Lili-oto je note :
"d’assurer aux artistes une juste rémunération de leur
travail"
"Vous réformerez à cette fin les conditions
d’attribution des aides en créant des commissions indépendantes d’attribution associant des experts, des artistes et des représentants du public"
Il y a beaucoup de commentaires à faire sur cette lettre, les Apea considèrent aujourd’hui
selon le contenu de cette lettre de mission comme "acquit" le droit de monstration ou de présentation, Monsieur Nicolas Sarkozy, Président de la
République, avocat et connaissant parfaitement son droit.
Nous souhaitons que ces commissions indépendantes aient un président d’honneur, un juge en
fonction et en capacité d’instruire. Nous demandons que les membres de ces commissions déclarent leurs appartenances à un parti politique si c’est le cas et s’ils sont membres ou adhérents à des
associations sous toutes ces formes sans aucune exception. Nous pensons que nous devons refuser l’opacité de l’attribution de subventions (l’argent public, notre argent en commun à
tous).
Remarque des Apea, Artistes Plasticiens Plasticiennes En Aquitaine au sujet "de développer la
création" car la création a toujours été au rendez-vous en France chez les artistes plasticiens malgré nos lamentables conditions de vie, donc doit-on comprendre "soutenir réellement
la création" (financièrement) ????
mail reçu de Art Point France Diffusion
2, rue Marcel Granier
30100 Alès (France) le lien : http://www.artpointfrance.info/article-12277536-6.html
Lundi 10 septembre 2007
Lettre de mission à Mme Albanel, ministre de la culture et de la communication
Lu dans le supplément juridique du Moniteur le 31 août 2007
LE PRÉSIDENT DE LA RÉPUBLIQUE
Paris, le 1 août 2007
Madame la Ministre
Tout au long de la campagne présidentielle, des engagements ont été pris dans le
champ de vos compétences ministérielles. Il va de soi que nous attendons de vous que vous les teniez. L'objet de cette lettre de mission est de vous préciser les points qui, parmi ces
engagements, nous paraissent prioritaires et sur lesquels nous vous demandons d'obtenir rapidement des résultats.
Après l'ère Malraux, un second cycle politique a conduit dans les années 1980 à une
forte croissance des moyens d'intervention du ministère (budget, aides fiscales et réglementaires comme le prix unique du livre), permettant de soutenir des formes artistiques toujours plus
nombreuses, et se traduisant par le lancement régulier de " grands projets ".
Les acquis de cette politique sont considérables : une offre artistique foisonnante, des
musées et des monuments rénovés, un cinéma rivalisant avec la production internationale. Ces succès ne doivent cependant pas faire oublier les lacunes et les ratés : un déséquilibre persistant
entre Paris et les régions, une politique d'addition de guichets et de projets au détriment de la cohérence d'ensemble, une prise en compte insuffisante des publics, et surtout l'échec de
l'objectif de démocratisation culturelle. De fait, notre politique culturelle est l'une des moins redistributives de notre pays. Financée par l'argent de tous, elle ne bénéficie qu'à un tout
petit nombre.
L'environnement dans lequel s'inscrit la politique culturelle est par ailleurs en pleine
transformation. La révolution numérique crée une possibilité d'accès quasi infini aux œuvres de l'esprit, tout en menaçant gravement la création par les atteintes aux droits d'auteur et aux
droits voisins qu'elle permet. Et les industries culturelles sont de leur côté à l'origine d'une part croissante de la richesse et de l'emploi.
L'heure d'un nouveau souffle pour notre politique culturelle est donc venue, celle
d'adapter l'ambition d'André Malraux au XXIème siècle. Il vous revient de proposer les voies et moyens d'une politique culturelle nouvelle, audacieuse, soucieuse de favoriser l'égalité des
chances, d'assurer aux artistes une juste rémunération de leur travail, de développer la création et nos industries culturelles, de s'adresser à tous les
publics.
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