Overblog
Editer l'article Suivre ce blog Administration + Créer mon blog

Actualité : artiste lisibilité sur le net art contemporain et arts visuels face au pouvoir, à Sarkozy et aux prédateurs de la finance, non au Lumpenartist

par lili-oto 27 Mars 2010, 14:34 art contemporain

Avec la montée au depuis le début des années 80 du nombre croissant d’institutions culturelles et artistiques en France, cette mode muséale fait qu’une ville sans musée ne serait plus une cité digne de son nom.  Etrangement, la situation des artistes auteurs créateur ne cesse de se dégrader et s’aggrave avec cette crise économique. Mieux vaut être salarié d’une institution culturelle ou artistique même si les salaires sont relativement bas que d’être l’un des acteurs constitutifs de la création contemporaine et de la créativité humaine. L’essence et la substance, l’humain, la moelle de cette activité créatrice est gommée par les intérêts pécuniaires d’une culture de masse. Une culture de masse qui s’impose comme le point zéro d’une gravité culturelle enchaînée à cette culture libérale spoliant la quintessence de la créativité au profit d’un endoctrinement politique et surtout économique. L’art, l’artiste et ses œuvres sont rançonnés, dépouillés puis étouffés par la confiscation globale de la gouvernance des circuits de monstration au profit d’une forme globale de la propagande. 

Il est étonnant de voir à quel point les artistes ont talent et ingéniosité à triturer, modeler, façonner, sculpter toute forme de concepts alors qu’ils restent muets lorsqu’il s’agit de remodeler, repenser les structures institutionnelles, de remettre en cause l’instauration même de ce pouvoir  et les fondements du marché international véreux de l’art dit contemporain, quel silence ! Parfois ce refus du droit légitime à la parole, du droit à la critique, à la contestation, parfois le devoir de résistance, les transforment  non pas en de simples marionnettes du pouvoir politique et marchand car je les respecte malgré cette bouche durablement scotchée mais à des ready-made humains, à des êtres  manufacturés par un design résultant du fruit d’un acte unique, l’acte de la ou d’une reconnaissance instituée.  Ils font penser à ce que l’on désignait chez les marxistes au sujet de cette classe du sous-prolétariat, cette classe de la population sans conscience politique et sans conscience de classe, le Lumpenproletariat. Sont-ils le Lumpenproletariat de la culture, le Lumpenproletariat du marché international  de l’art dit contemporain ? Des artistes dont l’œuvre pourrait s’affirmer comme géniale mais seulement le concentré d’un être déclassé, déchu parfois rabaissé, humilier et surtout rétrogradé à l’arrière plan non plus de son œuvre mais tout simplement du produit même pour lequel il œuvre.  Ces artistes dits institutionnels sont-ils des Lumpenartist ? Ici « artist » n’est pas en anglais mais en allemand, « artiste de cirque ». Car cette sphère de l’art contemporain et de la bulle financière de l’art contemporain forment par ses rites, initiés, cette notion de caste, d’appartenance, ces magouilles, ses escroqueries, ses conflits d’intérêts, ses conflits d’initiés, un drôle de cirque où règne malgré les apparences mensongères, le degré zéro non pas de l’art (je ne suis pas critique mais artiste, je laisse le soin de la critique aux spécialistes) mais, le degré zéro de la culture. Quelle honte, c’est vraiment minable et d’un ringard ! Artistes institutionnels = Lumpenartist ? Les marxistes disaient qu’il fallait se méfier de ce Lumpenproletariat qui était bien souvent des alliés de la bourgeoisie. Que nous ayons ou pas à ce méfier du Lumpenartist est secondaire mais par contre il représente un allié fondamental à cette culture ultra libérale et par ses aides et ses soutiens institutionnels, le Lumpenartist forme une caste d’artistes qui fait un grand tord aux artistes libres qui n’ont plus les moyens matériels aujourd’hui de mener à bien leur création, leur activité artistique et surtout d’exposer cette création artistique et de s’imposer équitablement (le refus d’égalité des chances) par cette confiscation totale par le pouvoir politique et marchand des espaces de monstration en france.

Un mot nouveau apparaît dans l’environnement de l’art : le Lumpenartist.

Le pouvoir aime les artistes dans l'art contemporain ou les arts visuels qui jouent une mélodie culturelle juste et harmonieuse aux règles libérales édictées par les intérêts des prédateurs de la finance et de l'industrie internationale.

j-aime-les-musiciens-copie-1.jpg
¤retour/home

commentaires

gallois eric 31/03/2010 14:11


je t'invites sur mon blog, me penses tu dangereux pour ce monde?


Haut de page