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L’élection présidentielle 2012 et la culture

par lili-oto artiste plasticien / art contemporain 21 Mars 2012, 17:49 art contemporain

Quelle culture pour l’après 2012 ? A gauche, les candidats ont-ils tous un amour infini pour ce ministère de la culture qu’ils veulent tous remanier.

Nous savons tous que les artistes et surtout les plasticiens, poètes, danseurs en France ne voient jamais l’argent des subventions, ce qui n’est pas le cas dans les pays anglo-saxons. Ce ministère de la culture n’est-il pas un formidable outils de coercition contre la création contemporaine et l’émergences de nouvelles alternatives culturelles libres et autonomes, loin des sentiers battus, des décisions des fonds couloirs ministériels où le plus opportuniste a une chance de décrocher un poste à une direction de l’une de nos institutions culturelles. Ils nous parlent de réforme alors que les réalités sont toutes autres ! Leurs réformettes se limitent à la petite musique des chaises tournantes. Pourtant ces pays anglo-saxons néo libéraux sont très à droite, alors que se passe-t-il en France ? Ce n’est ni une histoire de gauche ou de droite, la France est l’expression culturel d’un mépris partagé politiquement par toute la classe politique de tout bord contre les auteurs créateurs électrons libres, et surtout les artistes plasticiens qui ne font pas des courbettes face au pouvoir politique et face aux responsables de la bureaucratie culturelle et des institutions culturelles.

Ce qui est défendu culturellement, c’est une politique culturelle régalienne avec ses conflits d’intérêts.

Ce qui est défendu culturellement, c’est le carriérisme des petits chefs de la bureaucratie culturelle qui passent au dessus des intérêts de ceux qui sont les véritables acteurs culturels ; les artistes.

Ce qui est défendu culturellement, ce sont l’opacité et le refus de toute forme de démocratie culturelle dans les institutions culturelles que l’on constate tous sur le terrain depuis des décennies dans les régions ou les départements quelques soient leurs étiquettes politiques.

Ce qui est défendu culturellement, c’est l’inaptitude culturelle, la médiocrité culturelle de tous ces élus de droite comme de gauche en responsabilité de la culture sur leurs territoires nationaux, régionaux, départementaux ou locaux. Quel artiste n’a pas été reçu par un élu qui se complaisait dans la suffisance alors qu’il avait un caillou ou un petit pois à la place du cerveau ?

Ce qui est défendu culturellement, c’est cette culture industrielle populiste et clientéliste qu’affectionnent nos chers élus aussi bien à gauche qu’à droite.

Y-a-t-il encore une gauche en France ? Au regard de ce qui se passe sur le terrain, je pense que non ! Il y a un consensus politique pour défendre la globalisation du néo libéralisme culturel sur tout le territoire français. Une culture de réseau, de magouilles et de conflits d’intérêts.

Lili-oto est un artiste candidat de l’absurde à une élection présidentielle pipée, candidat virtuel à une NON présidence d’une république française gangrénée qui est ouvertement contre toute forme de démocratie culturelle broyant nos vies d’artistes en mode rouleau compresseur.

 

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