil institutionnel à l’appareil politique. Les gens d’appareil n’ont qu’une vocation, servir l’appareil et ceux qui les nomment et elle l’a prouvé ! L’une de ces premières décisions à son arrivée au Ministère de la Culture fut de nommé Aguaillon, l’ex ministre de la Culture de Jacques Chirac à un nouveau poste, et donc nommer celui là même qui l’avait nommé elle-même quelques années auparavant ! Un message clair et fort sans aucune ambiguïté. La seule mission de madame Albanel sera de sauver le bateau ivre qui prend l’eau de partout, le Paquebot « 5eme République » en favorisant la communication (propagande) au détriment de la culture. Un grand ministère de la Communication à la disposition du pouvoir élyséen pour petit ministère de la Culture. Il n’y a qu’un petit pas à franchir pour écrire grand Ministère de la Propagande, le futur proche nous répondra !!!

N’oublions pas que ces gens d’appareil ont (nous le savons depuis fort longtemps) un réel mépris pour les artistes contemporains surtout pour les plasticiens. Ils préfèrent la culture des morts et de leurs œuvres à la création vivante ou la création contemporaine! Classer, répertorier, ranger, assembler, exposer les fleurons du patrimoine français, par exemple : peintures, sculptures, architecture est un sport plastique ou malléable avec des auteurs deux pieds sous terre qui ne vous feront aucune remarque pour des expositions dont les assemblages, les thématiques ou certaines absences les auraient certainement fait bondir de leur vivant !

Le prétexte d’un soi-disant Art Officiel dénoncé dans cette interview par la revue de Pierre Souchaud : Artension pour faire écran aux réels problèmes des artistes plasticiens en France confrontés à 90% à la précarité, la misère sociale, le non paiement de leurs droits, l’absence de budget conséquent à l’aide à la création, l’absence d’une véritable politique de construction d’ateliers à location plus que modérée, la main mise des pouvoirs politiques sur les espaces de diffusions institutionnels, l’absence de réels lieux de monstration indépendant sur la scène artistique française et l’inefficacité d’exporter notre art sur la scène étrangère sans compter un certain vide juridique grâce à l’absence d’un véritable statut voulu par les gouvernements successifs , le Parlement et le Sénat.

Il n’y a pas d’art officiel en France, à part des idiots qui manipulent certains artistes plasticiens en opposant l’Art dit « Art Contemporain » à l’Art dit « singulier » et Madame la Ministre de la Culture Christine Albanel le sait très bien. La manipulation dans cet interview est aussi grasse que grosse pour piéger et manipuler ceux qui connaissent mal l'histoire de l’art, celle de ces artistes et de leurs rapports dans l'histoire avec les pouvoirs. En sous titre de l’article « ENTRETIEN » en gras et en gros :

Madame Christine Albanel:
« Je suis prête à examiner tout ce qui peut améliorer les modalités d’intervention de l’état et tout ce qui peut nous prémunir d’un « art officiel » dont, si l’on est objectif, nous ne sommes pas menacés. »

Je ne vois pas comment une ministre de la Culture ou son homonyme et ce, dans toutes les périodes de l’histoire de l’art ou dans tous les états, empires ou dictatures sur cette terre pourrait prémunir les artiste d’un art officiel alors que la nature même de « l’art officiel » est d’être une arme esthétique de propagande instrumentalisée par le pouvoir en place. De qui se moque-t-on ?

Madame Christine Albanel:
« Le ministère s’est adapté. Il a abandonné son dessein régalien, son centralisme pour devenir un partenaire »

La partenaire et mécène à 400 euros par mois offert aux dizaines de millier d’artistes plasticiens au RMI ? « son dessein » mais la 5eme République n’a plus de dessein autre que sa belle mort et la mort de ses pratiques politiques d’un autre siècle !!! Tout autre dessein n’est que chimère ! Quant à son « centralisme » c’est la conception même des institutions de la 5eme République qui la portent et qui fait qu’elle perdure et demeure grâce à ses rectitudes bureaucratiques.

CETTE PHRASE ME DONNE RAISON :

Madame Christine Albanel:
« Cela ne veut pas dire que l’état n’est plus une force d’orientation, de proposition et, le cas échéant, de régulation, mais il partage son action avec d’autres qui sont en accord avec ses projets ou il accompagne des projets avec lesquels il est en accord. »

Et ça ce n’est pas du centralisme !
Maîtriser, encarter, contrôler, surveiller en français albaleinien c’est une régulation !
La phrase la plus importante de ces 5 pages d’interview « l’état accompagne des projets avec lesquels il est en accord » comme Monsieur Nicolas Sarkozy débauche des membres du Parti Socialiste avec lesquels il est d’accord, c'est-à-dire ne pas contester la fonction Présidentielle disproportionnée, excessive, inepte du Président Monarque et surtout ne pas vouloir la mort de la 5eme République, les deux des trois concepts indispensables pour travailler avec Nicolas Sarkozy, le troisième viendra après les élections municipales 2008 : « ne pas être laïque ».

« l’état accompagne des projets avec lesquels il est en accord »
(déjà, une conception ringarde, vieillote du rôle de l'état !). L’état dans cette phrase a un sens bien précis c’est lorsque le pouvoir politique et l’état ne sont qu’un et indivisible (état autoritaire). L’état n'accompagne pas un projet, mais ce sont ces représentants ou ces administrateurs comme par exemple le ministère de la culture ou la délégation aux arts plastiques et ceux qui ne sont pas d’accord politiquement avec ce pouvoir et sa représentante Madame Christine Albanel n’auront que les yeux pour pleurer et la mendicité comme reine et mécène !!! Lili-oto

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Dimanche 14 janvier 2007 7 14 /01 /2007 16:07

Proposition d’une loi pour la reconnaissance du statut d’artiste en France. Ce débat s’adresse à La MDA, son président. Aux artistes plasticiens. Aux associations, réseaux ou fédérations, FRAAP, CAAP et toutes les autres. Aux syndicats, SNSP, SNAPcgt, SNLA-FO, CFDT FTILAC, SNAC et les autres. ADAMI, AGESSA, SACD, SAIF, CISAC , et les autres. Aux élus, Députés et Sénateurs et au Gouvernement français.

les Apea proposent un débat sur le forum de la Maison des artistes MDA sur le sujet, Participez à ce forum

voir  :  http://www.lamaisondesartistes.fr/publications/spip.php?article86#forum5677 (copier et coller)


le texte proposé par les Apea Artistes Plasticiens Plasticiennes En Aquitaine

Loi d’obligation de reconnaissance

"On entend par "artiste" toute personne qui crée ou participe par son interprétation à la création d’oeuvres d’art, qui considère sa création artistique comme un élément essentiel de sa vie, qui ainsi contribue au développement de l’art et de la culture, et qui est reconnue ou cherche à être reconnue en tant qu’artiste, quelle soit liée ou non par une relation de travail ou d’association quelconque. La loi d’obligation de reconnaissance vise à garantir l’obligation du respect du droit des artistes sur tout le territoire français, à exercer une activité artistique sans être sujet d’une discrimination sociale , économique ou politique, sans être l’objet d’exclusion ou de préférence fondée sur l’opinion politique, philosophique, artistique, l’origine raciale, religieuse ou sociale ."

Cette proposition de loi s’adresse à tous les artistes ; plasticiens, comédiens, réalisateurs, écrivains, metteurs en scène, cirques, musiciens, rappeurs, chanteurs, acteurs, danseurs, poètes, slameurs, chorégraphes, scénaristes, chefs d’orchestre, etc...

Nous devons défendre notre activité artistique, notre droit de présentation, la rétribution lorsque notre travail est exposé, nous sommes les seuls artistes à ne pas être rémunérés lorsque nous sommes à l’affiche. Notre vie professionnelle doit bénéficier d’un véritable statut et d’une loi définissant notre activité d’artiste au sens le plus large, c’est pour cette raison que nous exigeons que le texte de l’UNESCO (Organisation des Nations Unies pour l’éducation, la science et la culture) devienne une loi en France. Depuis au moins deux millénaires d’activités artistiques, il est temps en 2007 qu’un statut de l’artiste soit défini par la loi.

Nous ne sommes ni des patrons, ni des salariés, ni des travailleurs indépendants, ni des artisans, ni des commerçants, ni une profession libérale, ni des chomeurs, ni des Rmistes, ni des intermittents mais « uniquement des artistes »... lili-oto

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Intervention sur l'ancien forum de la MDA : Maison des Artistes

           - Le texte s’adresse à tous les artistes, slameurs, rappeurs, etc, d’où la fin de ce texte qui peut peut-être choqué les plasticiens. Et de deux, nous sommes entrain de traduire le texte en 7 langues et il s’adressera à toute l’Europe. Donc oui aux Apea nous sommes déterminés et nous aimerions de pas être les seuls pour que le statut d’artiste soit reconnu totalement en France et en Europe. Il y a des pays où n’être pas de la même couleur, de la même religion ou de pensée politique que la majorité pose de gros problème (politiquement c’est valable aussi pour la France et pour les musées ou centre d’art contemporain où la censure politique sévit depuis 25 ans n’en déplaise aux aveugles !)... Lili-oto
            - Ce n’est pas parce que "Nous ne sommes ni des patrons, ni des salariés, ni des travailleurs indépendants, ni des artisans, ni des commerçants, ni une profession libérale, ni des chomeurs, ni des Rmistes, ni des intermittents mais « uniquement des artistes » que nous sommes rien du tout... Même un SDF qui fait la manche en bas de la rue n’est pas rien du tout... Mais il n’y a pas de statut d’artiste en France, nous sommes obligé d’aller chercher des références qui ne relèvent pas du statut d’artiste par exemple les intermittents sont salariés quand ils travaillent et chômeurs quand ils sont aux assédics. Il n’y a pas de différence entre un intermittent par exemple chef-déco cinéma et un réalisateur, si ils sont tous les deux intermittents, ils sont qu’intermittents. Et le droit aux intermittence favorise les techniciens par rapport au créateur, réalisateur, scénariste car il ne prend pas en compte le travail de création en amont sauf si le réalisateur ou le scénariste sont payés pour écrire et réaliser, alors qu’il y a une différence fondamentale entre un technicien et disons un "créateur". lili-oto
           - un texte intéressant sur le statut de l’artiste : texte du Colloque mars 2006 à Perigueux : Les artistes plasticiens en France aujourd’hui : le lien :
http://www.perigord.tm.fr/~addc/thematiques/thema-addc26.pdf
Par Françoise Liot, sociologue :
« Des chemins vers la renommée »    (...) Pourtant cette vision de l’artiste, qui continue largement à perdurer aujourd’hui, n’est pas sans conséquence dans l’état actuel du marché de l’art. On peut se demander, en effet, si les valeurs associées à l’autonomie de l’artiste ne se retournent pas aujourd’hui contre lui et n’empêchent pas la création d’un réel statut. Elles semblent inscrire l’artiste dans la précarité, comme une seconde nature. Ne pas vivre de l’art serait non seulement « normal » mais aussi le signe d’une véritable valeur artistique. L’idéologie de la « liberté » devient un argument pour ne pas s’interroger sur les conditions de reconnaissance des artistes qui échapperaient aux catégories ordinaires de l’emploi. La définition romantique de l’artiste fait aujourd’hui figure de cache-sexe pour éviter de poser clairement le problème de la situation de l’artiste, de sa place dans la société, de son rôle et de ses conditions d’existence. À chaque période, la place de l’artiste est non seulement le résultat de la valeur attribuée aux oeuvres, mais elle est intimement liée à l’évolution du marché et aux transformations des rapports sociaux de productions, autrement dit à l’ajustement entre des systèmes politique, économique et social. La « crise » du statut de l’artiste est inhérente aujourd’hui à un contexte économique en mutation dans lequel perdure le fonctionnement traditionnel du marché (galeries-collectionneurs) au côté d’un subventionnement public (musées, centres d’art, résidences…)mais où se développent d’autres manières d’être artiste et d’autres lieux pour la création (écoles, hôpitaux, prisons…) qu’il est souhaitable aujourd’hui de prendre en compte pour repenser collectivement la place de l’art. La question du statut de l’artiste est d’emblée une question politique, elle conduit, en effet, à s’interroger sur le type de société dans laquelle nous souhaitons vivre et sur la place que peut ou doit y tenir la création."

§"Situation des artistes plasticiens en France, un flou artistique"

Le paysage des arts plastiques contemporains présente de nombreuses difficultés pour ses principaux protagonistes que sont les artistes. Aujourd’hui, on compte entre 100 000 et 150 000 artistes plasticiens en France, dont 5% seulement « gagnent leur vie » grâce à leur production artistique. Les autres doivent compléter leurs ressources par des activités plus lucratives, souvent temporaires, ou par des aides sociales de type RMI ou ASS4. Parmi les allocataires du RMI, la proportion des artistes a déjà atteint 10%, révélant la précarité qui caractérise souvent cette activité. Les artistes doivent généralement s’autofinancer dans leur démarche professionnelle. Les aides à la création sont exceptionnelles, compte tenu du nombre de plasticiens sur le « marché », et le droit de présentation (rétribution lorsque le travail est exposé) rarement appliqué.Enfin, la vie professionnelle des artistes ne bénéfice pas de la définition d’un statut. Jadis rattachée à une corporation ou à une guilde, l’activité artistique n’entre plus, aujourd’hui, dans les catégories usuelles de « métier » ou de « profession ». Les artistes peuvent toutefois bénéficier d’un régime d’assurance sociale, dispensé par la Maison des Artistes (pour les graphistes et plasticiens) ou l’Agessa5(pour les photographes, illustrateurs, vidéastes…). (...) suite voir sur le lien suscité

           - Question des Apea : Est-ce que Madame Christine Albanel Ministre de la culture a un programme contre la paupérisation des artistes plasticiens et plasticiennes en France ?
Lili-oto
          - Je pense qu’il n’existe pas de définition parfaire de l’artiste, mais celle de l’unesco est la plus proche car elle ne
structure pas l’activité de l’artiste... Par contre je ne vois pas le rapport avec une loi et les ONG. Mais une loi permet lorsqu’il y a de graves dérives régaliennes faire valoir ce statut pour défendre la singularité de notre activité, individuellement, collectifs, asso, fédé, syndicats,etc... De plus, le fait de proposer une loi, repose la question de l’artiste au sein d’une société de nouveau comme depuis presque toujours... Mais c’est aussi si loi il y a , l’acceptation de la société politique et économique que des activités ne répondent pas obligatoirement à des référents rationnels... On ne pourra plus dire qu’être artiste et malheureusement au RMI, c’est être un parasite de la société comme l’entend parfois dans certains services sociaux ou il y a peu d’années à l’ANPE. Lili-oto
           - PS-UMP consensus politique pour ne pas payer les droits de présentations aux artistes plasticiens .
Quand au RMI et les services sociaux des départements, ce n’est qu’un contrôle sur les artistes puisque ils ne proposent aucune solution et une partie de ces artistes plasticiens s’ils avaient les droits de présentation payés ne seraient pas au RMI. le projet de loi pour une reconnaissance obligatoire du statut d’artiste en France pour reprendre Faux Blaze (à qui j’accorde mes maladresses) peut être opposable (puisque c’est la mode) pour faire valoir nos droits mais je ne suis pas un spécialiste du droit et la question est à poser à un juriste ou à un avocat, il me semble que certains syndicats pourraient y répondre ayant des juristes. Comment qualifier les artistes qui bénéficient des largesses des subventions et ceux qui n’en bénéficient pas ? Il y a bien une forme de concurrence déloyale mais ce n’est pas le bon qualificatif, mais il y a quand même un serieux problème avec les institutions en France et qui ont aussi tendance à montrer toujours les mêmes, me semble-t-il ! Enfin qui décide du choix d’une politique muséale pour les artistes contemporains ou vivant, c’est à l’état et ses employés ou aux artistes de choisir ? Pourquoi par exemple les tagueurs ou graffeurs ne sont pas dans ces musées d’art contemporain alors qu’ils exposent dans les musées étrangers ? Est-ce que cette proposition de loi peut obliger les institutions à respecter une "équité" dans les choix de ces institutions, c’est aux juristes de nous répondre, les Apea n’ont pas de subventions pour pouvoir bénéficier de leurs services, j’en suis désolé. Lili-oto

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Dimanche 14 janvier 2007 7 14 /01 /2007 15:00

ANCIEN FORUM MDA MAISON DES ARTISTES : intervention de lili-oto

- La question posée est une question de fond, aujourd’hui, doit-on financer des musées ou centres d’art ou doit on laisser l’initiative aux artistes plasticiens le soin de créer disons leur propre scène artistique, est-ce possible, avons-nous un pluralisme de propositions, etc... ? deuxième question : que veut dire patrimoine puisque musée ou Frac ont des collections...lili-oto

- Patrimoine et collections avec l’argent public, on a peut-être des comptes à nous rendre à ce sujet comme artistes et à tous les contribuables....lili-oto

- Pourquoi les artistes ne sont pas associés au décisions Musée, Frac ou Centres d’art contemporain, cette demande n’est pas une première, ça fait des années que les artistes l’éxigent comme le texte de l’UNESCO sur le statut de l’artiste le recommande... Lorsque les artistes y sont associés, ils sont nommés par ceux qui dirigent ce genre d’institution. Démocratie et institutions en art contemporain en France, il y a plus qu’un divorce, puisque il n’y a jamais eu de mariage.lili-oto

- La situation a quand même été le sujet de plusieurs livres avec des points de vue différents sur les institutions ou sur l’art contemporain en France...
 Philippe DAGEN, "La Haine de L’art". Jean-Philippe Domecq "Artistes sans art" ou "nouvelle introduction à l’art du 20e siècle" sans compter les essais critiques sur les Frac et d’autres livres...

- . Donc je suis bien sur le forum de la MDA avec un sujet art sans art musée au noir... un musée au noir vide de ses lumières / un musée au noir ou obscurantisme culturel / un musée au noir consumé par les flammes du consumérisme.... voilà on peut continuer la liste... lili-oto

- J’ai toujours été opposé à la notion de muséalité pour l’art contemporain donc je ne vais pas prendre la place d’un conservateur ou d’un directeur de musée... Berg !!!!lili-oto

- L’art contemporain est une "scène" vivante, certains artistes plasticiens ne se projettent pas dans l’appareil administratif culturel pas plus que dans les politiques de salon même indépendants, de toute façon, musées, centres d’art et Frac sont devenus des salons où les élus ont remplacé les bourgeois du 19è siecle...

- Par exemple nos différences dialoguées sur ce forum ne se retrouvent pas dans le magma institutionnel qui transforme les points de vue divergeants en un flux indolore... Ca fonctionne comme un laminoire qui estompe la diversité culturelle et la diversité artistique en un label institutionnel "Art Contemporain". C’est comme au Louvre, tu passes de salles en salles, de siècles en siècles, du précieux au plus précieux dans un flux qui te happe ou t’aspire... Pour être efficace au Louvre, il faut visiter avec des objectifs de visite bien précis. Par contre nous nous sommes vivants et nous n’avons rien à voir avec cette musaélité dans laquelle on veut nous canaliser... lili-oto

_ Avant le création des musées d’art contemporain, centres ou Frac c’est à dire deux grosses décennies, à vous entendre c’était un no man’s land... Si il y a eu quelque chose avant, il peut aussi avoir quelque chose après ces deux décennies, d’autres propositions, d’autres formes d’espaces de monstration, d’autres concepts d’expositions, etc...

- Yves Michaud dans son livre "L’art à l’état gazeux, essai sur le triomphe de l’esthétique" je le cite : "La meilleure stratégie de récupération de l’art du 20e siècle sera passée en fait par l’institution du musée où s’effectue la collecte de l’art en un espace qui le préserve, le sacralise mais aussi le stérilise et le rend inoffensif" je partage ce point de vue... Donc à nous de trouver d’autres moyens sachant qu’il est presque impossible financièrement de faire face à une institution qui vit grâce à nos impôts.Les générations futures auront-elles toujours un désir de musualité, les mêmes envies d’espaces de diffusion ou de monstration ? Seront-elles aussi soumises à l’omniprésence dans l’art contemporain français ? Ce qui fut et ce depuis un peu plus de 20 ans est-il scellé dans la pierre au point que toutes les nouvelles générations d’artistes plasticiens seront condamnées à la même politique culturelle ? Lili-oto.

- je continue de répondre et d’expliquer mon verbiage... . au sujet des musées ou centres d’art... Je pense qu’il y a quelque chose à inventer ou à réinventer en cherchant où il y a eu échec et ce n’est pas obligatoirement dans notre production artistique...

je continue de citer Yves Michaud dans "L’art à l’état gazeux, essai sur le triomphe de l’esthétique" : "Archiver, c’est trier pour garder l’essentiel qui fait sens et pourra à nouveau faire sens quand on en aura besoin.(...plus loin) "Non seulement la préservation signifiante est impossible dans le présent où tout se vaut, mais elle l’est a priori aussi à titre de tâche de rétrospective : la nature de l’archive fait de la réappréciation ou de la relecture de pures fictions. L’archive répète les conditions du présent et de son obsolescence. Réapprécier le passé en y produisant des hiérarchies et des perspectives nouvelles est impossible (...)" Puis il parle de la mode, je le cite "c’est la mode - qui est le sens d’un monde dépourvu de sens, la singularité signifiante d’un monde où il n’y a que des singularités insignifiantes. L’archive est donc forcément l’archive de la mode (...)" (un peu plus loin) " Si bien que la possibilité de relire l’histoire de l’art contemporain est trés limitée, pour ne pas dire nulle. Soit il s’agira d’exhumer les effets de mode en décidant de montrer avec une audace sidérante la rétrospective d’un artiste à la mode ou un regroupement thématique nouveau d’artistes déjà à la mode. C’est ce que font les musées et centre d’art à longueur de programmation. (...)

alors comment un artiste ou des artistes lancent une mode ?

On pourrait presque écrire la suite avec le livre de Jean-Philippe Domecq "Artistes sans art ?" je le cite au sujet des avant-gardes dans les années 70 ; "On reconnaît bien là une tendance par laquelle l’histoire des avant-gardes a pu s’autolégétimer et se perpétuer : l’historicisme. C’est à dire que chaque mouvement artistique est considéré comme significatif dés lors qu’il se distingue du précédent, sans préjuger du moyen par lequel il s’en distingue (...)". (un peu plus loin avec certainement une petite note d’humour) "On est dans le significatif perpétuel."

Alors sortons des musées, c’est ce qui a été déjà fait depuis longtemps !!!

Je continue de citer Jean-Philippe Domecq dans "Artiste sans art ?" au sujet d’un artiste que nous connaissons tous : "les artistes qui « interviennent in situ » sont, au bon sens du terme, des éveilleurs." (une solution qui nous sauve, je continue de le citer) "C’est à dire que leurs interventions désignent à notre attention tout ce que l’habitude gomme à nos yeux dans les lieux de la banalité quotidienne. Telle est leur fonction créatrice" (c’est une belle définition, je continue) "Elle a pour origine la remise en cause de l’art comme création sans conséquence sur la vie. La remise en cause également de l’oeuvre enclose et définie par l’institution." (pourtant avec la critique qui suit ce texte sur cet artiste connu, on comprend vite la limite de ce genre d’action, je continue de le citer et je remplace le nom de l’artiste en question par [@]) "Quand nous voyons ces rayures, le déclic mental se fait, aussi simpliste que son procédé : nous voyons [@].Loin de nous ouvrir les yeux sur le monde, [@] nous oblige à voir une marque, la marque [@], qui n’est pas de la lessive ni de voiture, mais d’artiste."(...) "Promouvoir une marque sans produit, un sigle sans autre référent que lui-même." Puis il nomme les responsables c’est à dire non pas les politiques mais ceux qui font l’opinion esthétique. (je rajoute : qui sont les mêmes que ceux qui légitiment les choix des musées...)

Alors allons au plus radical ?

"(...) le concept d’art doit remplacer le concept dégénéré de capital.(...) le capital c’est la dignité humaine et la créativité.(...) L’art est le capital.(...) Le capital, c’est la capacité humaine et ce qui en découle. (...) deux relations bipolaires : la créativité et l’intention de l’homme.(...) Grâce à un dialogue ininterrompu entre les hommes, cela peut-être sans cesse discuté, cela peut se transformer en une productivité infinie qui forme et transforme le monde et dans certaines circonstances construit un cosmos tout à fait nouveau et précisément ne le détruit pas". Joseph Beuys. Mais Beuys était dans les musées avec les faveurs de ceux qui font l’opinion esthétique et je pense à cette critique de jean-Philippe Domecq dans un autre livre "une nouvelle introduction à l’art du XXe siècle" en parlant de Artaud. Je le cite : "Artaud découvre donc, avec le théâtre balinais, que l’intellectualité d’un art est proportionnelle à sa subtilité sensible, alors que l’art occidental, selon lui, est menacé de pratiquer le contraire, c’est à dire l’ablation du sensible au profit de la seule cérébralité du projet." et un peu plus loin en parlant des mouvements conceptuel et minimal (années 70) il pose une question, je le cite : "Comment peut-on prétendre créer un concept nouveau sans en créer la forme nouvelle ?" (en en tirant une conclusion qui nous interpelle tous) " Constatons qu’en sectionnant l’idée et le faire, qui naissent l’un de l’autre lorsque l’oeuvre est forte, l’art conceptuel a reconduit l’une des plus discutables césures qu’ait opérée le christianisme : celle du corps et de l’esprit." et puis un peu plus loin, il parle de Joseph Beuys, je le cite : " nombre de manifestations de l’art fin de siècle évitèrent toute invention formelle, considérée comme une vieille lune, et proposèrent, à la place, des mises en scène aussi inventives qu’une mise à l’étal, muséal et allégorique : par exemple, le piano recouvert de feutre marqué de la croix rouge et les étalages de reliques personnelles de Joseph Beuys.". Il dit que cette pauvreté formelle est compensée par un appareillage de justification conceptuelle, généralement sociologique et biographique...etc... (je rajoute : il est paradoxale que des avant-gardes se définissant souvent dans les années 70 comme révolutionnaires ont revendiqué cette césure)

Le sujet du Forum est art sans art un musée au noir, bien sûr on pense au livre de J.P Domecq "artistes sans art". Aprés toute ces citations on doit mieux comprendre mon sujet sur le forum de la MDA. Pour reprendre J.P Domecq si nous voulons être des "éveilleurs" faut-ils gommer ceux qui font l’opinion esthétique ? Faut-ils gommer l’institution ? Pour être "éveilleurs", il ne faut pas renoncer à l’art, de pas renoncer à la part du sensible, ne pas renoncer à notre singularité qui fait que notre production artistique ne peut se réduire à un sigle et que ceux qui refusent cet idée puritaine de la séparation de l’idée et le faire puissent se faire entendre par de nouveaux "ceux" qui font l’opinion esthétique ( car il y en aura toujours) même si comme J.P Domecq le cite "l’art atteint le but qu’il n’a pas" (Benjamin Constant,journal). Malheureusement, nous vivons dans un pays où ces "ceux" sont soudés à leurs chaires, le concept d’un "saint-siège" du non sens.

En avons-nous les moyens nous artistes plasticiens, artistiquement et culturellement ? Quelle méthode, quelle stratégie ?

- Défendre nos intérêts d’artistes plasticiens face à des directeurs de musées ou de centre d’art contemporain qui se prennent pour des artistes ou des PDG de marque est preuve d’une bonne santé mental et surtout d’un peu de courage face à une administration culturelle française sectaire et autoritaire. Combien d’artistes exclus des expositions ou tout simplement de vernissages car ils contestaient le bien fondé du pouvoir de ces messieurs, le liste est trop longue....

Je continue au sujet de Fabrice HERGOTT nouveau directeur du musée d’art moderne de la ville de Paris et de l’article du samedi 18 août 2007.

"L’intérêt d’une programmation est d’être au plus proche de ce qu’on trouve important, intéressant, de ce que l’on a envie de voir. Il s’agit au fond de quelque chose extrêmement créatif dans la façon dont on agence les différents domaines, les différentes oeuvres." Non Monsieur Fabrice Hergott vous n’êtes pas un créatif, pas plus qu’un artiste et l’agencement d’œuvres dans un espace relève d’une analyse et pour un artiste contemporain vivant d’une liberté pour l’artiste d’agencer son exposition comme il l’entend. Après la mode, la marque qui est une insulte pour le rôle réel des institutions en France nous voilà au créatif. Ce que aux Apea, artistes plasticiens plasticiennes en Aquitaine nous avions dénoncé dans nos deux lettres ouvertes sur le Frac Aquitaine, ils se prennent tous pour des artistes, dans le foot, les cuisiniers, certains viticulteurs, dans les musées, les Frac, dans la Pub, mais aux artistes plasticiens ont leur dit : "Vous n’êtes que des plasticiens !"

Pourquoi une marque ? Parce que Monsieur Fabrice Hergott ce prend pour le PDG du nouveau musée d’art moderne de la ville de Paris pour faire plaisir à sa ministre de la culture Christine Albanel ou à monsieur Bertrand Delanoë maire de Paris et mettre une couche de Libéralisme dans son discours sur l’institution culturelle et publique ? Le problème est qu’en économie libérale les musées sont privés et ne jouent pas avec l’argent du contribuable. Je continue de citer Monsieur Fabrice Hergott " Et dans un musée aussi important que le musée d’Art moderne, le travail ne peut se faire que dans un réseau à la fois d’affinité et d’intérêt, au sens de curiosité." . Voilà, le mot est dit "RESEAU", les mêmes réseaux que nous dénonçons aux Apea dans les Frac qui placent aux commissions techniques leurs propres petits copains qui achèteront à leurs propres petits amis. Il existe des juges de paix, il faudrait peut-être des juges pour aller fouiller un peu le montage de ces institutions publiques... Le montage d’exposition pour favoriser tel marchand, agent ou artiste pour faire monter ou maintenir des côtes, oui Monsieur Fabrice HERGOTT a bien raison de citer les réseaux qui programment l’exclusion d’artistes plasticiens talentueux pour favoriser des artistes peu regardant sur ces montages douteux. Je continue de citer Monsieur Fabrice HERGOTT : " Sans que cela soit pour autant idéologique (je rajoute : ce n’est pas de mode et ni de marque !) , c’est à dire que ce n’est pas une position ou une vision du monde très affirmée (on gomme la singularité de l’œuvre et de l’artiste) contre une autre, c’est, je le répète, plutôt une musique, une tonalité." Heureusement que Monsieur Fabrice Hergott n’est pas conservateur d’un musée sur la résistance ! Donc le gros mot à bannir est " idéologique " et donc vous ne verrez pas d’exposition par exemple sur la « Nouvelle Objectivité » car vous risquez de voir des dessins ou des peintures de DIX, BECKMANN ou GROSZ qui vont vous chanter une petite musique classée " dégénérée ".Lili-oto :Hommage à Otto Dix

- Comme je n’ai pas citer Philippe DAGEN alors que je l’ai suscité. Je vous écrit deux deux citations dans la "Haine de l’art".

Pablo Picasso : "Il ya une opposition absolue entre le créateur et l’état. Alors il n’y a qu’une tactique pour l’état : tuer les voyants. La vie d’une société exige la stabilité et le maintien de certaines normes, l’individu doit se plier ou périr."

Théodor Adorno : "Le combat contre les musées a un aspect donquichottesque, non seulement parce que la protestation de la culture contre la barbarie reste sans écho : la protestation sans espoir est nécessaire." dans Critique de la culture et de la société.

Je rajoute :"Il faut lier au sein de l’hétérogène !" Je crois de mémoire (je ne suis pas sûr) que c’est Henri Maldiney qui le disait.... Lili-oto 

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Vous pouvez vous rendre sur le site de la biennale d'art contemporain Out de Lyon 2009 contre le biennale officielle de Lyon 2009 et contre Thierry raspail. Vous trouverez un texte sur la véritable définition du sigle "art contemporain", un texte de Lili-oto de trente pages intitulé "art contemporain: concept "confus" ou non à la préfigutation culturelle du post-fascisme globaliste et mondialiste", un texte fondamental critique, politique et esthétique que vous ne trouverez dans aucune revue d'art ou dans aucun livre critique ou livre sur l'esthétique et la création contemporaine et sur l'art contemporain dans le monde. 

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Art et sciences: Nouvelle Relativité mouvement artistique:

"l'audace est de tirer la langue à Einstein et ses théories sur la relativité"
 
Les scientifiques recherchent de nouveaux systèmes de représentation alors que nous artistes bien modestement recherchons uniquement de nouvelles figures de la représentation. J’ai fondé il y a trois ans un mouvement artistique « la Nouvelle relativité », cette étude en est le miroir.

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Le mouvement artistique de la Nouvelle Relativité réfute le concept art contemporain qui n'est qu'un label mis en place par les galeristes américains pour des raisons marchandes et commerciales malgré la propagande française et ses mensonges à ce sujet car il est bien évident que l'utilisation de l'argent public à des fins commerciales est condamnable politiquement et culturellement et favorise les délits d'initiés, les conflits d'intérêts et la main mise de réseaux véreux, fermés et sectaires sur la création contemporaine. Comme le mouvement artistique Dada, la Nouvelle Relativité s’oppose à toute forme de contraintes politiques, idéologiques, sectaires, sur la création artistique. Et comme Dada, La Nouvelle Relativité défend la tradition libertaire dans la création artistique, c'est-à-dire une pratique artistique dans une liberté absolue. Comme son nom l'indique, ce mouvement artistique relativise les frictions conceptuelles dans l’art, conteste et balaye la notion de rupture artistique (notion totalement ridicule, sectaire et puritaine)...

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