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l'art du pauvre

par lili-oto 20 Juillet 2009, 11:18 art contemporain

Aujourd'hui, les pratiques artistiques dans les arts plastiques se résument à l'art du pauvre que vous soyez dans l'art dit contemporain, l'art actuel, les arts singuliers, l'art brut ou les arts populaires. Si vous n’avez pas de fortune personnelle ou si vous n'êtes pas l'heureux élu des institutions artistiques et culturelles françaises (Frac, Drac, Cnap, musée ou centre d’art contemporain) qui avec le conseil pour la création artistique ont la main mise totale sur la création contemporaine et surtout les espaces d'exposition digne de ce nom, vous êtes réduits à la survie et l’art du pauvre même si votre création artistique est riche. Voilà, le grotesque est le plat quotidien de la culture française qui veut anéantir les libertés individuelles si chères aux artistes plasticiens, auteurs ou créateurs. C'est de plus en plus la "gerbe" dans ce pays avec cette absence totale de propositions à gauche et qui en plus, a participée et même parfois générée cette situation ubuesque. Il n'y a plus qu'un seul programme culturel, faire crever les artistes qui ne veulent pas se soumettre à ses graves dérives politiques et culturelles qui préfigurent ce que l'on redoute le plus dans une crise économique capitaliste, l'installation politique et économique d'un post fascisme.



Depuis peu, avec le RSA, les artistes qui ne sont pas à la MDA (maison des artistes à Paris) et qui ne vendent pas ou plus ne sont plus considérés aujourd'hui comme des artistes par les CLI (commissions locales d’insertion totalement incompétentes en matière artistique, ce qui est normal, ce n'est pas leur boulot) même s'ils ont une pratique artistique depuis 30 ans, une multitude d'expositions derrière eux, presse et reportage Tv, et largement reconnu par la communauté, la presse et le public comme artiste. C'est une grave violation de la loi car il n'existe pas de statut d'artiste en France, la MDA existe seulement pour gérer la Sécurité sociale des artistes et rien d'autre. Ce genre de mesures totalement abusives sont discriminatoires et condamnables... Alors que Monsieur Thierry Raspail s’est autoproclamé directeur artistique d'une biennale d'art contemporain à Lyon en ayant une formation d'histoire de l'art et donc une formation uniquement d'historien et non d'artiste. Un historien ne peut en aucun cas prétendre à être directeur artistique d'espaces de diffusions ou d'expositions, seuls les artistes ont cette compétence artistique. A certains artistes on dit qu’ils ne sont pas artistes pendant que des administrateurs se prennent eux pour des artistes, n’ayant pourtant jamais rien créé, et parfois n’étant l’auteur de quoi que se soit… Ce n'est pas une chasse ouverte aux historiens d'art, intellectuels dont les artistes ont grandement besoin mais qu’ils s’en tiennent à leurs jobs et leurs compétences. Le dit art contemporain qui n'est qu'un label commercial préfigure aujourd'hui la montée d'un post fascisme dans le monde et ce label commercial a été ces dernières années le meilleur allié culturel aux travers de la spéculation de cette économie ultra libérale qui nous a envoyé tout droit dans cette grave crise économique capitaliste qui n'est d'ailleurs qu'une escroquerie mondiale. Aujourd'hui, tout est fait pour protéger les artistes subventionnés élus par les administrations artistiques et culturelles (Drac, Frac, Cnap, musées, centres d’art…) et flinguer toute forme d'émergence artistique qui n'est pas contrôlée ou surveillée par ces institutions artistiques, c'est facho et déviant et fait surtout écran sur les conflits d'intérêts dans les institutions qui marchent parfois main dans la main avec certaines galeries d’art, agents d’art ou grands collectionneurs d’art (industriels ou financiers amis du pouvoir). Ces fameux administrateurs formés en histoire de l’art ferment lâchement leurs grandes gueules lorsque Sarkozy s’autoproclame président d’un conseil pour la création artistique, alors que la dérive culturelle est très grave et qu’il y a des exemples et des précédents dans l’histoire des dictatures. Ils ne font pas leur boulot tout en voulant piquer la place des artistes. 
L’état français et le ministère de la culture et sa délégation aux arts plastiques gérés par la droite, les régions : la plupart à gauche: Conseils Régionaux, les départements aussi bien à droite qu’à gauche : Conseils Généraux en sont toujours à se cacher derrière les institutions culturelles comme le Frac ou les musées d'art contemporain, pour moi c'est une politique culturelle de droite car à travers les acquisitions et les expositions par exemple du Frac, il y a un soutien total au marché de l'art international et ses travers spéculatifs et ses fameux délits d'initié. Un système mis en place sous J.Lang dans les années 80 sans concertation avec les artistes (contraire aux recommandations pour le statut d’artiste publiée par l’UNESCO et signée par la France en 1980). Depuis 25 ans les institutions artistiques, musée d’art contemporain, Frac, biennale d’art contemporain utilisent systématiquement un soi-disant commissaire d’exposition ou curateur, une autorité qui fait partie du même sérail que les administrateurs institutionnels afin d’éviter de rendre publique en amont les thèmes de leurs expositions pour interdire tout forme d’appel d’offre public auprès des artistes pour qu’ils ne puissent pas concourir à ces expositions et ils gardent ainsi secret la préparation des expositions, leurs sélections où seulement quelques artistes sont conviés afin d’affirmer leur pouvoir autoritaire, totalitaire et sectaire sur les artistes participants à ces expositions publiques, des expositions qui frôlent dans leur montage ou sont (seuls les juges ont compétences pour nous le dire) dans des conflits d’intérêts puisque tout ça se fait avec l’argent du contribuable ou l’argent public.  A chaque élection en France, il y a un silence totale auprès des électeurs sur les pratiques de ces institutions culturelles ou artistiques d’état ou des collectivités territoriales (conseil régional (région) , conseil général (département)). Les électeurs sont manipulés et ne savent pas dans quelle condition on utilise réellement l’argent du contribuable ou l’argent public qui favorise obligatoirement des réseaux, le copinage ou le clientélisme. On passe sous silence aussi la présence de black listes d’artistes (comme ce fut le cas sous les dictatures staliniennes ou fascistes), d'artistes engagés politiquement à gauche qui sont interdits d’exposition dans des départements ou des régions gérées par la gauche elle-même ( PS parti socialiste) qui préfère des artistes indolores ou dits « apolitiques » mais bien souvent de droite et surtout à fond dans ce système, un système administratif qui flirte avec un marché international d'art baigné dans la corruption et la spéculation.

Amicalement lili-oto


FRANCE ART CONTEMPORAIN 2009

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