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Le plasticien Lili-oto est expulsable article du journal Sud Ouest par Hérvé Mathurin

par lili oto 16 Janvier 2006, 18:53 Jeff Koons

 

 

Le plasticien Lili-oto est expulsable

L'expulsion ne hante pas seulement des personnes en marge de la société. L'artiste plasticien Lili-oto, locataire d'un atelier de 100m² rue du Faubourg des Arts dans le quartier des Chartrons à Bordeaux, où il a aménagé une chambre et une salle d'eau, est lui aussi susceptible de voir débarquer la force publique du jour au lendemain en raison d'un jugement défavorable du 14 février dernier, consécutif à une ardoise qui se monte désormais à 6000 euros.

Arrivé dans les lieux il y a deux ans en provenance de Paris (Lili-oto qui a travaillé comme décorateur pour le cinéaste (...)) a vu ses débouchés se tarir suite à la faillite de son vendeur. Dans l'incapacité de régler ses loyers avec régularité, il a cherché, comme l'a obtenu son voisin Michel 2 Soulignac, une solution à l'amiable avec Domofrance, le bailleur des ateliers.

"J'ai demandé à être relogé dans un appartement HLM qui m'aurait permis d'obtenir des aides, car je suis Rmiste; de surcroit, je suis séparé de ma compagne(qui occupe toujours l'appartement au dessus de mon atelier) et j'ai la garde alternée de mes trois enfants; mais Domofrance n'a rien voulu savoir et depuis juillet ma dette est passée de 3000 euros à 6000 euros" dit Lili-oto

L'artiste ne conteste pas le bienfondé d la procédure. Il regrette en revanche que Domofrance "n'ai rien fait pour amélioré l'attractivité du Faubourg des Arts; la moitié des artisans arrivés il y a quatre ans ont quitté les lieux". Il déplore surtout le changement d'attitude de la société Domofrance à son égard depuis que la nouvelle direction a pris ses fonctions. Il a lancé une pétition de soutien sur internet. 

Un moment, des amis lui ont suggéré de rejoindre les enfants de Don Quichotte mais Lili-oto s'y refuse : " Il y a là des personnes en grande souffrance, ma situation me prend parfois la tête mais je n'en suis pas à ce stade, cependant, du jour au lendemain, je peux moi aussi me retrouver à la rue".

: H.M


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