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Aux artistes la direction du ministère de la culture art contemporain.

par lili-oto 5 Janvier 2009, 10:59 artiste plasticien

Aujourd'hui, il est temps que ceux qui se sont brossés sur le dos des artistes pour faire carrière au sein du ministère de la culture ou pour s'en servir de pilier pour une promotion politique rendent aux créateurs français le ministère de la culture. Trop de politiciens véreux se sont servis de ce ministère pour étendre leurs réseaux, arroser les petits copains ou des associations amies au détriment de la création contemporaine dans l'art contemporain et le spectacle vivant. Pour respecter le contribuable français, il faut déjà respecter la démocratie, y compris la démocratie culturelle, ce qui est loin d'être le cas en France et dans ce ministère, y compris dans les Drac, direction régionale des affaires culturelles. L'utilisation des subventions par un petit nombre de décideurs asservis au deux grands partis politiques français, UMP et PS, ont surtout renforcés les injustices sociales et l'exclusion des créateurs ou des artistes. Le ministère de la culture est l'ossature indispensable pour coordonner les politiques en faveur de la création contemporaine, garant des diversités artistiques et culturelles, mais les ministres qui l'ont dirigé en ont fait une machine à exclure et abattre tous ceux qui refusaient de se soumettre à une obéissance aveugle à cette monarchie républicaine style 5eme république ou qui refusaient de reconnaître au monarque ministre une quelconque légitimité. La culture dans son ensemble représente 30% du quotidien de chaque français, le ministère de la culture à un budget qui ne représente pas 1% du budget de l'état français. Cette année 2009 va certainement confirmer l'effondrement du marché de l'art, du Wall Street art que le ministère de la culture a toujours soutenu via sa délégation aux arts plastiques, nous avons besoin d'une nouvelle donne pour les politiques culturelles et artistiques mais ce n'est certainement pas avec un Sarkozy, président de la république inculte et ringard que les choses vont changer. Nous avons soupé de ce CAC 40 culturel et de cette spéculation financière servant de référent pour des artistes de "super marchés" soutenus par les institutions culturelles et artistiques. Aujourd'hui les collections d’art contemporain des grandes fortunes françaises ou étrangères ne sont que des produits dérivés pour affirmer des choix de markéting stratégiques par des grands groupes et leurs PDG ou leurs actionnaires majoritaires, un simple outil de communication ou de propagande et non un outil culturel pour tous. Trop souvent dans les grandes expositions, la rumeur parle de conflits d'intérêt comme ce fut le cas de l'exposition de Jeff Koons au château de Versailles organisé par Jean-Jacques Aillagon avec le soutien de la ministre de la culture Christine Albanel, ce que seul un juge est apte à confirmer ou démentir. Le peu de moyens financiers à la disposition des associations qui défendent les intérêts des artistes empêchent celles-ci de saisir systématiquement la justice pour obtenir des enquêtes et des condamnations s’il y a vraiment conflits d'intérêts. Il n'y a aucune transparence dans l'organisation des expositions des institutions culturelles, Frac, musées d'art contemporain ou autres, pas d'appel d'offre à candidature. Vous ne trouverez pas sur le site des Frac, fonds régionaux d'art contemporain, les noms des membres des commissions techniques et leurs métiers ou professions, un écran nécessaire pour camoufler lors des achats pour les collections des régions de France ces supposés conflits d'intérêts, une politique du silence et du secret voulue et commanditée par les élus des Conseils régionaux toutes étiquettes politiques confondues et soutenue par les présidents des Frac (qui sont des associations) et leurs directeurs nommés par les élus et les divers composantes de l'appareil de la délégation aux arts plastiques du ministère de la culture. En France, en art contemporain dans les institutions culturelles et artistiques, il n'y a pas de démocratie ni à droite ni dans les régions de gauche, il faut vraiment avoir peur des artistes pour en arriver là! Nous pouvons parler en France d'un ministère de la culture ringard, vieillot, dépassé avec ses propres logiques d'appareils qui fait la peau depuis de longues années à toute dynamique favorable à une création contemporaine indépendante ou aux artistes dits "électrons libres" . Oui pour un ministère de la culture mais non à ce ministère de la culture de monarques républicains style 5eme république, et oui à la démocratie culturelle ouverte, c'est à dire oui à la naissance d'une nouvelle république, une 6eme république respectueuse de la démocratie, une nouvelle méthode de gouvernance politique et économique et donc un nouveau "ministère des diversités culturelles et des pluralités artistiques", une nouvelle donne !!!

lili-oto

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commentaires

katell 16/05/2009 15:49

Depuis longtemps les artistes et artisans sont méprisés. Souvent dans les expos les politiques passent vite fait, sans vraiment nous regarder. Mon sculpteur s'est fait tout seul, il a eu le diplôme d'artisan d'art de la Chambre des métiers, mais lui et ses semblables ne seront pas mis en avant, alors qu'on nous invite dans plusieurs pays d'Europe. Mais nul n'est prophète en son pays...

lili-oto 17/05/2009 18:03


En démocratie il n'y a pas de place pour les prophètes mais uniquement une place pour la démocratie et donc pour le respect du travail des artistes ou des artisans. En France les réseaux ont envahi
l'art contemporain, les magouilles commerciales le milieu artisanal, les conflits d'intérêts et délits d'initié sont le panache de la culture française... quand les juges vont-ils mettre leur nez
dans toute cette magouille politico-financière...lili-oto


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