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Net art / art en ligne ou art en reseau.

par lili-oto 10 Janvier 2009, 14:39 art contemporain

L’artiste lili-oto crée et gère grâce à la plate forme d’over blog des communautés de blogs, ces 30 communautés (communauté artiste plasticien, communauté statut d’artiste, communauté Pétition artiste, communauté blog artiste, communauté blog culture, communauté blog art, communauté France art culture, communauté Ministre de la culture, communauté Création contemporaine. Art, communauté dissidence art contemporain, communauté artiste peintre, communauté biennale d'art contemporain, communauté scénario roman net art/web art, communauté art actuel, communauté artiste contemporain, communauté Europe art – communauté Europa, Europe culture – communauté Europa, art vidéo, etc ) représentent aujourd’hui environ 600 blogs sur le net, un vecteur favorable  pour des espaces de diffusion qui se passent de toute forme de validation commerciale ou institutionnelle. Un art de réseau et un art en ligne qui augmentent les capacités de diffusion d’œuvres d’art notamment numériques ou digitales, un réseau qui amplifie une source de données plus ou moins anarchique, disparate parfois singulière mais non formatée par le réseau lui-même, une donnée assez rare dans l'univers des réseaux. Le réseau refuse d’encarter une création artistique pour déjouer les effets de mode, les effets de marché, un réseau qui refuse le cadre imposé par les lois du marché spéculatif de l’art, un réseau qui conteste le bien fondé des référents institutionnels de l’art muséal contemporain. Des pratiques artistes amateurs se mêlent à des blogs d’artistes confirmés, les pages ou articles qui forment l’ossature de chaque communauté respectent la diversité artistique et culturelle. Ce réseau d’art online détourne l’idée ou le concept de réseau utilisé par les marchands, conservateurs d’art contemporain, curateurs. Dans ce réseau de communautés c’est l’internaute qui est au centre du processus et devient le scrutateur et non plus le spectateur. Cet art en réseau refuse le débat débile d’art contemporain contre arts singuliers ou art actuel, seul compte l’art, ses pratiques, ses singularités dans une liberté totale d’association, comme promoteur de facteurs ou novateur de vecteurs de « sociation » pour faire face à cette culture de masse populiste défendue par les institutions artistiques, culturelles et son ministère de la culture soutenu par le marché uniquement spéculatif de l’art contemporain ou de l’art actuel. Cette petite entreprise qui nécessitent du temps et non de l’argent défend l’idée que nous sommes seuls acteurs et vecteurs de notre propre avenir et seuls à pouvoir proposer d’autres formes d’association ou de projets face à la misère politique et économique de notre société. Le respect de l’autre passe par le respect de sa création même si celle-ci vous est étrangère, mais aussi ce respect suppose qu’une pratique artistique ne doit pas être cadenassée sous prétexte qu’elle relève d’un amateurisme ou d'un professionnalisme.

Valeur en soi :

Comment outrepasser son propre territoire, son savoir faire, sa propre « conformité », ce façonnage, les limites de ses connexions pour que le « un » se transforme en un devenir sociétal facteur de nouveaux choix de société, en un projet qui collectivise nos moyens d’échanges voir de productions ou de création. J’ai remarqué que de plus en plus de gens cherchaient autre chose dans leurs vies que de figurer sur une liste ou des statistiques comme simples consommateurs de biens que les productions nous imposent ou nous proposent. Un grand nombre rejette ce marketing qui nous enferme dans des modèles de consommation de masse. Il y a une évolution et une transformation de la notion de « travail » en la notion d’« activité humaine ».  Cette évolution donne une plus grande importance à l’« autre » sans escamoter le « je ». Nous refusons de plus en plus, et ces blogs le prouvent par leurs liens qui renvoient sur d’autres blogs, individus ou collectifs, que nous refusons donc l’idée d’une société qui considère que les limites du dialogue se résume en une simple « communication unilatérale » comme par exemple le marketing populiste (En référence au philosophe Bernard Stiegler et au populisme industriel, des philosophes qui vont prendre de + en + de place dans les nouveaux désirs sociaux et économiques de notre société comme Michel Onfray, Alain Badiou et d'autres, une philosophie moins hermétique + proche de nous, même si leurs écrits sont toujours très riches et donc d'une lecture nécessitant l'effort, et c'est certainement à travers la « somme » de leurs écrits même si les thèses défendues sont divergentes que nous trouverons une aide considérable pour construire d'autres projets sociétaux pour notre avenir)
. Il est vrai que les débuts du net et des blogs ont été des pages empilées comme une multitude de strates pulsionnelles du « moi et du je». Aujourd’hui, il faut être aveugle pour ne pas percevoir ou pressentir qu’à travers toutes ces pages du « je », il y a une volonté et un désir de recherches sur de nouvelles prospectives d’associations, de solidarités, de « sociations », donc de nouvelles formes de productions contraire au productivisme.  

 
Lili-oto


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