Overblog Suivre ce blog
Editer l'article Administration Créer mon blog

artiste vote élection européenne 7 juin 2009, art, culture, politique, Europe

par lili-oto 24 Mai 2009, 13:07 création artistique

Pour quelle liste de candidats faut-il voter pour les élections européennes le 7 juin 2009, Big question!
Ce que nous savons c'est que la culture de Monsieur Sarkozy est populiste, que la politique du ministère de la culture défend la notion de culture libérale et favorise les collectionneurs riches, le marché international spéculatif de l’art contemporain. Quand aux institutions culturelles, musées d’art contemporain, Frac, Drac et autres, il n’y a aucun changement politique avec l’ère Chirac, la délégation des arts plastiques est dirigée par le même homme, Olivier Kaeppelin. La création d’un conseil pour la création artistique présidé par Sarkozy lui-même renforce la main mise de l’état, des collectivités et des élus sur la diffusion de l’art en France, ce qui est en 2009 une véritable honte, méthode ringarde d’un autre siècle! Mais être contre Nicolas Sarkozy ne vous dit pas pour quelle liste de gauche faut-il voter. On constate que les régions à gauche avec les Frac (Fonds Régional d'Art Contemporain) ont exactement le même style de gestion et voir de programmation ou d’acquisition que les Frac dans les régions de droite. L’Europe est-elle synonyme de développement artistique ? Aujourd’hui, la réponse est oui pour ceux qui sont tissés en réseaux et qui sont proches des élus de gauche ou de droite et des institutions culturelles. Pour les autres artistes électrons libres, les faveurs financières données aux artistes qui tissent ou se réalisent dans ce genre de réseaux culturels ou « cultureux » et institutionnels ne sont qu’une forme de concurrence déloyale même si lorsqu'
un artiste lui-même vend ses œuvres d’art (non dans une galerie d’art) n’est pas un acte commercial. Alors pour qui voter ? La direction nationale du Parti Socialiste aurait pu saisir le cadre de cette opposition politique grandissante contre la politique libérale du gouvernement Sarkozy mais les pontes du parti Socialiste refusent de remettre en question les choix de la gestion des institutions artistiques car ils sont favorables à ces réseaux dont certains d’entre eux ont été mis en place sous leur propre gouvernement. Il y a eu des pétitions signées par un grand nombre d’artistes sur l’attitude des institutions culturelles et leurs dérapages mais sur le fond le PS défend cette gestion (ils sont masos et grotesques, un parfum de gauche caviar qui mène la vie dure contre les militants PS qui ne se reconnaissent plus dans cette politique culturelle libérale soutenue par cette gauche caviar dont certains rejoignent en plus Sarkozy au gouvernement parce qu’ils ont toujours été de droite en réalité). Donc il reste les autres listes plus à gauche mais il n’y a pas de débat de fond sur une véritable politique en faveur de la création contemporaine en France, son indépendance politique et le véritable rôle de l’état et des élus. Dans les ¾ des grandes villes gérées par la gauche les artistes qui exposent n’ont toujours pas leurs droits de présentation payés, L.122-2 et 4 du code de la propriété intellectuelle. Comme le souligne les artistes militants du Snap CGT (http://snapcgt.free.fr/) sur leur site, il faut au moins leur reconnaître cette exactitude d’analyse que je partage même si je ne suis pas dans une organisation syndicale et ils ont au moins le mérite d’être cités , je les cite : « Exploitation : voilà le mot clé ! Quand une œuvre est présentée au public, elle est exploitée. L’organisme exposant en tire une forme de profit qu’il s’agisse d’argent, de communication, de visibilité politique, ou de tout autre bénéfice immatériel. Il faut donc cesser de croire (ou de nous faire croire) que les institutions ou les entreprises n’exposent les artistes que par gentillesse ou philanthropie. »Je rajoute : On ne peut pas dire mieux ! Même un maire, un président de Conseil Général ou un président de Conseil Régional tirent profit pour leur lisibilité politique d’exposition d’artistes contemporains et bien souvent pour pas un rond ! Donc vous votez pour une liste da gauche qui vous semble le plus proche de vos idées mais nous savons déjà que cette Europe et son parlement européen et son conseil européen avec ses choix politiques antisociaux cassent systématiquement les artistes libres ou électrons libres et défendent tout ce qui est marché et institutions. C’est une Europe uniquement des réseaux et des lobbyings. Voter cette Europe est un paradoxe car quel que soit le résultat du vote, ce sont ceux qui réprimandent en France la liberté de création et sa tradition libertaire de création (libertaire= liberté absolue de création), c'est-à-dire, les conservateurs d’art, curateurs ou commissaires d’exposition qui vont en tirés seuls les bénéfices et catalyser ces subventions culturelles européennes ainsi que  les artistes « élus » par ces derniers et les artistes qui sont dans les petits souliers des élus qui leur donnent les ramifications et les ficelles nécessaires au sein de l’Europe pour empocher ces dites subventions culturelles ou artistiques européennes. Donc moi j’irai voter pour une liste de gauche, d’ailleurs encore aujourd’hui je ne sais pas laquelle, coup de cœur ou utile ?  Mais je sais que je vais participer à un vote qui fera de ma vie sociale, financière et artistique, un enfer ! C’est totalement débile et paradoxal ! Aujourd’hui, vous voyez des artistes soutenir Sarkozy mais ils sont pratiquement tous de gros contribuables dont certains bénéficient du bouclier fiscal. Pour la loi hadopi, ce n’est pas avec une culture répressive que l’on règle les problèmes même si il est évident qu’il y a problème ! Cette loi hadopi n’est pas une loi qui protège les artistes en difficultés, leur création contemporaine qui manque d’aides financières, de soutien et d’espace de diffusion indépendant et d'ateliers d'artistes mais une loi hadopi qui protège surtout les majors, leurs commerces, leurs profits juteux pour leurs actionnaires et au nom de la propriété intellectuelle qui va favoriser l’essor d’une industrie culturelle totalement populiste et consumériste et voir parfois mafieuse.  lili-oto


commentaires

laplote 15/07/2009 13:16

Bien d'accord...

lili-oto 20/07/2009 12:17


sympa votre blog... amicalement, lili-oto


Jerome Medeville 02/06/2009 11:48

Pour qui ?

Pour l'Union Des Gens bien sûr !!

Je suis Jérôme Médeville, co fondateur de l'UDG, et je suis pianiste et comédien intermittent.

Ma compagne est comédienne et metteur en scène.

Une de nos idées vient d'Espagne. Là-bas, les banques sont ponctionnées de 0,5 % de leurs bénéfices pour promouvoir l'art.

Donc, chaquegrande ville a une salle de spectacle associée à une banque et tous les WE, il y à spectacles, concerts et expositions...

Nous pensons appliquer la même idée aux budgets des mairies et autres collectivités.

Banque plus mairies plus collectivités, imaginez le boom culturel dans note pays !

On peut y associer une obligation pour les mairies à animer la ville avec les artistes de rue, plutôt que de les en chasser comme c'est hélas parfois le cas. (bien sûr, comme pour le métro, il y aurait une obligation de qualité)
Il faudrait aussi prendre en compte le voisinage et ne pas imposer les mêmes artistes et les mêmes endroits tout le temps...

Voila, si notre site et nos idées vous plaisent, vous pouvez faire circuler l'info pour tous les gens qui veulent s'abstenir ou qui ne savent pas pour qui voter !

SI NOUS AVONS DES ÉLUS, ILS REVERSERONT LEUR INDEMNITÉ MENSUELLE (7000€) À DES ASSOCIATIONS ET PROJETS CITOYENS DE LEUR RÉGION...

Voici le site :

http://www.uniondesgens.fr

Merci pour votre attention !

Jerome Medeville, co-fondateur de l'Union Des Gens avec Alain Mourguy

lili-oto 03/06/2009 12:33


"Une de nos idées vient d'Espagne. Là-bas, les banques sont ponctionnées de 0,5 % de leurs bénéfices pour promouvoir l'art." Oui ça c'est bien si l'argent ne va pas aux institutions artistiques
comme dans l'art contemporain qui absorbent la presque totalité des subventions publiques et du mécénat privé, ne laissant rien aux 3/4 des artistes plasticiens dans l'art contemporain ou l'art
actuel qui se retrouvent aujourd'hui au Rmi sans espace de diffusion, en plus, c'est ce milieu spéculatif du marché de l'art qui trempe complètement dans les délits d'initié avec des institutions
publiques complices qui elles trempent dans les conflits d'intérêts qui ont muselé les espaces de diffusion et de la création contemporaine. Depuis 20 ans en France, il n'y a plus vraiment de
mouvement artistique car tout est sous contrôle et lorsqu'il y a des électrons libres qui créent des mouvements artistiques comme celui que j'ai créé "la Nouvelle Relativité", toutes les portes
vous sont fermées à double tour. Le pire c'est que grâce au système de commissaires d'expos ou de curateurs on peut vous piquer vos concepts, idées et votre création grâce au fric des contribuables
ou du mécénat d'entreprise car ces gens (curateurs ou commissaires d'expos) font écran sur la création contemporaine. Votre création est détournée en une simple thématique où des artistes élus par
ces derniers traiteront du sujet en gommant la création de l'artiste non élu, c'est tout simplement du vol organisé, à moi ça m'est déjà arrivé comme à beaucoup d'autres... A quand de véritables
enquêtes et instructions sur le fonctionnement de ces institutions artistiques (musées, centres d'art, biennales d'art contemporain) ainsi que les Frac, Drac, etc... Quand dans un pays, les espaces
de diffusion sont l'emprise totale de l'état, des collectivités publiques donc des élus par le truchement des directions qu'ils nomment eux-mêmes, on peut parler de manipulations, de culture
déviante, voir parfois de dérives mafieuses et le facisme sous "x" forme n'est jamais trés loin. Lili-oto


Haut de page