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art contemporain crise

par lili oto artiste plasticien 24 Mars 1995, 12:39 création artistique

La dégénérescence intellectuelle de la caste politique française laboure l’idée d’une création contemporaine en devenir dans la tête des artistes contemporains en France.

Artistes, profitons des moments de crise et mettons en faillite cette petite caste culturelle française embourbée dans une corruption mercantile, une caste dans les dérives affairistes soumise à de médiocres pratiques culturelles avilissantes. Une petite caste culturelle grotesque, une petite cour de pantins et de guignols condamnés à cette piteuse parodie de la servitude volontaire

Artistes, réagissons contre l’aberration aveugle de la domestication culturelle par l’institution artistique et culturelle française, Frac, Fonds régional d'art contemporain, DARC, direction régionale des affaires culturelles, musée d’art contemporain qui lézardent notre création. Une institution culturelle française qui depuis 20 ans est surconsommatrice d’artistes et une institution qui ne doit sa survie que grâce à une programmation axée sur le turnover des rares artistes français exposants.

Le refus politique, la dégradation et parfois la destruction de foyers propices à l‘éclosion artistiques en France, dans nos régions, nos départements et nos villes freinent les libertés intuitives de l’artiste, brisent sa vitalité et anéantissent les strates essentielles et nécessaires à l’émancipation de sa pensée. Une pensée ruinée par les fausses illusions «électives» et fallacieuses d’une opportunité carriériste et en réalité seulement passagère de l’amélioration de sa propre condition sociale et financière de créateur.

Combien d’artistes naïfs en France ces deux dernières décennies ont assisté totalement impuissant dans des expositions institutionnelles à la dévalorisation de leur créativité réduite à des critères esthétiques futiles dépréciant leurs activités et pratiques artistiques, plus de 80% d’entre eux ! Sourire d’un jour et misère d’un lendemain dans lequel la plupart végète encore! 

Nous assistons à une banqueroute culturelle édictée par une inertie engluée par les méthodes de gouvernance hypercentralisée au gouvernement, à l’Elysée et à Matignon, dans les bureaux du ministère de la culture et des bureaux de son administration régionales ou départementales noyés dans des petites manœuvres de pouvoir afin de voiler les désengagements budgétaires de l’état et de certaines régions pour la création contemporaine française et les réels déficits des politiques culturelles en faveur des artistes français. De lourds budgets de fonctionnement sont présentés comme «capitaux» culturels alors qu’ils ne sont que le reflet d’une politique populiste qui canonise la gestion au nom du matérialisme rationnel si cher à Nicolas Sarkozy, Christine Albanel, Olivier kaeppelin et à cette droite ultra conservatrice et néolibérale.

Des gros budgets de fonctionnement pour des «casernes» qui refoulent les artistes français au nom d’une rhétorique enrobée de résignation sur fond de discours populistes et fatalistes. Un discours toujours fondé sur l’apparence de la raison alors qu’il n’est qu’un instrument selon le principe de prophéties captieuses à l’aboutissement de la dérégulation des flux naturels de l’évolution de l’humanité et dans ses capacités à créer ou à inventer.

Face à notre création Nicolas Sarkozy, Christine Albanel, Olivier kaeppelin et les siens nous opposent le produit culturel, la marchandise à tiroir caisse, une culture de leur propre misère culturelle vidée de toute substance.

Face à la marche en avant de l’humanité ces ultra conservateurs français nous proposent d’être les spectateurs des faillites de leurs propres décadences enfermant toutes perspectives de prospérité intellectuelle et culturelle dans l’obscurantisme d’idéaux frelatés et avariés.

Au lieu d’encourager les créateurs français dans leur pratique artistique, leur diversité artistique et de déployer une politique culturelle audacieuse pour les artistes contemporains à la hauteur du bien fondé de leur création , Nicolas Sarkozy, Christine Albanel, Olivier kaeppelin luttent contre une certaine autonomie de l’art.

L’art possède dans son intrinsèque les valeurs du changement, des valeurs de liberté, des valeurs d’insoumission à un quelconque ordre grâce à ses propres valeurs esthétiques, des valeurs de rupture ou en conflit avec toutes idées de réalité établie, des valeurs qui sont la négation du conformisme conservateur du Président de la République et de ses clones au ministère de la culture et dans les différentes administrations culturelles nationales ou régionales. Comprendre la situation de la création contemporaine c’est analyser les hommes et les femmes qui se situent en haut de se pouvoir vertical pyramidal et très hiérarchisé de cette 5eme République.

Défendre la création contemporaine en France c’est lutter contre Nicolas Sarkozy, Christine Albanel, Olivier kaeppelin en personne, eux et leur endoctrinement libéral, les «enkystés» dans la tyrannie de la banalité des réalités ordinaires étrangères à toute expérience du sensible comme toute leur action culturelle nationale nous l’a démontré.

L’endoctrinement libéral comme tout endoctrinement et ce dogme ultra conservateur sont les ingrédients de l’incapacité de distanciation, une distanciation indispensable pour contrer toute forme de banalisation et d’uniformisation.

Les artistes français dans la profondeur de leur création trouveront la puissance des réponses adaptées et efficaces comme seuls les artistes les connaissent contre cette caste politique et culturelle car il n’y a pas d’inflation dans le domaine de la lutte chez l’artiste lorsque sa propre survie et celle de sa création sont en jeu !




Radicalisation artistique

contre
le gouvernement
l'Elysée et Matigon
et
contre
le ministère de la culture

qui
tétanisent
et
paupérisent
les artistes contemporains
l'art contemporain
et
toute la
création contemporaine
en France




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