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artiste plasticien: anticipation et futur, les années à venir, art

par lili oto artiste plasticien art contemporain 7 Mars 2008, 22:19 artiste plasticien

Nous nous trouvons en France pour la création contemporaine dans les arts plastiques dans une situation critique et frontière. Les politiques culturelles et artistiques sont à bout de souffle, perdent totalement de leur crédibilité et elles sont dans l’impossibilité d’un quelconque rajeunissement. Aucune ouverture n’est possible, car les institutions culturelles et artistiques dans une logique imposée d’appareil sont paralysées par la situation politique du pays plongé dans une grave crise constitutionnelle, une fin de régime, une fin d’une certaine méthode de gouvernance de cette monarchie élective. Aucune ouverture n’est possible car les populations sur toute la planète commencent à s’organiser et à rejeter ce dogme de l’ultralibéralisme, cette économie spéculative à la recherche permanent de profits juteux, voir mafieux au détriment des civilisations. L’économie marchande de l’art, art ancien ou contemporain confondus, s’est toujours inscrite dans cette logique d’économie de spéculation bien avant la naissance de l’ultralibéralisme donnant de mauvais et médiocres spectacles de surenchères spectaculaires et médiatiques du n’importe quoi. Tom Wolfe par exemple en 1974 en parlait déjà dans son livre critique et plein d’humour « le Mot peint ». Nos armes en tant qu’artiste en plus de la qualité incontestable de nos créations sont de marquer notre singularité, notre spécificité, notre indépendance par ce que l’on appelle nos expériences intérieures . Je pense que ces prochaines années nous devons nous-mêmes mettre fin à toutes ces mascarades qui habitent les champs de l’art contemporain ou de la création contemporaine, institutions, foires, biennales, etc. Ces facultés et ces aptitudes vont certaines modifier le caractère et la nature des regards et de la compréhension de la scène artistique en chassant ces dogmatismes économiques qui se sont traduits par un crétinisme total habité de clowns et de singes dans ces grandes expositions ou ces grandes messes consuméristes sur les scènes dites nationales ou internationales. Je pense que l’art va retrouver des notions proches de ces expériences intérieures certainement sous d’autres formes sans en exclure les pratiques artistiques, la complexité de la mécanique de la création ou de la créativité en se cristallisant dans une contemporanéité plus proche de l’humain, de l’artiste. Un artiste qui ne sera plus une petite entreprise ou un ouvrier contingent au service de ce qui est étranger à sa création. Ce qui est annoncé n’est pas un retour en arrière mais une mise en lumière de l’autre face de l’œuvre quelqu’en soit sont support et son cadre, c'est-à-dire les liens indéfectibles, immuables, inaliénables et incessibles qui existent entre l’artiste et son œuvre, l’auteur et sa création, et, la progression inchoative de la nature du langage du créateur. C’est une nouvelle ère qui commence pour les critiques d’art, historiens d’art, journalistes d’art et revues d’art. Ce sont de nouveaux concepts d’exposition. C’est une nouvelle relation avec notre public qui exprime une attente et une écoute nouvelle auprès des artistes aujourd’hui. Un public qui refuse ces discours prédigérés, un public en recherche de solutions auprès de leurs artistes, les «  siens » et non «  les élus  » dans une société gravement en crise. Un public qui cherche en ceux qui a leurs yeux sont habités par une sensibilité inattendue, distinctive, inaccoutumée et saisissante; le sensible (ou suprasensible pour faire plaisir à Joseph Beuys) pour trouver de nouvelles voies substantielles, la ou les clés des substances propres à de nouvelles destinées, propres à leur évolution, essentielles à de nouvelles vitalités, une sève indispensable à un renouveau.


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