Overblog Suivre ce blog
Editer l'article Administration Créer mon blog

Election européenne, une petite lumière dans cette illusion de démocratie. Vote et artiste

par lili-oto 4 Juin 2009, 07:54 art contemporain

Il n’y a que le capital humain qui convertira cette économie uniquement spéculative qui a privatisé les biens communs nécessaires à l'humanité en spoliant l’homme et la bonne marche de son évolution. Il n’y a que ce capital humain qui peut contrer l’accumulation scandaleuse des gros capitaux et cette politique d’appauvrissement des bien publics, des biens communs et partagés. Croire que des élus européens vont défendre l’intérêt général de notre civilisation en gommant ceux qui écrasent les populations par leurs dérives mafieuses, c’est tout simplement croire au père Noël ! J’ai décidé d’apporter ma contribution à cette élection européenne en juin 2009 par mes recherches, ma création, mes prospections, beaucoup plus utile qu’un simple bulletin de vote pour cette clique d’opportunistes, des parlementaires européens au services de la spéculatition, même si j’irai voté à gauche pour cette élection, car je refuse que l’on me vole ce maigre pouvoir de dire non. « Il n’y a que la capacité de l’homme et ce qui en découle. Grâce à un dialogue interrompu entre les hommes, cela peut-être sans cesse discuté, cela peut se transformer en une productivité infinie qui forme et transforme le monde et dans certaines circonstances construit un cosmos tout à fait nouveau et précisément ne le détruit pas. » Joseph Beuys (artiste allemand) (Qu’est-ce que l’art, Volker Harlan, édition L’Arche)



Le jour des élections européennes, le 7 juin 2009, si nous concédions à cette journée dite électorale un peut de notre savoir, de notre générosité pour les autres, pour la nature, la science, l’art, l’écologie, ou apporter ensemble des solutions pour vivre dans un monde meilleur y compris économiquement et politiquement, selon nos compétences, ça serait beaucoup plus efficace que d’envoyer des parlementaires au parlement européen aux ordres de leurs propres intérêts et de leurs donneurs d’ordre. Oui à l’Europe et oui même au monde mais pas dans ce cadre économique et politique discrétionnaire qui nous est imposé par une toute petite minorité d’individus vivant uniquement de la spéculation et de l’accumulation scandaleuse du capital au mépris des intérêts vitaux de nos populations.

Ci-dessus, mes recherches sont sur l’espace-source, l’espace-temps et surtout la lumière. En art et surtout dans la peinture on peut presque parler d’espace-lumière. Ces recherches s’inscrivent dans une longue tradition chez les artistes peintres à travers toute l’histoire de l’art. Cette étude que je mène depuis plus de 25 ans, à Lyon, puis Paris, Bordeaux et aujourd'hui dans le Languedoc Roussillon découle certainement des travaux de Diego Velasquez dans les Ménines et de travaux plus contemporains comme ceux du peintre américain Frank Stella. Aujourd’hui mon travail croise celui de la science, peut-être de la physique, dans cette mouvance « arts et sciences », mais il ne fait que de « croiser » la science. Les scientifiques recherchent des nouveaux systèmes de représentation alors que nous artistes bien modestement recherchons uniquement de nouvelles figures de la représentation. J’ai fondé il y a trois ans un mouvement artistique « la Nouvelle relativité », cette étude en est le miroir.

Au départ dans les années 80, j’ai recherché une figure intermédiaire entre la peinture et la sculpture, ou une figure réunissant les valeurs intrinsèques de la peinture et de la sculpture. Mes premières installations « en strates » m’ont éconduit à réfléchir sur la lumière, son implication et sa réelle fonction dans l’histoire de la création picturale et sculpturale. De fait mes recherches m’ont renvoyé à la bidimensionnalité et la tridimensionnalité. Au début des années 90, j’ai compris que seul un cône de lumière avait ce potentiel intermédiaire. Bien sûr, cette déduction m’a rapproché de la physique. Ces dernières années, j’ai compris que mes recherches ne pouvaient avancer que si je repositionnais l’art dans de nouvelles perspectives esthétiques et plastiques. Redéfinir une nouvelle introduction à l’art non pas comme un critique ou un historien mais comme un artiste en quête de nouveaux outils. Je n’ai pas fait table rase de tout ce que j’avais appris ou pu constater car je trouve la notion de rupture dans certaines avant-gardes totalement suffisante, débile, surannée, une vue de l’esprit qui frise le puritanisme. Donc ces 5 dernières années, j’ai résumé les grandes familles de la création des arts plastiques en deux grandes familles ayant deux objectifs : le recherche sur les figures latentes et la recherche sur les figures potentielles, sachant que certaines œuvres sont le fruit de ces deux types de recherches, comme par exemple pour la plus récente « Guernica » de Pablo Picasso. J’ai du diversifier ma propre pratique artistique, c'est-à-dire mener plusieurs pratiques de front et pour certaines revenir à des formes plus classiques comme le modelage, la peinture en parallèle à mes propres recherches. Comprendre ce que sont ces formes latentes et quelles étaient leurs véritables places dans l’échiquier de la représentation et par sa pratique rechercher ses évidences implicites, d’où, l’ethnologie de l’insignifiant. « Défaire le pli, déplier, c’est déplier ce qui est impliqué en lui, l’en extraire par ce qu’on nomme justement une ex-plication. » mais comme le souligne Henri Maldiney dans art et existence: « Mais aucune création ne se comprend de cette manière ». Alors j’ai refait les gestes essentiels, plier la terre, la déplier, la modeler, la remodeler, représenter pour comprendre ce qui était impliqué dans ces gestes si traditionnels hérités de milliers d’années de pratique, pour fouiller cette ex-plication dans cette im-plication, compénétrer non pas la création mais l’acte, un acte contemporain dont contrairement à ce que dit Henri Maldiney nous ne sommes pas à l’origine mais qui n’est à mes yeux que « le pli » des origines et donc au fil des siècles une création qui se cristallise en une déflation inévitable. Grave erreur de mépriser cet art d’expression de formes latentes au nom de cette déflation, au nom du rejet de la "sensiblerie", car c’est à travers ce miroir indispensable des pratiques artistiques considérées à tord comme redondantes que nous puisons les évidences implicites des rythmes et des évolutions de toutes nos civilisations contemporaines. Les gommer permet à certains pouvoirs de manipuler les populations en substituant les schémas de l’évolution par un capital composé des variations de convergences de mutations à la conversion des préceptes de marché et de soi-disant libre échange. Grave aliénation et aveuglement d’invalider artistiquement ce potentiel de formes latentes car elles sont comme la « cheville ouvrière » des recherches sur les formes potentielles, les conditionnent et les délimitent, les spécifient et forment le capital essentiel à ce que l’on nomme la « valeur de l’esprit » ou « la valeur de la pensée ».

Cette étude ne relève pas d’une étude scientifique, on dit "art et sciences" et non pas les "sciences de l’art", l’art n’est pas une science. Vous trouverez une approche différente de la science et de la physique sur la lumière, sur la notion d’espace-temps, puisque à mes yeux il n’existe pas de temps dans l’absolu ni de temps relatif mais uniquement un temps surdéterminé (TS). Les champs du ailleurs bouleversent le concept d’ailleurs dans le cône de lumière de Hermann Minkowski (mathématicien et physicien théoricien allemand). Mon cône n’a pas la forme du sablier d'Hermann Minkowski car le temps est surdéterminé (TS) et donc il n’est représenté que par un simple cône. A mes yeux, la lumière est dans un rapport 2,5 ou la position intermédiaire entre la deuxième et la troisième dimension (2,5D). Le cône est un cône d’énergie. Ces modifications de perceptions de la représentation délaissent la notion d’espace-temps tel qu’il est défini par la science et la physique au profit d’un espace-source. Voilà, mes recherches continuent même si comme beaucoup d’artistes, je n’ai pas financement, plus d'atelier (pas les moyens de payer un loyer), pas d’espace de diffusion correct, et je vis comme un très grand nombre d’européens en dessous du seuil de pauvreté dans un pays très riche et une Europe qui préfère écouter et soutenir les lobbying financiers. Lili-oto






j'ai pensé pendant longtemps que ceci représentait l'intervalle d'un espace-temps
avec un temps surdéterminé, aujourd'hui je pense que
c'est l'intervalle espace-source






¤retour/home

commentaires

Laurence Giuliani 07/06/2009 23:25

Bonjour,
Ca n'a rien à voir avec le billet sur les élections européennes mais je tenais absolument à vous joindre : Histoire de comprendre un peu mieux le dispositif Rsa, je suis allée faire un tour sur le site dédié du gouvernement (rsa.gouv.fr). Dans la rubrique "points d'information près de chez vous", je tombe sur le lien du site de l'apea. Deux hypothèses s'offrent à moi : Soit vous considérez que RMI/RSA est un enjeu assez important pour les plasticiens pour que vous décidiez de travailler dans le sens du gouvernement (ce qui m'étonne vu votre engagement politique et vu la répulsion de notre cher président pour toute forme de contestation) ; soit il s'agit de récupération mais je n'ai pas très envie de céder à la théorie du complot. Quelle que soit la réponse, je ne cherche pas du tout à juger les postures et les choix, mais j'avoue que cela m'intrigue assez pour avoir envie de comprendre ce qui se joue là.
Voilà, si vous aviez deux minutes pour me répondre,
Cordialement,
Laurence

lili-oto 08/06/2009 09:48


Bonjour Laurence, Je ne gère pas le .gouv.fr  et à vrai dire je n'en sais pas plus que vous. Par contre, non je ne pense pas qu'il y a un complot ou une manipulation contre les Apea, mais
peut-être tout simplement : « j'ai un blog sur ce .gouv.fr où j'ai gueulé pour la situation scandaleuse des artistes plasticiens au Rmi en France, ce qui explique certainement le référencement des
Apea sur ce site. Maintenant la situation RSA/Rmi pour les artistes? Ca c'est la big question! Aux apea on considère qu'il vaut mieux une forme de RSA
donc avec le versement d'un supplément financier pour les artistes en activité et acquit de fait, sans contre partie, adhérent ou pas à la MDA! Car ceux qui contrôlent au sein des
Conseils Généraux les Rmistes n'ont pas les compétences pour aider et pulser la création contemporaine et bien souvent des associations d’insertion subventionnées par les Conseils Généraux n'ont
strictement aucune compétences en matière d'Art, d'artistes ou de création, et je me souviens même d’une association d’insertion en Aquitaine avec qui j’avais pris rendez-vous pour savoir quelle
était leur fonctionnement car j’avais des doutes me dire : « qu’avec les artistes plasticiens l’insertion ça se résumait à grands coups de pompes dans le cul et qu’on étaient qu’un ramassis de
fainéants! ». Je pense que 95% des associations d’insertions proposent aux artistes plasticiens de s’inscrire à la MDA, et voilà et après rien d’autres ! Donc rien n’est réglé, ni aide pour la
création, l’obtention d’ateliers, la question sur les espaces de diffusion, les problèmes avec  les institutions, etc. Amicalement, lili-oto


Haut de page