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Appel à la dissidence: artiste créateur, art contemporain en France

par lili oto artiste plasticien 9 Mai 2008, 16:39 Jeff Koons

Vendredi 9 mai 2008,

- Premier appel à la dissidence chez les artistes créateurs et auteurs dans tous les domaines des arts contemporains et de la création contemporaine en France

- Appel à la Communauté Internationale,


La démocratie culturelle dans notre pays dans les arts plastiques a été bannie par l'UMP et le PS, les différences se résument à + ou - de subventions, la forme primant toujours sur le fond, artistes censurés ou blacklistés en prime dans les institutions, DRAC, FRAC, CNAP, musées d'art contemporains, centres d'art contemporain, dans les régions de gauche et de droite, dans les départements et nos grandes villes... Les revues d'art sont rarement au rendez-vous pour parler du véritable malaise dans les arts plastiques et en premier lieu de l'absence de démocratie culturelle et des humiliations que les artistes subissent  dans leur quotidien en France, mendiant un Rmi pour survivre, une politique culturelle de la honte, du mensonge, de la propagande, rejetant tout forme de dialogue avec les artistes plasticiens qui contestent l'arborescence bureaucratique de l'action culturelle pour les arts plastiques en France, tout ceci ressemble à une fin de régime et la mort inévitable de cette 5eme république, de cette monarchie élective et de ses sales pratiques.Une dissidence artistique éloignée des manipulations politiques, culturelles et artistiques ultra conservatrices en France que l'on retrouve dans une certaine presse spécialisée d'art dont l'objet est le marketing commercial et la division des artistes entre eux. Les arts dissidents ou la dissidence artistique sont nés des exclusions artistiques et de l'exclusion sociale qui sont des problèmes récurrents chez les artistes face aux diverses politiques culturelles dans les arts plastiques élaborées par la délégation des arts plastiques au ministère de la culture et ses antennes, Frac, Drac, musées d’art contemporain ou certains centres d’art contemporain sous tous les gouvernements français de gauche et de droite. Un très grave échec culturel dont le prix à payer est exorbitant pour les artistes qui en subissent seuls les énormes dégâts dans leurs conditions de vie et qui affectent leur création et les conditions nécessaires au respect des libertés de diffusion. Une création contemporaine touchée de plein fouet par une régression sociale qui se transforme au fil du temps, personne n'est dupe, en une formidable répression artistique freinant, tétanisant, brisant, gommant les artistes "non-élus" par les appareils d'état ou les appareils bureaucratiques des collectivités territoriales ou ce faux-semblant marché de l'art en France. Cette répression artistique est une entrave dangereuse et scandaleuse au développement de la création contemporaine, froidement programmée par la mise en place de structures pyramidales fortement hiérarchisées au sein des arts plastiques, cette répression en France renforce l'accroissement de réseaux fermés favorables à la rétorsion de l'information, subventionnés par l'argent public, une arme redoutable protégeant ainsi un monopole sur la sélection d'artistes pour la diffusion de leurs oeuvres. C'est un chantage avilissant et humiliant pour les artistes mais aussi pour leurs familles et leurs enfants qui voient pères ou mères, conjoints ou conjointes exclus de leur propre droit à exercer dignement leur activité. Cette utilisation malsaine et corrosive de l'argent public est en réalité dans l'absolu (car l'art n'est pas une marchandise) une entrave au principe de libre concurrence avec des pratiques parfaitement déloyales puisque grands nombres d'artistes en sont pénalisés alors que d'autres ne survivent uniquement que de ce genre de rentes, cumulant souvent en plus d'achats dans les collections publiques et de la mise à disposition d'espaces de diffusion financés par de l'argent public, catalogue en supplément (musées, centres...) et d'aides à des expositions à l'étranger. C'est aussi une grave entrave à la liberté de travail chez l'artiste exclu de tout aide car son activité est pénalisée face à l'artiste aidé ou soutenu financièrement avec de l'argent public. Je souligne qu'en premier lieu personne n'est apte à justifier de la véracité de la nature même d'une subvention ou des aides apportées à certains artistes, c'est à dire pourquoi cette création et pas une autre? En deuxième lieu que personne (le donneur d'ordre) ne peut justifier de la nature du montant d'une subvention lorsqu'il s'agit d'aides à la création, car l'artiste lui-même ne connaît pas la nature même de la tâche à accomplir pas plus que cette subvention ne peut-être proportionnelle dans l'absolu au but recherché. C'est grâce à ce système injuste et injustifié qu'une minorité d'artistes en France profite de la générosité de ces donneurs de subventions alors que nous demandons tout simplement pour nous tous le paiement systématique et obligatoire de nos droits de présentation ou de monstration, droits d'auteur-créateur qui eux répondent à un acte quantifiable car la véracité de la nature de l'acte est vérifiable. Alors des subventions, oui! Mais seulement dans un système où la démocratie culturelle ouverte existe, avec une représentation (nommée par les artistes eux-mêmes, comme chez les salariés avec donc le pouvoir d'ester en justice si les règles ne sont pas respectées y compris contre l'état français ou les collectivités territoriales), une représentation  réelle et représentative des artistes dans tous les pôles de décisions car le système en place depuis 20 ans en France n'est qu'une fumisterie!!!

L'institution culturelle Française a exclu des artistes plasticiens ou artistes plasticiennes (peintres, sculpteurs, installateur, ...) depuis 25 ans pour des raisons politiques et sectaires. Ces Artistes vivent aujourd'hui dans la misère, la pauvreté et le mépris et quelque fois ces artistes se suicident ou se détruisent. Les responsables sont les élus français républicains qui ont des attitudes de monarques favorisant une oligarchie culturelle qui violent le caractère pluraliste de l'expression de la diversité des courants artistiques et des courants de pensée. Les institutions culturelles françaises non démocratiques refusent de diffuser l'art au nom de sa diversité d'une manière complète et équitable. Ces institutions culturelles françaises programment les thématiques artistiques de leurs choix sans prendre en compte les réalités artistiques reflétant les activités et les préoccupations artistiques sur le territoire français. Des artistes depuis 25 ans refusent de se soumettre à cette autorité ou cette police culturelle.

Le refus de se soumettre à une autorité, une police culturelle et ses régulateurs artistiques est un acte d'insoumission. Le refus d'obéissance pour des raisons éthiques, philosophiques, morales et politiques à l'ordre culturel établit par l'état français, son gouvernement, son ministère de la culture et ses autorités dans le domaine des arts plastiques par le biais de ses institutions culturelles et artistiques françaises est le premier pas vers une dissidence politique et artistique. Notre dissidence aura pour premier objectif la reconnaissance internationale d'une voix dissidente en France et de voix dissonantes cherchant des espaces de liberté pour la reconnaissance de notre art et de notre création ainsi que la diffusion de nos oeuvres. Ces nouveaux espaces de liberté sont une nécessité historique face à toutes les tentatives de déstabilisation et de démolition de certains artistes jugés par les autorités comme "artistes non conformes". L'instauration depuis 20 ans d'une politique nationale, régionale et départementale d'exclusion sociale et artistique en France par une omniprésence bureaucratique déviante pour la création contemporaine dans les arts plastiques est contraire à la Déclaration Universelle des Droits de l’Homme ce qui renforce notre détermination à trouver auprès de la communauté internationale un soutien dans notre combat de tous les jours pour notre survie et contre les humiliations que nous subissons dans notre quotidien depuis deux décennies. Notre résistance a pour deuxième objectif la dissolution de cette omniprésence bureaucratique déviante qui ignore le respect de l’intégrité et de la dignité des artistes auteurs et créateurs en france.

Comme nous avons pu le constater de nombreuses voix s'élèvent partout en France chez les artistes, critiques ou historiens d'art partageant cette idée de dissidence en France alors que ces voix ne partagent pas les mêmes points de vue sur l'art et la création, des voix d’obédiences politiques totalement différentes mais des voix qui confirment par leurs pluralités le très grave malaise qui s'amplifie dans la création contemporaine pour les arts plastiques dans ce pays.

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