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L’art, les élus, le pouvoir et le fric

par lili-oto artiste plasticien / art contemporain 13 Janvier 2012, 08:44 art contemporain

Le journal le Monde fait des articles sur les artistes indignés dans l’art contemporain en Israël, bravo ! On applaudit… Mais des artistes israéliens qui ont pour revendication des revendications totalement alignées sur les revendications de la biennale Out dissidente online de Lyon ou de l’artiste Lili-oto et d’autres... Mais voilà, le journal le Monde hautainement ignore ces indésirables ! Pensez-vous chers électeurs ! Les indignés dans l’art contemporain, c’est ailleurs ! Surtout pas en France, ni problème de démocratie, ni d’affairisme et l’institution c’est connu, elle est blanche comme neige !!!

Parti Socialiste, UMP, centristes, vert ou écologie mènent une politique culturelle commune et partagée dans l’art contemporain sans aucune autre perspective politique que la spéculation, la culture néolibérale visant exclusivement le marché véreux de l’art contemporain

Le journal le Monde ne parle surtout pas des artistes indignés en France et de nos revendications originelles qui sont communes aujourd'hui à tous ces noyaux de mouvements planétaires et non plus des prémisses d’activistes dissidents en France dans ce dit art contemporain qui offrent l'exemple à d'autre pays… Philippe Dagen journaliste au monde et auteur de livre sur l'art contemporain qui est l’un des journalistes en France incontestablement compétent dans l'art contemporain passe sous silence la BAC OUT de septembre 2011-12, biennale de Lyon dissidente d'art contemporain et sa controverse : " une terrible indignation est née " qui trouve pourtant dans la population française à la veille d’une élection présidentielle tout son sens et même dans trois mois peut-être toute son expression !

Pas un mot, pas une critique, pas une objection sur l’énorme budget scandaleux de 7 millions d’euros pour cette manifestation lyonnaise bling bling comme les expos au château de Versailles, ni dans le journal le Monde ni dans le journal Libération. Les élections en France sont comme les expositions publiques, elles se font sans les pauvres, les ouvriers, les oubliés, les rejetés, les blackboulés ou comme nous artistes : les évincer !!!

La BAC, la biennale officielle d'art contemporain de Lyon est uniquement une biennale d’art contemporain entre élus, amis et relations professionnelles, réseaux, alors que les artistes en France subissent une censure sans nom où exposer devient mission impossible même pour des artistes confirmés avec plus de trente ans d’activité. Une censure politique odieuse, pernicieuse, toxique, bureaucratique, institutionnelle qui nous empêche même de travailler puisque pour 90% d’entre nous subissons cette spéculation immobilière grâce à cette loi de 48 dissoute sous Chirac en 1986 qui a fait plonger un grand nombre de gens dans la rue. Nos conditions artistiques malheureusement ordinaires font que nous n’avons même plus d’atelier pour travailler, on ne peut plus payer des loyers, nous sommes comme tant d’autres réduits à une survie sociale et alimentaire et surtout au silence. Vive la censure sournoise et maline !

Nos appels au secours d'artistes aux élus du Parti Socialiste dans les villes, départements, régions, restent lettres mortes alors que confier aux artistes des immeubles vides appartenant à la collectivité dans des villes touchées par la pauvreté, la misère, la montée du chômage est un bienfait prouvé depuis des lustres pour les villes et qui ne coûte rien au contribuable. Même dans des régions touristiques pauvres où j’habite, dans un département et dans une ville d’une agglo de 125000 habitants gérés politiquement tous deux par le Parti Socialiste qui a le record en France de la montée du chômage, nous ne pourrons pas organiser cet été des expos. C’est puant ! Nous ne pouvons même plus nous donner éventuellement dans le meilleur des cas et avec un peu de chance les moyens de pouvoir bouffer sans passer par le RSA et de s’acheter du matériel pour la pérennité de notre activité artistique. Nos élus préfèrent des immeubles du parc public à l’abandon donnés au rats et au salpêtre plutôt que de laisser les artistes créés eux-mêmes leurs propres événements afin de nous maintenir dans une misère chronique. Nos élus préfèrent des artistes soumis, disciplinés et serviles. Des méthodes politiques qui font vomir plus d’un artiste plasticien en France et une grosse partie de son public toujours fidèle malgré nos absences durables.

On nous vente l’augmentation du nombre de visiteurs de la biennale de Lyon 2011-12. Bien sûr ! Avec l’argent du contribuable qui coule à flot en pleine crise économique (budget global en hausse de + de 10% pour cette B.A.C de Lyon 2011-12 soit environ 1 million d’euros d’augmentation et surtout l’impossibilité de pouvoir consulter ses comptes) et avec en contrepartie des artistes sur tout le territoire français laminés, exclus en majorité chassés de toute activité artistique, de toute monstration, et donc de toute confrontation face aux artistes sélectionnés par l’institution et le marché de l’art néolibéral. Bonjour la concurrence déloyale! Toute forme d’art en France non agréé bureaucratiquement est déclaré institutionnellement et politiquement rivale et ennemie. Un art qui est inévitablement avec ses auteurs artistes radiés et éjectés de la vie culturelle, de l'action culturelle et artistique française. La voilà la belle affaire et cette réussite sanglante, cruelle et barbare de nos élus aux commandes de notre devenir social et culturel ! Leurs véritables visages, des enfoirés !

Peut-être que les artistes exclus depuis 30 ans par la bureaucratie culturelle française dirigée par ce consensus politique mou " majorité et opposition molle " sont-ils les artistes dégénérés du 21eme siècle dans toute cette horreur économique !

Les artistes sont nombreux en France à être déclassés comme lili-oto car ils refusent la servitude politique et bureaucratique, les magouilles, les réseaux véreux, les conflits d’intérêts et les conflits d’initiés propres à la globalisation planétaire de cette culture néolibérale dogmatique et son marché financier véreux d’un art politico-affairiste soutenu par les institutions soutenues par les élus qui fait de gras comptes en banque pour les galeristes d'art et les collectionneurs d'art spéculateurs. Des artistes peut-être rangés dans un des tiroirs de la sociologie de l’art sous le registre artistique mortel de " libertaro-relativiste ", un attribut que j’ai découvert il y a peu dans le livre d’une avocate, elle, aussi compétente et aussi renommée que Philippe Dagen dans ce dit art contemporain à la française.

Sombres actualités culturelles sur les ruines d’un présent disloqué où comme je l’ai écrit à maintes reprises sur le web : " un pays aveugle de sa propre poésie est un pays condamné irrémédiablement aux ténèbres ". Bienvenue au royaume de la " zombie " présidentielle de 2012 et cette instrumentalisation barbare qui nous dote tous d’un bulletin de marbre.

 

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