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Etre artiste en 2012 et l’élection présidentielle

par lili-oto artiste plasticien / art contemporain 3 Avril 2012, 13:30 Jeff Koons

Parlons de l’état réel de notre condition d’artiste en 2012 dans l’art contemporain, les arts visuels ou les arts plastiques après 5 ans du gouvernement Sarkozy. Dans condition d’artiste, j’entends, les conditions pour pratiquer dignement notre activité, de nos conditions d’exposition, de nos conditions sociales ou de survie de plasticien, d’artiste peintre, de sculpteur, de vidéastes, de photographe, d’installateur, etc. C’est un sujet assez simple à traiter, hormis une toute petite minorité insignifiante d’artistes plasticiens ou plasticiennes tout registre d’art confondu, une minorité insignifiante à l’égard de plus de 100.000 artistes créateurs auteurs dans les arts plastiques en France, nos conditions n’ont cessé de se dégrader. Une dégradation méthodique, c'est-à-dire politiquement planifiée et qui a largement dépassé la ligne rouge dans un pays industriel et riche.


A chaque présidentielle, c’est toujours le même refrain, nos conditions d’artistes plasticiens se détériorent gravement et les candidats prétendants au poste de président de la république (une élection débile) nous promettent monts et merveilles avec des engagements jamais tenus. Eh, bien NON ! Cette année 2012, les principaux candidats à cette présidentielle 2012 ont innové, la culture, l’art et les conditions de vie ou de survie des artistes sont passés à la trappe ! Ils partagent tous malgré quelques mensonges, les mêmes programmes culturels en creux car ils sont dans une incapacité notoire de penser notre société. Ils sont dans une incapacité notoire de penser la culture, l’art contemporain ou la création contemporaine différemment que la clique d’experts culturels, technocrates ou bureaucrates culturels qui travaillent sous leurs ordres dans les institutions d’art contemporain. Il y a 5 ans Sarkozy avait menti en essayant de manipuler les artistes plasticiens avec l’aide de qui on sait à la tête d’une fameuse association, son action culturelle en France a été la même que celle la gauche libérale ou caviar avec toutes ces expositions bling bling qui coutent des dizaines de millions d’euros aux contribuables chaque année.


Pourquoi la gauche est-elle incapable d’écrire un projet culturel innovant, laissant un vide que l’extrême droite se fait un plaisir de combler avec son populisme traditionnaliste culturel ?  Parce que la gauche libérale est à la direction de 20 régions en France et qu’elle partage le même point de vue sur la gestion de l’art contemporain que la droite. Elle défend les mêmes valeurs, souvent les mêmes artistes, le même mode de marché d'art : un marché véreux international d’art contemporain qui n’est que conflits d’intérêts et délits d’initiés et qui sert souvent de véhicule financier à l'évasion fiscale dans des paradis fiscaux.


Les candidats à cette présidentielle 2012 aidés par les principaux médias jouent la montre avec la population en essayant d’apporter le plus grand flou possible sur leurs intentions politiques après le deuxième tour de cette élection. Je pense que nous sommes très nombreux à l’avoir compris, artistes ou pas d’ailleurs ! Cette élection est rejetée par la population française qui regarde cette campagne électorale 2012 avec dégoût et indifférence. Les chiffres des states sur les moteurs de recherche sur le web ou internet le confirment.

Notre devenir immédiat n’est ni blanc ni nul d’abstention ! Qu’est-ce que ça veut dire ?

Les artistes sont le dos au mur, à part une minorité d’artistes plasticiens institués dans les institutions académiques de l’art contemporain ou ceux qui vendent dans les dits arts singuliers très traditionnalistes. Notre précarité d’artiste créateur auteur, l’absence d’atelier, l’exclusion des espaces publics d’expositions tenues en laisse par la technocratie culturelle et les élus de droite comme de gauche, l’impossibilité financière de monter des lieux alternatifs font partie de notre quotidien. Il fut une époque où les artistes peintres ou les sculpteurs n’avaient pas le droit à la signature et la reconnaissance sociale et en droit d’auteur et d’artiste, ils les ont obtenues par des luttes et c’est ce qu’ils nous restent à faire. Il n’y aura pas d’autres alternatives. Nos lendemains vont être très difficiles ! Votez virtuel et pas immatériel ! A quoi bon voter pour des élus qui ne votent jamais pour nous !

Lili-oto artiste web candidat virtuel pour une non-présidence dans cette présidentielle 2012 est pour la mise en œuvre de nouvelles émergences et alternatives culturelles et politiques. Tous ceux qui connaissent mon activisme d’artiste sur le web ou sur internet depuis 2007 contre ce gouvernement Sarkozy, contre cette maudite gauche caviar ou contre l’extrême-droite savent que ce n’est pas moi qui va vous donner, chers artistes, un bulletin de vote à l’effigie d’un candidat pour le mettre dans l’urne aux deux tours de cette présidentielle 2012. Lorsque des artistes militent pour un candidat, regardez sur le web ou internet son parcours artistique ces dernières années, où il a exposé, s’il a obtenu des aides publiques, la couleur politique des villes, départements, régions où il a exposé, la nature de son travail artistique et du ou des réseaux dans lesquels il évolue, et ne vous laissez pas instrumentaliser ou manipuler.

Je crois à la créativité d’émergences artistiques en devenir ou à la création artistique, à cette intelligence, à cette ingéniosité, au sensible, au talent, à ce monde inspiré commun à beaucoup d’artistes mais malheureusement il faut le reconnaitre, seul un petit nombre d’entre eux refusent la servitude volontaire aux institutions, aux marchands, aux conservateurs, aux commissaires d’expositions, aux élus et nous sommes rares à revendiquer une autonomie libre et indépendante comme seul mode d’expression artistique. C’était déjà comme ça dans les écoles des beaux arts depuis la fin des années 70.

Des artistes dissidents que vous ne trouvez pas dans les revues ou magazines d'art contemporain et surtout pas un mot sur cette résistance dans ces mêmes revues ou magazines d'art contemporain. 

 

 

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