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Le marché spéculatif mondial et international de l'art contemporain

par lili-oto 12 Mai 2008, 10:44 Jeff Koons

Aujourd'hui, seul un art émergent comme véritable poumon de la création contemporaine est d'actualité, une nécessité historique pour libérer l'art du conservatisme, du marché d'art mondiazl et international uniquement spéculatif, de la politique culturelle libérale ou ultralibérale défendue par le ministère de la culture, le gouvernement français et ce nouvel ordre économique mondial qui profite à une petite minorité en spoliant les populations et dépouillant les richesses de nos civilisations... la dissidence, L'art dissident est un choix qui marque les écarts avec la dictature d'un marché uniquement spéculatif de l'art, l'autoritarisme commercial et le pouvoir des grands marchands d'art dans le marché de faire et défaire la notoriété des artistes afin d'alimenter leur capital financier, leurs profits juteux, des choix soutenus en France par l'état français, musées d'art contemporain, Frac*, Drac*, CNAP*, délegations aux arts plastiques* des choix scandaleux contre l'optimisation des dynamiques nécéssaires à l'évolution de la création et des pratiques artistiques... Etre artiste dissident est une obligation pour défendre la démocratie, la liberté d'expression, l'équité, les pluralismes artistiques, la diversité culturelle... La dissidence artistique en France est un outil contre la tyrannie institutionnelle culturelle française, une lutte contre le conformisme intellectuel, contre l'organisation de réseaux financiers et culturels, des réseaux d'influence qui ont la main mise sur les expositions internationales, biennales internationales d'art contemporain, foires internationales d'art contemporain... Notre attitude est guidée par notre création, notre art et notre survie sociale et artistique... Oui au sensible et non à ceux qui télécommande la création contemporaine en un discours éliminant tout esprit critique, renforçant un nouveau totalitarisme dirigé contre la contestation sociale et artistique... Aujourd'hui, l'art contemporain est l'expression de véritables convulsions esthétiques, le purgatoire de toute effervescence artistique non encartée, contrôlée et maîtrisée par une caste condescendante d'intellectuels, une caste formée de critiques, journalistes, de revues d'art, philosophes, de conservateurs de musée, curator, directeurs de centre d'art, un art sous controle... Les discordes thématiques avec les enjeux de la contemporanéité artistique se multiplient dans les expositions qui sont sous la tutelle des dites lois du marché international de l'art et sont la conséquence de la temporisation dogmatique due à l'aveuglement de l'ultralibéralisme... La dissonance du sensible est féconde d'écarts et de tensions liés à l'exclusion d'une partie jugée non conforme à la création contemporaine édictée par cette intelligentsias soumise au pouvoir politique composée de politiciens véreux... Les distorsions théoriques sont bénignes lorqu'elles sont le fruit même de la palette des diversités de la création mais elles sont dangereuses lorsqu'elles sont uniquement l'expression d'un apauvrissement de la réflexion et des idées, le miroir de privilèges d'une caste intellectuelle dominante conservatrice, opportuniste et affairiste... Les dissensions intellectuelles s'acroissent en France car il y a une véritable répression contre les artistes plasticiens qui sont exlus socialement et artistiquement, une partie d'intellectuels refusent de cautionner les choix culturels arbitaires de la caste dominante mafieuse... Pour nous défendre dans les arts visuels c'est d'abord l'insubornination et l'insoumission à toute forme de rationalité, propagande mensongère de la classe dirigeante et affairiste... La désobéissance artistique est un activisme du refus du nouvel ordre mondial qui marginalise la création au profit de la prééminence de l'affairisme et de la recherche permanente de profits juteux contre les intérêts publics et les bien publics des civilisations et des intérêts vitaux de nos populations... lili-oto


Frac*: Fond régional d'art contemporain géré par les régions et chaque Conseil régional dont 21 sont dirigés par le PS (parti socialiste). Ces Frac forment avec l'argent du contribuable français des collections d'oeuvres d'art contemporain sous le contrôle d'une commission technique. On peut dire que le Parti socialiste comme l'UMP refusent toute idée de démocratie, de transparence et les commissions techniques et les directeurs de Frac sont nommées par ceux qui détiennent dans la région le pouvoir politique avec la complicité de la délégation aux arts plastiques au ministère de la culture. Il y a une alliance objective entre parti de droite de l'UMP et le parti Socialiste de gauche. Nous pensons que l'on peut parler de conflits d'intérêts puisque l'on retrouve par exemple des agents d'art dans ces commissions techniques. La justice en france et donc les procureurs refusent de se pencher sur ce problème alors qu'une simple enquète suffirait pour rendre transparent ces associations culturelles et savoir si elles ont fautées. Une enquète nationale permettrait de savoir si il y a des réseaux d'influence qui tiennent ces structures sous contrôle et influence la nature de leurs achats. Nous sommes nombreux à le dénoncer et ce depouis de nombreusesz années. Bien sûr si la justice française refuse d'enquéter c'est la porte ouverte aux dérives.
 
Drac*: Direction des affaires culturelles, la police culturelle et le "préfet" de la culture et de la création contemporaine dans tous les domaines artistiques et patrimoine

CNAP*:
Centre national des arts plastiques
dont l'une des missions et de soutenir et promouvoir la création contemporaine mais en fait reste dans les canons esthétiques des institutions culturelles

délegations aux arts plastiques*: la délégation au ministère de la culture comme son nom l'indique gère tout ce qui est lié à l'art contemporain

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commentaires

Léandre Dragon 28/10/2008 19:41

Je crois que ce qui entre dans le cadre des arts plastiques était évident pour tous jusqu‘à l‘aube du XX° siècle, même pour le public profane. Depuis, les choses se sont excessivement compliquées, et si le public n’est pas initié à toutes ces nouvelles formes d‘« arts plastiques », il n’y comprend rien la plupart du temps. Certes, les orchestrations habiles de spéculateurs (genre François Pinault) servis par les médias ou les institutions culturelles, en bonne entente avec les grandes salles des ventes d‘où l‘on peut contrôler les cotes (l’idéal étant d’être comme Mr Pinault propriétaire de Christie’s en même temps que d’un grand stock de tableaux), donnent un prestige artificiel à l’art dit abusivement « contemporain », mais il est flagrant qu’il se trouve entre ce dernier et le grand public une profonde coupure.

Les arts plastiques ont de tout temps été soumis à des controverses, ont vu des chocs d’école, mais jamais jusqu’au XX° siècle on avait mis sérieusement en doute le bien fondé de ce que vous appelez « la représentation pour la représentation ». La représentation pour la représentation n’est pas nécessairement « une mécanique stupide ». La Joconde n’est-elle pas au plus au point « une œuvre de l’esprit »? Ce n’est pourtant, au bout du compte, malgré tous les commentaires farfelus qu’elle a pu entendre, qu’un portrait de femme. Mais ce portrait a ce quelque chose d’indéfinissable qui fait l’énorme différence qui le sépare d’un portrait par Bonnat, Meissonier ou quelque peintre hyperréaliste de notre époque pour lesquels l’habileté technique est à peu près la seule qualité. L’art de ces grands peintres de la « représentation pour la représentation », autrement dit l’art des Vinci, des Raphaël, des Holbein, des Dürer, des Rembrandt, des Véronèse, des Titien, des Rubens, des Velasquez, des Chardin, des Corot, des Courbet, des Manet, des Renoir, des Cézanne, etc., est-il un art qui n’a plus qu’une valeur de classement historique ou bien conserve-t-il au contraire une valeur intrinsèque?
Cet esprit qui guide la main du vrai grand artiste échappe au temps. Croire que l’art est soumis à la notion de progrès comme la science ou la technologie est une des grandes erreurs de notre époque à l’orgueil matérialiste. L’art peut résider, à part entière, aujourd’hui comme hier, dans un simple portrait; il est beaucoup moins clair qu’il puisse résider dans certains mouvements de « l’art contemporain ».

lili-oto 03/11/2008 16:13


ja vais vous répondre mais je suis trés pris par ma parodie sur Jeff Koons. lili


Léandre Dragon 26/10/2008 18:39

S'il n'y a pas de définition viable de l'artiste nous n'avons donc aucun repère pour vérifier si untel se disant artiste l'est réellement. Dire comme l'UNESCO que "l'artiste existe par sa pratique" n'a pas de sens tant que cette pratique n'est pas définie; et l'épicier — qui existe aussi par sa pratique — peut se dire artiste dés lors qu'on ne fournit aucune définition de la pratique de l'artiste permettant de la distinguer de celle de l'épicier.
L'artiste existe donc par la pratique d'un art. S'il s'agit, par exemple, d'un art plastique, il existe par la pratique du dessin, de la sculpture ou de la peinture. Mais ça ne suffit pas encore. Il nous faut savoir en quoi consiste l’art de dessiner, de peindre ou de sculpter. Autrement dit, nous avons besoin d’un critère général d’évaluation. Celui de l'imitation de la nature ayant été déclaré caduc depuis l'avènement du cubisme et de l'abstrait sans avoir jamais été remplacé par aucun autre critère intelligible, nous avons vu s’ouvrir une voie royale pour tous les jugements arbitraires ou farfelus. Il s'ensuit d’autre part que la multitude de gens se croyant artistes et prétendant à des droits ou à de la reconnaissance n’a cessé de croître. Dans ces conditions, le monde des artistes n'est pas plus fiable que celui des institutions culturelles pour gérer les musées d'art contemporain et autres espaces culturels.
Existe-t-il encore, peut-il encore exister un authentique sentiment d’art dans nos sociétés hyper-industrialisées, intellectualisées à l'excès, égocentriques, imbues de l'idée de progrès, obnubilées par l'argent, submergées de technologie et d'images virtuelles qui nous font perdre tout contact intime avec la nature et éloignent l’homme de lui-même plus qu’elles ne l’aident à se comprendre ?
En tout cas, il serait préférable de supprimer toutes les institutions culturelles visant à offrir aux artistes contemporains, aux frais du contribuable, des espaces et des musées, à leur offrir des subventions, à leur commander ou à leur acheter des œuvres, à organiser des expositions aussi tapageuses que contestables. Laissons les artistes se débrouiller directement avec le public et les vrais amateurs d'art s'il en reste. La situation ne pourra qu'en être épurée en diminuant considérablement le nombre des parasites, autant dans le rang des artistes que dans les rangs de ceux qui n’ont d’autre but que d’occuper des fonctions juteuses, de spéculer ou de se faire valoir d’une façon ou d’une autre.

lili-oto 28/10/2008 11:31



Qui est artiste ? On sait par exemple qu'au lendemain de la révolution russe, la direction disons des arts plastiques avait été donné par Trotsky et Lenine à deux hommes nommés commissaire
du peuple aux Beaux Arts, Marc Chagall et Kasimir Malevitch. Une dés rares fois dans le monde où le pouvoir donne la direction d'un ministère à des artistes et artistes représentant les
avant gardes russes, surtout avec Kasimir Malevitch et son suprématisme. On sait comment ça a mal fini avec Staline! Donc il y a toujours eu un rapport ambigu entre l'artiste et le pouvoir et je
pense que moins son statut est encarté et mieux on se porte. La pratique d'un artiste plasticien n'est pas uniquement l'art du dessin, peinture et sculpture, mais l'art de modeler, et cet art de
modeler englobe la vidéo, les concepts, l'architecture, le net, les mots. Pourquoi les mots, car un plasticien n'a pas la même approche qu'un poète lorsqu'il écrit un poème ou lorsqu'il utilise
les mots dans l'art comme par exemple le lettrisme, les mots et les signes. L'art dit plastique doit rester une oeuvre de l'esprit jouissant d'une grande liberté qui ne doit pas gommer des
pratiques classiques comme l'art de peindre à condition qu'elle soit toujours une oeuvre de l'esprit et non une mécanique stupide d'une simple representation pour la représentation. Il y aura
toujours des charlatans, c'est évident! Mais des charlatans existent dans la pratique amateur de l'art comme chez des artistes dits professionnels. Lorsque l'on veut purger cet
univers artistique au nom d'une définition stricte de l'artiste, on fini toujours dans des sociétés autoritaires. Les institutions culturelles ont dérapé gravement car il y a bien un profil de
l'artiste conforme au désir institutionnel et nous sommes bien dans une société autoritaire où l'on balance du fric à gogo aux banques sans aucune instruction faites par des juges sur les
dérapages bancaires et de banquiers alors que l'on surveille en permanence les pauvres, rmistes ou chômeurs, y compris artistes au rmi. Pour le rapport de l'artiste au public, je suis OK,
d'ailleurs l'institution a tout fait pour éloigner le public de l'artiste, car ce rapport ne relève pas de la compétence de l'administration culturelle, mais d'un rapport singulier entre
l'artiste et son public. Les musées d'art contemporain dirigés par des responsables formés en histoire de l'art ont gommé l'artiste au profit de l'oeuvre. Alors que le public demande dans les
arts contemporains une rencontre avec l'artiste et son oeuvre. lili-oto 



Léandre Dragon 25/10/2008 16:02

Je ne doute pas que cet article dénonce une situation bien réelle quand il évoque une mainmise d'une certaine intelligenstia sur le monde de l'art et le rôle délétère que joue le facteur argent au sein de cette intelligentsia. Du reste, cette situation n'est pas nouvelle et n'a fait que s'amplifier depuis quelques décennies.
Ce qui me semble moins clair ici est la distinction qu'on veut faire entre cet art "contemporain" officiel, conformiste, et cet art dissident, soi-disant anti-conformiste dont on ne voit pas bien quels critères permettent de le distinguer du premier. Car enfin, c'est bien ici que se trouve le noeud du problème qui empoisonne le monde de l'art d'aujourd'hui : l'absence de tout critère artistique intelligible. Aujourd'hui n'importe qui peut se dire artiste, et ce n'est certes pas la ridicule et absurde définition de l'artiste donnée par l'UNESCO et mise en exergue de cet article qui va nous éclairer sur la question.
L'absence de tout critère artistique intelligible entraîne l'impossibilité de définir ce qui est du domaine de l'art et ce qui n'en est pas, et donc qui est artiste et qui ne l'est pas. Dans ces conditions, il est fatal que l'arbitraire soit la règle et qu'une voie royale soit ouverte à la propagande (pour ne pas dire au boniment) ainsi qu' à la spéculation.
En fin de compte, on se demande si les protestations de certains artistes contemporains contre l'art contemporain "officiel" n'est pas davantage du dépit de n'avoir pu l'intégrer qu'une véritable rébellion contre son conformisme.
D'ailleurs, il y a bien longtemps que l'anti-conformisme dans le domaine de l'art est devenu un système officialisé, incontournable et prévisible. Or, le véritable anti- conformisme n'est jamais où on l'attend.

lili-oto 26/10/2008 09:12


"ce n'est certes pas la ridicule et absurde définition de l'artiste donnée par l'UNESCO et mise en exergue de cet article qui va nous éclairer sur la question." Ce qui est important c'est que cette
définition dit que l'artiste existe par sa pratique mais il n'y a pas de définition viable de l'artiste dans l'absolu, c'est évident! Je reconnais pas l'idée d'un art officiel, car un art officiel
est édicté par le pouvoir comme sous Staline, Hitler... Mais il y a un art formaté. Pour ma part l'art dissident ce défini dans un contexte politique, le refus de donner le pouvoir à une
institution culturelle ou artistique, donc de donner le pouvoir à l'état, région, département, mairie de définir qui est artiste ou non. L'art dissident conteste aussi les compétences des
responsables des institutions culturelles comme les musées d'art contemporain, centre d'art contemporain, ils sortent tous d'une formation en histoire de l'art et non aucune compétence pour faire
fonctionner artistiquement ces lieux, c'est le rôle des artistes pas celui des bureaucrates, on a volé nos espaces avec de l'argent du contribuable, l'argent public. L'art dissident conteste contre
la censure politique, une censure renforcée de Pompidou en passant par J Lang et jusqu'à aujourd'hui, l'art du politiquement correct, l'art des réseaux. Avec eux par exemple Dada n'aurait pas
existé. lili-oto


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