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Alain Seban et Pierre Cornette de Saint Cyr, ultralibéraux, Beaubourg scandale! Institutions art contemporain à droite! (lili-oto)

par lili oto artiste plasticien art contemporain 16 Septembre 2008, 14:42 Jeff Koons

Parlons simplement aux artistes plasticiens dans tous les univers des arts plastiques sans exception et aux contribuables français.


 
- Alain Seban est Président du centre Beaubourg (polytechnique et ENA), homme d’appareil d’état
- Pierre Cornette de Saint Cyr est Président du Palais de Tokyo, ingénieur, études de droit et commissaire priseur

« La France se doit de soutenir ses artistes », communiqué de presse (et non un article) paru dans le journal le Monde du 29 août 2008.


Avec un sous titre : « Créer un second lieu d’exposition sous l’égide de Beaubourg contribuerait, enfin, au rayonnement international des créateurs »


Un nouveau lieu de haut niveau au cœur de Paris, sous le direction de Beaubourg, pour une facture annoncée de 40 millions d’euros, ouverture prévue en 2010. Un projet soi-disant juste.


Mais non, c’est un projet injustifié renforçant la mégalomanie institutionnelle et la main mise de l’état français sur la diffusion de l’art contemporain en France, une main mise décriée par les artistes dans une multitude de pétitions signées ces dernières années par des artistes dont certains sont de renommées internationales.

 
Alain Seban et Pierre Cornette de Saint Cyr prétendent parler dans l’intérêt des artistes et en leurs noms pour mieux s’y substituer.

 
Une provocation de plus en pleine crise mondiale monétaire et bancaire.

En pleine récession, les français vont payer pour l’incompétence de leurs banques qui ont préférés placer l’argent aux USA dans les subprimes pour soutenir l’emploi aux Etats Unis dans le bâtiment et l’immobilier. Au lieu de soutenir les emplois, la recherche scientifique et la création artistique en France, les banques ont perdu des milliards d’euros dans des investissements qui ont généré 43,15% de tous les emplois créer aux Etats Unis depuis 2001. Et pour les remercier de cette crise américaine, le gouvernement français nous offre en prime une exposition de l’artiste américain Jeff Koons au château de Versailles. Un artiste qui magnifie, célèbre, divinise et bénit l’économie uniquement spéculative du marché de l’art international.

 
Le Président du centre Beaubourg et le Président du Palais de Tokyo ne manquent pas de culot ! Politiquement fortement marqués à droite, marchant main dans la main, les deux hommes militent pour la globalisation ou mondialisation. Je cite « (…) nous sommes entrés, avec la mondialisation dans une civilisation de l’intelligence et de l’innovation dans laquelle le rayonnement des créateurs est le signe et l’un des ressorts du dynamisme d’une nation ». Un communiqué de presse à la limite de la propagande, mensonger, doctrinaire qui joue sur la confusion entre exposition internationale qui existait bien avant la mondialisation et entre le marché international, la globalisation dogmatique ultralibérale, le libre échange avec la notion de création contemporaine (intelligence et de l’innovation) qui n’est elle que le fruit de ses auteurs. Un communiqué rigide qui cache mal une conception autoritaire et carriériste de leurs sales méthodes de domination et leur mise sous tutelle et leur emprise sur la diffusion de l’art contemporain en France. Un communiqué certainement dopé par le mariage du couple Jack Lang et Nicolas Sarkozy et leur amour que portent ces deux vieux mariés démodés pour la monarchie élective. Les deux garçons d’honneur, Seban et Cornette de Saint Cyr, militent et nous confirment leur fort penchant pour cette monarchie institutionnelle dénoncée par beaucoup d’artistes en France, une multitude de pétitions d’artistes ont fleurit ces dernières années, des livres critiques, dénonçant le sectarisme, le non respect des pluralités artistiques ou des diversités esthétiques et culturelles, mais rien y fait. Les directions des institutions culturelles et artistiques françaises engluées dans leur conservatisme et leur incompétence dans leur approche à la création, miroir de cette 5eme république décadente, enfoncent le clou en militant pour cette globalisation ou pour cette mondialisation, une politique mondiale économique spéculative à la recherche de profits juteux et colossaux, délocalisant les emplois, antidémocratique, des supranationales se liguant entre elles pour dominer nos vies. Implicitement, ils se servent des artistes pour leurs propagandes, les associant à leur doctrine et leur objectif. Aujourd’hui, les artistes qui acceptent d’exposer dans ces institutions font une démarche politique. Ils portent par leurs expositions cette doctrine ultralibérale mondiale corrosive pour nos populations et nos civilisations. Pour exposer à Beaubourg ou au Palais de Tokyo, il faut être un artiste politisé à droite, en accord avec le dogme ultralibéral, accepter tel quel, le marché international comme finalité à sa création.

 
Nos institutions artistiques françaises sont donc dirigés par des ultralibéraux, sarkozistes qui veulent plus d’état dans la culture et renforcer une main mise totale sur la diffusion artistique. Un paradoxe pour une économie ultralibérale !

 
L’article a un sous intitulé qui en dit long sur ses les intentions de ces deux démagogues :
Créer un second lieu d’exposition sous l’égide de Beaubourg contribuerait, enfin, au rayonnement international des créateurs français.


La France se doit de soutenir ses artistes ! Oui, mais lesquels ? Les vôtres ! Ceux que vos propres institutions soutiennent ! Les artistes plasticiens élus de monsieur Pierre Cornette de Saint Cyr, de monsieur Alain Seban et copains et consorts, responsables d’institutions et galeristes amis !


Mais ce discours, nous le connaissons par cœur, revenons au début des années 80.

Dans un article intitulé : « Jack Lang culture et pouvoir » interview par Catherine Millet Artpress n°72 en 1983, sous le gouvernement de 81 de l’union de gauche, Parti Socialiste et Parti Communiste.

(Artpress) « Au tout est politique d’une époque révolue, on a donc substitué le « tout est culturel »
(Artpress) « (…) multiplication d’organisme, de réseaux culturels (…) »

Page 3, Artpress, n°72 en 1983

Questions et réponses d’Artpress qui explique en premier lieu la ligne du journal

Question : « A quoi devons-nous continuer de veiller ? »

(Artpress) « -à ne pas laisser l’état-(…) devenir le seul gestionnaire de la culture. »L’horizon d’un tel système est toujours une forme ou une autre de totalitarisme ; » « (…) il faut bien dire que nous avons souvent été plus choqué par le comportement des intellectuels et des artistes eux-mêmes que par celui des dirigeants politiques (…) Ces ralliements précipités, inconditionnels, cette perte soudaine de tout sens critique, cette course au place,ce désir d’état dans les têtes, cette volonté de devenir de purs et simples « assistés »…, voilà ce qui nous a paru bien troublant et troublant. Nous restons persuadés que l’état le plus intelligent, disons le moins « casseur » dans le domaine de la culture, sera celui qui sera préférer, aura le courage de préfère, le débat contradictoire, la controverse, même violente dans le fond, à la fréquentation et à la flagornerie de médiocres courtisans. »


(Artpress) « -à protester contre toute limitation à la circulation des hommes, des idées et des œuvres.


(Artpress) « - être attentif à l’égard des idéologies qui sous prétexte de « régionalisme » (…) se dévoieraient, vers une pensée de l’enracinement de la culture dans une terre »

Aujourd’hui l’enracinement après 20 ans est pour l’art contemporain, un enracinement institutionnel


(Artpress) « À ne pas mêler ce qui est « pédagogique », diffusion de la culture et ce qui est création. »
Echec, avec l’institution, nous vivons en plein dedans.
 
(Artpress) « Un Etat qui pratiquerait (par le jeu des subventions, des bourses, des achats) un nivellement de la production artistique s’exposerait à ravaler la France au dernier rang de la compétition internationale »
C’est loupé ! Echec total et Alain Seban et Pierre Cornette de Saint Cyr veulent nous remettre le couvert, merci ! On a été déjà largement servi ! (Compétition internationale ? drôle de conception de la diffusion artistique Chez Catherine Millet, ultralbérale avant l’heure)


(Artpress) « L’artiste est au service de personne. Ni de la cité, ni de l’état, ni d’un parti, ni d’une classe, ni du peuple, ni d’une communauté, ni d’une croyance, ni d’une religion, ni de l’homme (…). Il « crée contre tout cela. (...) La conception de la culture comme gratification, délassement, plaisir, nous paraît définitivement obscène. »
Les politiques des musées depuis de nombreuses années sont totalement axées sur le loisir culturel et son public, ce qui n’empêche pas Artpress d’être annonceur publicitaire de cette culture obscène


Page 5, Artpress, n°72 en 1983
Culture et pouvoir, avec Jack Lang, l’interview :

(J.Lang) « (…) manifesté nos préférences, pour des raisons politiques, en faveur de tel ou tel artiste, au détriment de tel ou tel autre. Je vous mets au défi de me citer un exemple. » Pendant ce temps là, des étudiants dans les écoles des Beaux Arts en France étaient renvoyés (ce fut mon cas !) soit parce qu’ils militaient à l’extrême gauche, soit qu’ils étaient artistiquement incorrects, soit qu’ils étaient doués et jalousés par certains de leurs profs ! Soit qu’ils avaient découvert de drôle d’utilisation de certaines subventions et qu’ils demandaient des explications. Donc, Mensonges et Propagande !


(J.Lang) « Quand dans un pays il existe un élan, les créateurs qui en sont les partisans, même s’ils ne s’enrôle pas derrière un drapeau, sont d’une certaine manière les édificateurs de cette nouvelle société ».

Selon cette thèse, les artistes de l’institution française ont donc porté en eux, le développement de cette société ultralibérale, la globalisation et la mondialisation, le renforcement d’une économie dans une recherche permanente de profits colossaux et juteux, cette politique qu’Alain Seban et Pierre Cornette de Saint Cyr protègent. Dans ce genre de discours, il n’y a eu aucune place pour une éventuelle résistance ou alternative, car l’artiste est édificateur de cette nouvelle société et surtout pas de place pour ceux qui revendiquent des « écarts ». C’est exactement ce qui s’est passé avec l’institution artistique française depuis les années 80 sous tous les gouvernements. Une politique défendu encore aujourd’hui par Christine Albanel, un mélange de nationalisme, d’ultralibéralisme avec certaines méthodes de gouvernance et un mélange de pensées issues du gaullisme et du stalinisme. La 5eme république et la France au lendemain de la dernière guerre mondiale et parfois sous le gouvernement fasciste de Pétain sous l’occupation.

 
(J.Lang) (…) Ce sont aussi, là de manière plus engagée, un certain nombre d’intellectuels qui, comme cela ne s’était jamais produit en France, appartiennent à des équipes qui sont à la tête de l’état. »

La situation désastreuse des artistes en France aujourd’hui est bien le fruit d’une pensée convergente d’intellectuels avec la tête de l’état. Il y a donc bien eu un appareil d’état qui a ruiné une création contemporaine qui ne correspondait pas aux canons décidés en haut lieu. Et Alain Seban et Pierre Cornette de Saint Cyr nous demandent de signer un nouveau bail pour un nouveau haut lieu de haut niveau pour quelques années, les yeux dans la colle et une confiance absolu en un état fort (ou un Sarkozy fort). Ben voyons !

 


(J.Lang) « (…) Le pouvoir c’est une administration qui au fil des siècles a réussi à acquérir une autonomie et parfois à imposer au pouvoir politique ses propres vues.»

Jack Lang défendait ce que nous reprochons à cette fameuse institution depuis 27 ans, c’est d’être seule à bord, sectaire, se servant des artistes pour sa propre promotion, le carriérisme de ses dirigeants au détriment de la création contemporaine et de leurs auteurs. Nous constatons pour les plus jeunes qui n’ont pas connu cette époque, que lorsque des intellectuels se mêlent au pouvoir, à sa direction jumelée d’une administration déliée et souveraine, il y a beaucoup de chance que ce mélange de genres nous offrent des institutions dominatrices, autoritaires, autocratiques, arbitraires, discrétionnaires, exclusives, hautaines, méprisantes, rigides et libérales voir ultralibérales. Les administrations sont soumises aux politiques culturelles qui ne se résument pas à + ou moins de saupoudrage, de + ou moins de subventions mais régies par des choix sur le fond, mais faudrait-il qu’il y ait des politiques culturelles innovantes et équitables pour les acteurs de la création contemporaine. Hormis ces politiques culturelles soumises aux fluctuation du marché de l’art et du loisir culturelle, c'est-à-dire uniquement commerciale et institutionnalisée, il n’y a rien, un vide sidérale où les administrations culturelles sont synonymes de danger pour ceux qui s’opposeraient à ses volontés, à son auto déterminisme, à ces décisions, ses propres desseins, à ses calculs et ses propres objectifs… Des institutions culturelles qui fonctionnent aujourd’hui comme des entreprises avec ses propres lois, loin de toute démocratie et avec seulement ses propres enjeux d’appareil. Une logique où les artistes résistants à ces impulsions autoritaires ne sont que des rivaux fautifs de troubles à l’ordre établi, artistes bientôt fichés sur les fichiers Christina ou Edvige, cette nouvelle police politique ou ce FBI à la française.

 
(J.Lang) « Au moins le pouvoir politique est-il soumis au contrôle de l’opinion publique, à une opposition, alors que dans le secret de certaines entreprises, des pouvoirs sont exercés sans que personne ne puisse rien faire contre.»

Ce qui est le cas aussi des institutions ou des administrations qui se considèrent comme des entreprises avec en prime de graves conflits d’intérêts car l’argent est public. C’est une privatisation de l’argent public par de petites minorités ou des clans qui servent les intérêts marchands d’entreprises privées tout en constituant des réseaux. L’argent public se mélange à l’argent privé, et l’on voit des individus qui font la navette entre privé et public, agent d’art siégeant dans les commissions d’achat, fonctionnaire demain commissaire d’exposition dans des expositions privées après-demain, des conflits d’intérêts permanents. N’oublions pas que ces dernières années, certains de ces décideurs de l’art contemporain salariés de certaines institutions culturelles ou artistiques dans l’art contemporain ont été rattrapés méchamment par la cours des comptes car ils avaient un train de vie digne de dirigeants de multinationales avec l’argent des subventions publiques.

 
(J.Lang) « Notre travail s’organise depuis des mois pour qu’il y ait cette renaissance d’un marché national et international au bénéfice, notamment, des artistes français »

cet interview date de 1983, nous sommes en 2008, 25 ans plus tard, nous en sommes toujours au même point. Quel échec ! En 25 ans ! Ce n’est plus pédaler dans la choucroute mais c’est s’enfoncer dans sa propre merde ! Pas de marché d’art en France ! Je cite le communiqué de presse dans le Monde d’Alain Seban et Pierre Cornette de Saint Cyr :

(Seban et Cornette) « les artistes français ont du mal à percer à l’étranger parce qu’ils ne sont pas suffisamment soutenus dans leur propre pays » « Or comment nos artistes peuvent-ils prétendre être montrés par les institutions étrangères s’ils ne le sont pas d’abord dans leurs pays ?»
25 ans de réflexions pour en arriver là ! Par ceux qui ont écartés ces mêmes artistes ! Pas un brin démago les deux compères ! Mais voilà la solution arrive :

(Seban et Cornette) « Nos artistes ont besoin, pour percer à l’étranger, de la reconnaissance que confère une exposition de haut niveau, organisée par une institution muséographique reconnue et bénéficiant si possible d’une aura internationale (…).»
C’est le Top ! En 25 ans, on en est toujours au même problème mais en plus avec des artistes dont les conditions de vie et des conditions de travail se sont gravement aggravées. Il y a des centres d’art, des musées d’art contemporain partout en France, amis il en faut encore plus ! Plus d’institutions mais de haut niveau ! Parce qu’avec le paquet d’institutions en art contemporain en France et le prix qu’elles coûtent aux contribuables, ce sont des scènes mineures, de bas niveau ? Tient, on apprend du coup qu’elles ne remplissent pas leurs fonctions et qu’elle ne rayonnent pas sur la scène internationale, un discours qui s’opposent donc à celui des Frac, centres et musées d’art contemporain dont les dirigeants vantent leur rayonnement sur la scène internationale en justifiant ainsi leurs propres présences à grands coups de frais à l’étranger, bien loin des artistes français et de la création contemporaine française.

 

 
Alors que veut ces deux prétendus notables de l’institution ?

   

La réponse est simple, une superstructure d’état dans laquelle ils pourraient jouer sur les mêmes échelles de valeur que le richissime Pinault avec sa fondation, ou Arnault avec ses projets sur Paris. Donner une voix et une place à ces hauts fonctionnaires ou assimilés pour occuper une première place face aux grandes collections privées ou musées privées à l’étranger. Jouir de « l’industrie » de l’art contemporain mais avec l’argent de nos contribuables au même titre que les industriels jouent les grands mécènes avec l’argent de leurs salariés. L’objectif est d’hyper centralisé la reconnaissance institutionnel en un point qui serait l’aboutissant des institutions nationales ou régionales secondaires, de la biennale d’art contemporain de Lyon diriger par Thierry Raspail. Créer de fait pour cette caste de dirigeants culturels de nouvelles ouvertures pour leurs carrières et leurs salaires. S’offrir une vie de fonctionnaire sans aucun risque financier avec les avantages de très hauts dirigeants de holding ou de multinationales. Parler bien pour faire bien, un peu de « com. » en anticipant sur un remaniement gouvernemental et sur le départ de Christine Albanel, peut-être celui d’Olivier Kaeppelin à la direction des arts plastiques. Parler pour parler, combler le vide institutionnel.


« Surcentralisons ! », après l’échec de la décentralisation, et la multiplication des pôles de décision si cher à Jack Lang ou Claude Mollard en 1983 !

  
(Cl.Mollard) « Cela crée de la fluidité, de l’émulation, de la concurrence, bref de la liberté »

disait ce dernier en 83 au sujet de la multiplication des institutions ou association d’intérêt public comme les Frac. Quel échec, ça a totalement sclérosé les espaces de diffusion et les achats des collections publiques qui se sont faits sur des critères totalement nivelés. Claude Mollard :

(Cl.Mollard) « Comme nous essayons de ne privilégier aucune tendance de manière à ne pas nous tromper, et à donner à chacun les moyens de s’exprimer, nous sommes conduit à un certain éclectisme qui déplait forcément à ceux qui ont des parti pris ».

Avec le temps, tout s’en va, même l’éclectisme et les parti pris, relire ce genre de réflexion aujourd’hui nous fait autant rire jaune que nos deux apôtres de l’art contemporain dans leur article du Monde :

(Seban et Cornette) « Mais la capacité du Centre (Beaubourg) à montrer les créateurs français ne peut prendre toute sa dimension et répondre à l’impatience des nombreux artistes qui peuvent légitimement prétendre bénéficier d’une exposition monographique qu’à a condition de disposer d’un second lieu d’exposition (…).»
Si tous les artistes qui peuvent prétendre à une exposition monographique dans ce pays sont concernés par cet espace, ça va être une véritable usine à gaz leur espace d’art contemporain de haut niveau ! Populisme et démagogie du même niveau que l’éclectisme que l’on reprochait au ministère de Jack Lang en 83, qui était (pas cité dans l’article d’Artpress) surtout le reproche d’un éclectisme de copinage ! le fait du prince comme le dit lui-même Jack Lang dans cet article.

   


Et surtout, pour vous dire qu’Alain Seban, Président de Beaubourg et Pierre Cornette de Saint Cyr, Président du Palais de Tokyo nous resservent de vieilles formules creuses indignes d’hommes qui se veulent prétendants à de si ambitieux projets !

 

Claude Mollard nous dit en 1983, mot pour mot ce que ces deux lascars de Beaubourg et du palais de Tokyo prétextent pour justifier leurs ambitions mégalomanes et leur arrogance déplacée.  Je cite Claude Mollard :

(Cl.Mollard) « Nous sommes allés à Venise et à Cassel (donc en 1983) où nous avons, comme vous, remarqué l’absence de considération pour le travail des artistes français »

Et histoire d’en rajouter une couche, car depuis 1983, les lieux et résidences d’art contemporain se sont multipliés, rien à changer aux dire donc d’Alain Seban, Président de Beaubourg et de Pierre Cornette de Saint Cyr, Président du Palais de Tokyo. Claude Mollard donne les bonnes solutions :

(Cl.Mollard) « L’une des manières de réagir est donc de mettre en œuvre un travail opiniâtre qui va encourager, peu à peu, le développement de l’activité artistique en France »

Ce sont les artistes dont beaucoup ont été méprisés de 1981 jusqu’à ce jour par toutes ces tutelles ministérielles, administratives ou institutionnelles qui ont développé l’activité artistique et la création contemporaine, souvent dans une économie de survie et ce seront uniquement eux, artistes, si on leurs offre des scènes conséquentes et indépendantes du pouvoir politique, des élus et des administrations ou institutions qui légueront à ce pays un retour de la création contemporaine française sur la scène internationale. Mais sans vous Messieurs, sans les Mollard, Jack Lang, Albanel, Seban ou Cornette, car depuis 1981, depuis 27 ans, vos carrières et la rigidité de votre connerie, on en a plein le cul ! Nous voulons l’argent public et privé nécessaire à la création de scènes indépendantes pour notre diffusion artistique, et d’ateliers indépendants pour notre création. Des budgets uniquement aux artistes et à la création et à des espaces de monstration libres et indépendants !


Cet article repose de véritables problèmes et questions de fond et non pas de fausse solution face à un marché de l’art qui n’est que spéculation. Nous parlent de l’art en terme réducteur,

Qu’est-ce que l’art ? Artiste sans art ? Malaise dans l’esthétique ? Au nom de l’art ? La haine de l’art ? Qu’est-ce qu’un chef-d’œuvre ? L’art à l’état gazeux ? Art et existence ? La dictature du profit ? La crise de la culture ? Misère de l’art ?

J’ai choisi volontairement de citer ces questions qui parlent du fond avec des livres et des auteurs que vous connaissez ; Thierry de Duve, Jean-Philippe Domecq, Joseph Beuys, Jacques Rancière, Hans Belting, Arthur Danto, Philippe Dagen, Hannah Arendt, Henri Maldiney, comme nous pourrions citer d’autres auteurs. 

 
« Il est vrai que la forme esthétique éloigne l’art de l’actualité de la lutte des classes – de l’actualité pure et simple. La forme esthétique constitue l’autonomie de l’art vis-à-vis du donné »
Herbert Marcuse, la dimension esthétique. Pour une critique de l’esthétique marxiste.

« Il est vrai que la forme esthétique éloigne l’art de l’actualité des intérêts du marché privé et des intérêts de l'état et de ses intitutions de l’actualité pure et simple. La forme esthétique constitue l’autonomie de l’art vis-à-vis du donné » Lili-oto, recherche aujourd'hui auteur, historien d'art, critique d'art, pour une esthétique contemporaine de la résistance…


Aujourd’hui être à Beaubourg ou au Palais de Tokyo est un acte politique. Les artistes plasticiens qui considèrent ces institutions comme un espace neutre politiquement vous mentent ou sont des idiots, ils participent à cette propagande et économie uniquement spéculative planétaire qui envoie des millions d’hommes et de femmes à la casse, à la famine, à la mort. Les dirigeants de ces institutions sont partie prenante dans ce marché de l’art international qui fait des courbettes aux dirigeants de ces énormes entreprises qui licencient en masse. Alain Seban et Pierre Cornette de Saint Cyr parlent de l’art en terme de compétitivité, de compétition afin de gommer toutes formes d’analyses (et auto critique). Ils propagent une idéologie dogmatique qui lamine et raye une palette de politiques culturelles appropriées à des dynamiques justes et adaptés à optimisée nos projets pour la survie de notre création contemporaine. Ils refusent tout simplement de s’inscrire dans la substance et l’essence même de l’art. La reconnaissance en art ce fait par tel ou tel groupe d’hommes et de femmes, dans leurs cas ce n’est pas la reconnaissance d’artistes français mais la reconnaissance institutionnelle française qui ne trouve pas sa représentation, sa place, sa légitimité sur la scène internationale, depuis les années 80 jusqu’à ce jour. Aujourd’hui être à Beaubourg ou au Palais de Tokyo est pour un artiste un acte politique, car ce pays est dirigé par une gouvernance d’extrême droite et une monarchie élective. Alors qu'être artiste aujourd'hui, c’est dire non à ce gouvernement d'extrême droite, demander la destitution du président de la République (il y a une pétition en ligne), dire non à Alain Seban Président de Beaubourg, dire non à de Pierre Cornette de Saint Cyr Président du Palais de Tokyo et refuser d'aduler et de courtiser la cour de sarkozy qui règne dans toutes ces institutions artistiques ou culturelles, le blason culturelle de ce gouvernement extrême droite.

Lili-oto

 

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